lundi
13 février 2012
09h30 : APPEL AUX INDIGNé-E-S DES SUPPRESSIONS DE POSTES ET DE CLASSES DANS L’éDUCATION NATIONALE
mercredi
15 février 2012
19h00 : Apéro Brique : Le sport à la moulinette de la critique sociale
jeudi
16 février 2012
18h30 : "Pour une démocratie réelle maintenant" ? Non, tout le pouvoir aux exploités !
vendredi
24 février 2012
19h00 : Les Sentiers de l’utopie
(tract CNT - 2 pages - 112 ko)
Pourquoi se mettre en grève et manifester mardi 28 mars ?
(à Lille, rendez-vous à 14 h, porte de Paris)
Pour garantir à nos enfants un meilleur avenir (retrait du CPE et de la loi dite "pour l’égalité des chances" qui instaure entre autres le travail de nuit dès l’âge de 15 ans !).
Pour obtenir l’abrogation du CNE et stopper ainsi la casse du droit du travail (remise en cause du CDI dans le privé et menace sur les statuts de la fonction publique).
Pour faire reculer la précarité d’une manière générale (RMI, RMA, intérim…).
Pourquoi reconduire la grève dès les jours suivants ?
L’opposition au CPE et au CNE est actuellement massive. Mais la mobilisation des jeunes et la force de l’opinion publique ont leurs limites. Même chose en ce qui concerne la participation des salariés aux grandes manifestations du samedi 18 mars et aux différentes grèves de 24 heures !
En accentuant la mobilisation, et en l’élargissant à l’ensemble du monde du travail (à ce propos, la loi dite "pour l’égalité des chances" concerne tous les secteurs de la société, pas seulement les jeunes), il est possible de faire reculer le premier ministre. Encore faut-il s’en donner les moyens et passer à la vitesse supérieure ! Dans l’éducation, les personnels enseignants, administratifs et ouvriers de l’université de Lille 3 sont en grève reconductible depuis le 20 mars. Mais le combat doit dépasser le cadre de l’éducation. Nous sommes tous concernés, quel que soit notre secteur d’activité professionnelle !
Aujourd’hui, la rigidité du premier ministre nous montre qu’une journée d’action ne suffira pas à faire céder le gouvernement. En bloquant l’économie par la grève générale, les travailleurs peuvent instaurer un rapport de force décisif.
C’est pourquoi les salariés doivent dès aujourd’hui préparer la grève reconductible dans leurs entreprises, en faisant pression sur leurs délégués syndicaux, en s’organisant collectivement sans eux s’ils sont trop mous, en mettant sur pied des assemblées générales, en interpellant les dirigeants des syndicats majoritaires pour qu’ils appuient toutes les initiatives allant dans le sens d’une grève générale illimitée jusqu’au retrait du CPE et du CNE…
La lutte actuelle contre la précarité est aussi l’occasion de dresser la liste des revendications propres à chaque entreprise ou branche d’activité. Faire converger les luttes, c’est renforcer le mouvement et favoriser la mobilisation de tous (salariés du privé et du public, chômeurs, retraités, étudiants, lycéens…).
La grève reconductible… comment ça marche ?
Une grève reconductible se ne décrète pas en appuyant sur un bouton. Il y va de la responsabilité de tous et de toutes. Certaines organisations syndicales ne se lanceront dans la bagarre que si leurs dirigeants se sentent poussés par la "base". Alors, allons y, poussons ! Il suffit parfois d’une étincelle pour que la grève se répande comme une traînée de poudre. Que les plus motivés d’entre nous montrent le chemin en se mettant en grève reconductible dès le 29 mars.
Le droit de grève dans le privé :
Un mouvement de grève doit être une cessation totale, collective et concertée du travail en vue d’appuyer des revendications professionnelles. Ces revendications peuvent dépasser le simple cadre de l’entreprise (par exemple grèves générales pour les salaires, les retraites, etc.). Il doit regrouper au moins 2 personnes dans l’entreprise (ou en-dehors pour un mouvement dont les revendications vont au delà du cadre de l’entreprise). Aucun préavis n’étant nécessaire, les grévistes peuvent cesser le travail dès que l’employeur a eu connaissance de leurs revendications. Le déclenchement d’une grève peut se faire en dehors du cadre syndical. Les syndicats (jugés représentatifs ou non) n’ont pas de rôle exclusif dans le déclenchement d’une grève.
Les grèves "mixtes" (revendications qui revêtent à la fois un aspect politique et un aspect professionnel ; par exemple grève contre la politique économique et sociale du gouvernement) sont licites. En ce qui concerne les grèves de solidarité (mouvements consistant pour certains salariés à faire grève afin de défendre les intérêts d’autres salariés), elles sont licites si les grévistes peuvent se prévaloir d’un intérêt collectif et/ou de revendications professionnelles les concernant eux-mêmes.
Dans la fonction publique :
Dans la fonction publique, le dépôt d’un préavis précis est obligatoire 5 jours avant la grève (même si, dans certaines circonstances, la grève sauvage est tolérée). Renseignez-vous auprès de vos délégués syndicaux pour savoir si des préavis ont été déposés (dans l’éducation par exemple, même si l’information a parfois du mal à circuler, des préavis de grève illimitée ou à la semaine existent pour couvrir à tout moment l’ensemble des personnels). Insistez et n’hésitez pas à vérifier auprès des instances régionales ou nationales des syndicats, car certains délégués ne sont pas forcément au courant ou n’ont pas envie de promouvoir la grève. Si vous avez la preuve qu’aucun préavis n’a été déposé dans votre secteur, faites pression sur les délégués syndicaux de votre boîte pour qu’ils fassent remonter auprès de leurs instances et téléphonez au siège des différents syndicats pour les informer de votre volonté de partir en grève reconductible.
Union régionale des syndicats CNT du Nord Pas-de-Calais, 1 rue Broca, 59000 Lille.
Tél : 03 20 56 96 10
Site web de la CNT 59/62