Informations locales
L’hybride menacé de fermeture publié le 9 février 2012
Mobilisation au greta de calais publié le 9 février 2012
Cnt santé social 59/62 : refusons l’odieuse récupération politique de la misère par l’extrême droite ! publié le 6 février 2012 dernier commentaire le 7 février 2012 à 13h55
Suppression de classe publié le 3 février 2012
Répression de chômeur-ses et précaires : appel à soutien immédiat ! publié le 1er février 2012 dernier commentaire le 6 février 2012 à 23h19
Suppressions de postes et dégradation des conditions de travail des élèves et des personnels : il faut que ça cesse. publié le 30 janvier 2012 dernier commentaire le 30 janvier 2012 à 19h43
Le collectif de chômeur-ses et précaires de lille s’invite au club de la presse (caf). publié le 24 janvier 2012 dernier commentaire le 29 janvier 2012 à 06h41
Communiqué du copwatch nord-idf : l’etat censure, copwatch renait. publié le 23 janvier 2012 dernier commentaire le 27 janvier 2012 à 13h24
A calais,patronat, gouvernement et chérèque, contre les travailleurs ! publié le 20 janvier 2012 dernier commentaire le 5 février 2012 à 18h58
Informations non locales
Importantes luttes en roumanie publié le 11 février 2012
Action devant l’abattoir de castres publié le 11 février 2012
Appel à soutien financier pour la zad publié le 10 février 2012
La voix des sans-papiers n. 7 publié le 5 février 2012
Bulletin palestine, 18 janvier 2012 publié le 3 février 2012
O.p.a soutient anonymous & copwatch publié le 2 février 2012
[grenoble] clinatec inauguré par les opposants publié le 1er février 2012
Marseille résiste, par danielle bleitrach.

A l’intention d’indy , je ne sais pas si ce texte à un copyright ou pas ni si on a l’autorisation de l’auteur pour le diffuser mais il m’a paru intéressant. Pouvez vous vérifier

Marseille résiste, par Danielle Bleitrach.

14 octobre 2005

Marseille est-elle abandonnée, livrée, trahie ? Après être venu faire
un petit tour dans cette ville, les leaders nonistes de la gauche
appuieront-il la stratégie de Thibault ? Ce qui s¹est passé à Marseille
cette semaine a un air de déjà vu et l¹Humanité de hier avec son
trombinoscope de 36 "personnalités" appelant à la résistance sur EDF
laissait craindre le pire. Demain c¹est sûr disait cette "une",on se
battra sur ce qu¹on a été incapables de défendre aujourd¹hui. C¹est sûr
puisque même la direction du PS est d¹accord, et le fond de l¹affaire
n¹est-il pas que l¹essentiel est de rassembler… pour aller demain au
gouvernement, tous ensemble…

Souvenez-vous du combat des retraites, Thibault avait annoncé au
congrès que le combat était perdu avant même de commencer, que l¹on ne
pourrait pas résister sur la diffèrence entre le public et le privé,
puis il est allé se faire introniser au congrès du PS comme pour
affirmer que la seule solution était là … Dans le retour d¹une union
de la gauche dont chacun savait que les projets en matière de retraites
étaient pires que ceux de la droite, comme en témoignait le plan de
Fabius. Une union de la gauche qui, entre les dispositions de Joxe et
les mesures prises par Gayssot, avait intié la privatisation portuaire,
comme elle avait intié à Lisbonne la privatisation d¹EDF.

De même aujourd¹hui Thibaut a de fait accordé licence à la
privatisation de la SNCM, puisque il a isolé ce cas de celui de l¹EDF.
Qui peut croire qu¹un abandon soit le prélude au renforcement de la
lutte et qu¹il faille diviser pour rassembler. Le fait est qu¹alors
même que Marseille était immobilisée par la grêve, non seulement sur le
port mais les tramways, que le gouvernement, la mairie de droite
étaient mis en difficulté, les directions syndicales et politiques
l¹abandonnent, la traitent comme un conflit local que l¹on opposerait à
celui d¹intérêt national de l¹EDF. La logique voudrait après un tel
exploit que l¹on abandonne à son tour le combat pour EDF au nom de la
logique européenne, chère au coeur de Thibault et Le Digou.

Face à une telle situation où la direction de la CGT se conduit
seulement comme le vrp du PS en vue des futures échéances électorales,
affirme son fil à la patte avec la logique de bradage aux
multinationales de l¹union européenne, en rupture avec sa base, comme
lors du référendum constitutionnel, elle affaiblit ses militants
combatifs. Le constater n¹est pas attaquer la CGT, mais au contraire
manifester que ce syndicat est le principal point d¹appui des
résistances et, que nous soyons syndiqués ou non à la CGT, que ses
choix sont fondamentaux pour ce qu¹il adviendra à l¹avenir.

