mercredi
15 février 2012
19h00 : Apéro Brique : Le sport à la moulinette de la critique sociale
jeudi
16 février 2012
18h30 : "Pour une démocratie réelle maintenant" ? Non, tout le pouvoir aux exploités !
vendredi
24 février 2012
19h00 : Les Sentiers de l’utopie
Une jeune femme hier (le jeudi 9 mars 2006), qui travaillait à la B.U de Lille 3 en tant qu’étudiante vacataire (monitrice dans la salle des périodiques), va être licenciée pour être allée à la manifestation de 15 heures.
Et oui ! Ce licenciement est légal aux yeux de la loi, car un employé vacataire, en outre d’être privé de toute sécurité sociale, n’est pas reconnu par le droit du travail.
Tout cela depuis des années dans la fonction publique ! A la BU de Lille 3, on demande à des bac + 4 (encore étudiants) de travailler pour un salaire de misère et sans contrat, de ne pouvoir prétendre aux allocations chômage à la fin de leur « contrat d’un an », et comme si cela ne suffisait pas, de ne pouvoir participer à une manifestation étudiante.
Et cela cautionné par les syndicats qui se contentent de cette situation inacceptable, où plusieurs de nos camarades sont exploités.
Cette jeune fille ne se bat pas pour récupérer son emploi ; elle a souhaité nous faire part de sa situation pour lutter à sa manière contre la manipulation et l’exploitation des jeunes précaires vacataires.
Non au CPE, non aux emplois vacataires.
Si vous voyez bientôt une affiche à la B.U de Lille 3, indiquant que l’on recherche des moniteurs niveau Bac + 4, sachez bien que vous n’aurez aucun droit mais que des devoirs, et que jamais vous n’aurez de contrat de travail. Du jour au lendemain, c’est le licenciement qui vous attend.
Le jeune vacataire ne peut ni quitter cet emploi, ni se priver d’un salaire, aussi modeste soit-il, se pliant ainsi à l’Autorité qui l’empêche de manifester son mécontentement ; cette jeune femme l’a fait pour nous. A nous d’être solidaires et de ne pas laisser perdurer ce système contraire au droit du travail.
Merci.