jeudi
24 mai 2012
18h30 : Réunion publique à thème libre du CCI
vendredi
25 mai 2012
19h30 : La place des lesbiennes et des meufs trans dans la journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie
mercredi
30 mai 2012
06h30 : Covoiturage depuis Lille pour soutenir les camarades de Calais
08h30 : Rendez-vous le mercredi 30 mai au TGI de Boulogne-sur-Mer pour soutenir nos camarades
samedi
2 juin 2012
15h00 : The Last Border Sound (31 mai,1 et 2 juin)
19h00 : Soirée de la mutuelle des fraudeurs
vendredi
15 juin 2012
19h00 : Projection-débat sur l’université expérimentale de Vincennes le 15 juin à Lille
La Mouette Enragée, journal Anticapitaliste et Libertaire à distribué le tract suivant :
Le Contrat Première Embauche (CPE) est un nouveau pas dans la démolition des conquêtes sociales, fruits de 150 ans de luttes collectives. Comme le Contrat Nouvelle Embauche (CNE) pour les entreprises de moins de vingt salarié-e-s, il permet, notamment, aux patron-ne-s de licencier sans motif leurs salarié-e-s pendant les deux premières années suivant l’embauche.
La conséquence directe : explosion de la précarité, licenciement prévisible de toutes celles et ceux qui ouvriront leur gueule contre les conditions de travail, les heures sup’ non payées, augmentation de la répression des travailleur-se-s qui revendiquent, des discriminations racistes et sexistes. La porte sera grande ouverte : toute tentative de lutte dans l’entreprise se soldera par des licenciements " sans motif ".
La même logique va être étendue aux immigrés avec le projet de Loi Sarkozy. Le séjour des travailleur-se-s sera conditionné à l’existence et à la durée du contrat de travail : « Tu n’as plus de travail, tu rentres dans ton pays ».
Des travailleur-se-s qu’on peut jeter comme des citrons après les avoir bien pressés, voilà le rêve du patronat : l’exploitation moderne avec la bénédiction de l’Etat.
Le CPE est loin de ne concerner que les jeunes
L’ensemble de la société est visé par ce nouveau contrat. Après les moins de 26 ans, les immigré-e-s, qu’est ce qui pourra empêcher le patronat de généraliser cette logique pour liquider le code du travail ?
La lutte des classes est une réalité, à l’inverse de ce que nous rabachent des médias aux mains d’une poignée de marchands d’armes (Lagardère, Dassault…). Et aujourd’hui c’est bien le patronat qui mène l’offensive. L’objectif : toujours plus de profit et l’assurance d’une domination toujours plus violente.
Cela passe par le flicage des chômeurs, la remise au travail obligatoire des RMIstes… Car le monde du travail est loin d’être un lieu idyllique. Les boulots de merde succèdent aux contrats précaires. Le salariat n’est rien d’autre que le vol organisé de ce que nous produisons. Et la soumission et la dépendance qu’il entraîne ne fait rien d’autre que d’empêcher les gens de se révolter contre ce vol.
Ce n’est pourtant pas la crise ! Les dividendes des actionnaires n’ont jamais été aussi importants, quand plus de 7 millions de personnes survivent en France sous le seuil de pauvreté. La misère des uns fait la richesse des autres.
L’Etat, dans tout ça, n’est pas un instrument neutre. Il sert d’un côté à assurer par ses interventions économiques et sociales, le profit des entreprises, et de l’autre côté à réprimer toutes les révoltes liées à la précarité. Les émeutes de novembre sont en lien direct avec l’explosion de la misère.
Gauche et Droite même combat, au service du capital
La précarité n’est pas liée à la seule politique d’un gouvernement plutôt qu’un autre. La Gauche a, en son temps, généralisé l’usage de contrats précaires : CES, CEC, emploi-jeunes, vacataires du public, etc. Les politicien-e-s de Gauche ont beau jeu de dénoncer ce qui n’est que la continuité de la casse sociale, qu’ils et elles ont aussi mené. C’est par la lutte que nous combattrons le CPE et la précarité, pas en préparant les élections présidentielles de 2007.
Si on regarde l’Histoire, ce n’est pas par les lois que le patronat a dû lâcher un peu de ce qu’il vole aux salarié-e-s ; c’est par le rapport de force dans les luttes : grèves, occupations… Le patronat n’a jamais eu de problème pour piétiner les lois, quand nous cessons de nous organiser par nous même et que nous remettons notre sort entre les mains de politicien-ne-s. Le retrait des CNE et CPE procède aujourd’hui de la lutte contre l’Etat et le capitalisme.
Sans patrons ni Etat, décidons nous-mêmes
Commençons par reprendre le contrôle de nos luttes : refusons les chefs et la hiérarchie, favorisons les décisions collectives, fédérons les assemblées de lutte… C’est dans nos quartiers, sur notre lieu de travail et partout ailleurs que, de rupture en rupture avec l’autorité et l’exploitation, nous reprendrons le contrôle de nos vies.
Si l’offensive patronale vaut bien une grève générale, à nous de la construire !