mercredi
15 février 2012
19h00 : Apéro Brique : Le sport à la moulinette de la critique sociale
jeudi
16 février 2012
18h30 : "Pour une démocratie réelle maintenant" ? Non, tout le pouvoir aux exploités !
vendredi
24 février 2012
19h00 : Les Sentiers de l’utopie
Outre le caractère discriminatoire de cette tribune (on parle ici d’une catégorie de population qui vise à acquérir la nationalité mais pas à ceux qui l’ont de droit), nous pouvons y relever un certain nombre d’incohérences et de dérapages qui ne peuvent rester sans réponse.
Sans être exhaustif, le groupe politique en question considère comme fondamental « le devoir de prise en charge de l’héritage national » tels que la culture, la langue etc… mais en omettant aussi de préciser que celui-ci comporte les traditions de luttes (anti-coloniales, anti-esclavagistes, antiracistes) qui ont contribué à forger une société plurielle, caractérisée par le multiconfessionalisme et le multiculturalisme.
Est aussi un devoir selon les auteurs du pamphlet, « le respect des lois de la République », comme si cette catégorie de population était plus enclin à ne pas les respecter d’une part, et en oubliant qu’elles s’appliquent à tous y compris ceux et celles ne possédant pas la nationalité d’autre part.
Dans la troisième injonction, il y a carrément suspicion et on flirte avec les idées nauséabondes du Front national. Sous prétexte qu’ « être français ce n’est pas être citoyen de papier, titulaire d’un document à exhiber seulement lorsque l’on exige des avantages, auxquels ils donnent accès », on donne libre cours à 2 idées qu’il est nécessaire de combattre : l’une aux relents xénophobes, puisque les candidats potentiels ne seraient uniquement attirés que par les avantages, l’autre anti-sociale car les avantages dont on parle sont en réalité des acquis arrachés de haute lutte et non octroyés par le bon vouloir des gouvernants. Ces luttes sont le ciment qui a permis de bâtir une partie du patrimoine socio-culturo-politique français en combattant le nazisme et le fascisme, combats auxquels ont massivement participé des générations de tirailleurs africains.
Enfin, dans la dernière partie, on découvre un nouveau concept qui est celui du français à temps partiel. Là encore, on relève une lepénisation de la pensée, puisque on stigmatise de fait une catégorie de la population que l’on suspecte de n’être français que par intérêt.
On nous sert ensuite le discours ringard de l’égalité formelle, de l’intégration et de ses avantages en omettant de préciser que les jeunes issus de l’immigration, même français de naissance sont discriminées à l’embauche ( 3 fois plus de chômeurs à qualification égale), à l’accession au logement, etc..
Apparemment le 21 avril 2002 n’a pas servi de leçon. En tout cas, l’espoir d’attirer l’électorat du Front National reste intact pour certains apprentis sorciers.
Il reste qu’en tant que Villeneuvois, nous sommes révoltés que des propos de cette nature puise être publiés dans une revue payée par nos propres deniers et nous exigeons que ce droit de réponse soit publié dans les mêmes colonnes. Enfin, nous espérons que la municipalité d’une part, les groupes politiques progressistes d’autre part auront une réaction à la hauteur des attaques publiées par la Tribune, car elles n’honorent ni la ville ni ses citoyens.
Premiers signataires
Associations :
Collectif Afrique, Mouvement Autonome de l’Immigration 59, collectif indigènes 59-62, ATTAC Villeveuve d’Ascq, ESF (Ecoles sans frontières), ASSAF, Cordillera, ATNF
Citoyens :
Chafik El Ghoul, Mohamed Arroume, Roland Diagne, Siradiouh Bah, Laurence Carbonneaux, Douglas Galleguillos, Bagher Djahanbani, Moussa Nait, Milou Debisschop, Affes Hafedh, Yves Théry, Philippe Gentier, Pascale Valmont, Philippe Revelli,….
travaillant à Villeneuve d’Ascq, je m’associe à cette protestation