L¹alternative n¹était pas entre la proclamation non suivie d¹effet
d¹une grêve générale et l¹abandon de la SNCM, mais bien dans la montée
du rassemblement autour de la défense du service public. Comme l¹a noté
dans une lettre ouverte à l¹Humanité, Gaston Pellet : "on imagine
quelle force aurait pu avoir le conflit de la SNCM, s¹il avait été
raccordé au cas d¹EDF. Une extraordinaire convergence de dates faisait
que le 12 octobre, date notée sur nos calepins depuis l¹été pour la
réunion du conseil d¹administration, donnait l¹opportunité de
déclencher une action de défense des Services publics, préventive pour
ce qui concerne EDF, de soutien massif pour la SNCM. C¹est,
semble-t-il, quelque chose de ce genre qu¹était venu proposer J.P.
Israël, le dirigeant des marins CGT marseillais à Montreuil."

Car, là encore, la ressemblance est forte avec le conflit des
retraites, le gouvernement a décidé de passer en force jusqu¹à la
menace du dépôt de bilan et si les travailleurs ont voté la reprise du
travail la rage au coeur, c¹est parce qu¹ils ont pensé qu¹ils
meneraient mieux le combat sur le pont de leur bateau plutôt que devant
un tribunal de commerce… Tout n¹est pas fini, mais c¹est un sacré
coup… Et il faut être aussi aguerri que le sont les travailleurs du
port pour savoir que tout continue… Qu¹ils vont devoir encore mieux
rassembler, développer l¹unité syndicale, une guerre de position qu¹ils
connaissent bien et dans laquelle ils ont besoin de nous.

Le contraire du baroud d¹honneur doublé de slogans ultra-gauche qui
permet d¹éviter le rassemblement, la montée des luttes. Le cas extrême
étant, on s¹en souvient l¹attitude de Blondel, le dirigeant de FO, qui
lors du meeting de Marseille pendant les retraites avait relayé le
slogan de "grêve générale" de l¹extrême gauche à la tribune alors même
que ses troupes reprenaient le travail.

Quand trouverons-nous des dirigeants politiques à la hauteur des
combattants, que sont devenus les communistes ? La contre-révolution
néo-libérale que nous subissons depuis le début des années quatre-vingt
a perdu sa crédibilité, et si le gouvernement passe en force, si
aujourd¹hui dans un pays voisin, ils en sont à l¹union du SPD et de la
droite pour tenter d¹endiguer la montée des mécontentement, c¹est le
signe de la perte d¹influence de ceux qui entérinent cette politique.
La seule chose qui lui permet de perdurer est le sentiment que certes
c¹est insupportable mais que l¹on ne peut pas faire autrement, chaque
échec, chaque abandon est une pédagogie du renoncement.

Et, en cette matière, l¹attitude du PCF de ces dix dernières années a
pesé lourdement parce que tout à été fait par la direction de ce parti
à la fois pour expliquer qu¹il n¹y avait pas d¹autre alternative que de
quémander un strapontin au social-libéralisme et pour démolir un tissu
militant qui aurait pu résister, aider à développer l¹initiative
populaire. Les choses bougent mais elles doivent se clarifier et on
peut craindre que le prochain congrès du PCF reste pris dans la
stratégie de la chauve souris, mi-rat, mi-oiseau : j¹appuie Thibault et
je met en avant Eyrault, je suis un rat qui attend de participer à un
gouvernement de gauche. Pendant la lutte je viens à un meeting devant
les grilles du port où Besancenot et Laguiller appellent à la grêve
générale et je critique l¹action du gouvernement de gauche auquel j¹ai
participé, je suis oiseau regardez mes ailes.

Si les directions syndicales et politiques se conduisent ainsi,
étonnez-vous si demain Marseille, qui a voté NON à 60% au référendum
constitutionnel, et à un maire de droite élu avec 15 % des inscrits,
retrouve les chemins de l¹abstention. Etonnez-vous si sa jeunesse qui
s¹était pourtant massivement mobilisé pour les retraites regarde avec
mépris la politique, vous portez une lourde responsabilité.

Les marins, après ceux du port, sont rentrés au travail, la rage au
ventre, mais samedi Marseille se mobilise sur le vieux port, il faut y
être. Le seul combat que l¹on est sûr de perdre c¹est celui que l¹on ne
mène pas. C¹est comme le référendum, les mêmes manifestaient la même
adhésion aux projets des multinationales, le camp des nonistes tel
qu¹il s¹exprimait officiellement sur nos écrans de télé était
groupusculaire, coupé des réalités. Il proclamait cet incompréhensible
slogan "Dire NON à la Constitution, pour dire OUI à l¹Europe", la
direction de la CGT refusait de s¹exprimer en violation avec sa base,
et pourtant le traité n¹est pas passé. La conscience que nous sommes
devant une attaque d¹envergure face au service public et contre les
salariés, que démolir les services publics, les statuts de ses
salariés, c¹est détruire la base de la résistance de tous les salariés,
leur faire accepter toutes les mesures de précarisation, de pression
salariale possible et imaginable est forte. C¹est là-dessus que s¹est
gonflé le vote NON et qu¹il a balayé la constitution. Aujourd¹hui venir
encore et toujours défendre la SNCM, c¹est préparer la bataille contre
la privatisation de l¹EDF, c¹est refuser les délocalisations.

