jeudi
24 mai 2012
18h30 : Réunion publique à thème libre du CCI
vendredi
25 mai 2012
19h30 : La place des lesbiennes et des meufs trans dans la journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie
mercredi
30 mai 2012
06h30 : Covoiturage depuis Lille pour soutenir les camarades de Calais
08h30 : Rendez-vous le mercredi 30 mai au TGI de Boulogne-sur-Mer pour soutenir nos camarades
samedi
2 juin 2012
15h00 : The Last Border Sound (31 mai,1 et 2 juin)
19h00 : Soirée de la mutuelle des fraudeurs
vendredi
15 juin 2012
19h00 : Projection-débat sur l’université expérimentale de Vincennes le 15 juin à Lille
Témoignage relatant la violence policière lors de la manifestation contre le CPE, le 7 mars à Lille. Il est 17h50, le temps est pluvieux.
Je passais après la manif, sur la place de la république, mes sachets en plastique à la main, en tant que « bonne consommatrice », avec un ami.
Attirée par l’agitation ambiante, je m’approche de la scène et suis choquée de voir des CRS charger comme des taureaux sur des étudiants un peu excités, puis en ramener un derrière leurs camionnettes, le forcer à s’allonger par terre, le menotter face contre le bitume froid et mouillé, en lui gueulant « à genoux ! » et en lui attrapant les pieds lorsque celui-ci refuse d’obéir.
Sur les lieux, un autre civil s’inquiète également du traitement des « prisonniers d’opinion ».
Restitution des propos :
Le policier, la matraque au point : « maintenant tu dégages ou je frappe »
Le jeune homme aux mains nues : « Mais nous sommes en France, pays des droits de l’homme, j’ai le droit et le devoir de voir ce qui se passe, je ne fais rien de mal !!!! »
Le policier, la matraque au point : « tu as juste le droit de fermer ta gueule… tu dégages maintenant ! »
A la fin de cette « échange » tendu, le jeune homme visiblement choqué par de tel propos se retire la rage au ventre, conscient de devoir préserver son intégrité physique …
Mon ami décide alors de prendre quelques photos avec son téléphone portable.
Il se retrouve alors entouré de 3 Robocops agressifs qui le lui prennent des mains et lui demandent si il a une carte de presse…. Répondant par la négative, ils lui ordonnent alors de les effacer…acculé, mains tremblantes, il ne parvient pas à trouver cette commande dans le labyrinthe des fichiers de son téléphone…les policiers lui demandent si c’est fait, il répond oui et il le laisse repartir sans vérifier…
On pourrait, à ce propos se demander ce que filmait France 3, dont une régie vidéo mobile était garée à 20 mètres de là…..
Je ne peux m’empêcher de demander aux CRS pourquoi il est interdit de prendre des photos
C’est alors un flot d’agressivité verbale qui se déverse :
« Vous êtes avocate peut être ? Vous connaissez les lois ? On n’a pas le droit de prendre quelqu’un en photo ! »
Mais alors, pourquoi on vend des appareils, si on n’a pas le droit de prendre des photos ?
Y’a des lois, renseignez-vous !
Ah, dites moi laquelle et j’irai me renseigner…
Ici, c’est moi qui fais les lois…. »
Je lui rappelle quand même qu’on est dans une république censée être démocratique et que le respect de la loi est valable pour tous… il me repousse fermement…
DROIT A L’IMAGE v/ DROIT A L’INFORMATION (2)
PHOTOS DES FONCTIONNAIRES DE POLICE DANS L’EXERCICE DE LEURS FONCTIONS :
L’article 39 sexiès (1) de la loi sur la liberté de la presse accorde aux fonctionnaires de police un régime spécifique visant à protéger leur identité en sanctionnant comme suit :
Article 39 sexies
Modifié par Loi n°2006-64 du 23 janvier 2006 art. 30 (JORF 24 janvier 2006).
Le fait de révéler, par quelque moyen d’expression que ce soit, l’identité des fonctionnaires de la police nationale, de militaires ou de personnels civils du ministère de la défense ou d’agents des douanes appartenant à des services ou unités désignés par arrêté du ministre intéressé et dont les missions exigent, pour des raisons de sécurité, le respect de l’anonymat, est puni d’une amende de 15000 euros.
Source : http://www.legifrance.gouv.fr/texte…
Cette disposition se heurte au devoir d’information notamment dans les cas suivants :
1-Evénement dont l’importance justifie qu’il soit porté par l’image à la connaissance du public
2- Evénement d’actualité auquel le policier s’est trouvé mêlé objectivement et de façon impersonnelle par l’effet d’une coïncidence due à des circonstances tenant exclusivement à sa vie professionnelle
3- Echo à une opération de police en relation directe avec un événement d’actualité hautement médiatisé
4. Participation à la reconstitution de faits criminels
Source :
http://www.scaraye.com/article.php?…
Droit à l’information et droit d’informer :
http://www.acrimed.org/article1887.html