Il est clair qu¹un coup a été porté au combat des Marseillais, on
aurait pu et du faire autrement. Ce que traduit le slogan de grêve
générale est cette aspiration à voir converger les luttes, le refus
d¹être abattu en ordre dispersé, mais c¹est un slogan creux, un baroud
d¹honneur parfois suspect quand on ne se donne pas les moyens de faire
monter le mouvement. Le rendez-vous marseillais samedi sur le vieux
port ne doit pas être raté, c¹est ce sur quoi comptent Villepin et
Gaudin. Mais si nous sommes nombreux et combatifs, ils sauront que,
comme lors du vote NON à la Constitution, nous faisons le lien sur la
manière dont ils prétendent chasser les Marseillais de leur centre
ville, en finir avec le service public, attaquer l¹éducation nationale,
en finir avec Netslé et demain privatiser EDF.

Samedi, sur le vieux port c¹est ce Marseille qui sait dire NON qui sera
présent. Il y a des siècles, trois cent jeunes gens sont partis vers
Paris à pied en traînant deux lourds canons. Ils chantaient un chant
inconnu mais qui emportaient les coeurs au passage et chacun le
répétait au point d¹en faire l¹hymne national. Ils sont arrivés à Paris
pour réclamer l¹arrestation du roi et, comme ils ne se contentaient pas
de parole, ils ont pris d¹assaut les tuileries. Sitôt le roi arrêté,ils
se sont engagés dans l¹armée révolutionnaire qui a battu à Valmy tous
les rois d¹Europe, les Marseillais en guenille, mal chaussés, mal
nourris ont affirmé que "le bonheur est une idée neuve" et que cela
passait par la Révolution. C¹est une ancienne et belle histoire, mais
il y a à Marseille ce ferment de rébellion qui couve sous la cendre,
cette volonté indomptable d¹un peuple qui ne se résigne pas, venez de
partout nous rejoindre samedi sur le vieux port à quinze heures.

Danielle Bleitrach, sociologue.


Article publié le 20 octobre 2005
Commentaires
www.indymedia.org
africa
Ambazonia Canarias estrecho / madiaq Kenya Nigeria South Africa
canada
London, Ontario Maritimes Montreal Ontario Ottawa Quebec Thunder Bay Vancouver Victoria Windsor
east asia
burma Jakarta Japan Korea Manila QC Saint-Petersburg
europe
Abruzzo Alacant Andorra Antwerpen Armenia Athens Austria Barcelona Belarus Belgium belgrade Bristol Brussels Bulgaria Calabria Croatia Cyprus emilia-romagna estrecho / madiaq Euskal Herria Galiza Germany grenoble Hungary Ireland Istanbul Italy La Plana Liege liguria Lille linksunten lombardia London Madrid Malta Marseille Nantes Napoli Netherlands Nice Northern England Norway Nottingham Oost-Vlaanderen Paris/Île-de-France Patras Piemonte Poland Portugal Roma Romania Russia Sardegna Scotland Sverige Switzerland Torun Toscana Toulouse Ukraine United Kingdom Valencia
latin america
Argentina Bolivia Chiapas Chile Chile Sur CMI Brasil CMI Sucre Colombia Ecuador Mexico Peru Puerto Rico Qollasuyu Rosario santiago Tijuana Uruguay Valparaiso Venezuela
oceania
Aotearoa Brisbane burma darwin Jakarta Manila Melbourne Perth QC Sydney
south asia
India Mumbai
united states
Arizona Arkansas Asheville Atlanta Austin Austin Indymedia Baltimore Big Muddy Binghamton Boston Buffalo Charlottesville Chicago Cleveland Colorado Columbus DC Hawaii Houston Hudson Mohawk Kansas City LA Madison Maine Miami Michigan Milwaukee Minneapolis/St. Paul New Hampshire New Jersey New Mexico New Orleans North Carolina North Texas NYC Oklahoma Philadelphia Pittsburgh Portland Richmond Rochester Rogue Valley Saint Louis San Diego San Francisco San Francisco Bay Area Santa Barbara Santa Cruz, CA Sarasota Seattle Tampa Bay Tennessee Urbana-Champaign Vermont Western Mass Worcester
west asia
Armenia Beirut Israel Palestine
process
FBI/Legal Updates Mailing Lists Process & IMC Docs Tech Volunteer
projects
Print Radio Satellite TV Video
regions
United States
topics
Biotech

copyleft Copyleft Indymedia (Independent Media Center). Sauf au cas où un auteur ait formulé un avis contraire, les documents du site sont libres de droits pour la copie, l'impression, l'édition, etc, pour toute publication sur le net ou sur tout autre support, à condition que cette utilisation soit NON COMMERCIALE.

SyndicationSyndication |  Site réalisé avec spip 2.0.10 [14698] |  Version du squelette 4.0