lundi
13 février 2012
09h30 : APPEL AUX INDIGNé-E-S DES SUPPRESSIONS DE POSTES ET DE CLASSES DANS L’éDUCATION NATIONALE
mercredi
15 février 2012
19h00 : Apéro Brique : Le sport à la moulinette de la critique sociale
jeudi
16 février 2012
18h30 : "Pour une démocratie réelle maintenant" ? Non, tout le pouvoir aux exploités !
vendredi
24 février 2012
19h00 : Les Sentiers de l’utopie
Je suis cette histoire de près, et je peux dire que M. Chadourne, que je connais bien, fait preuve ici, en bon directeur qu’il est, d’une malhonnêté presqu’indécente.
Voilà ce qu’il a dit à la monitrice, ce jour-là : "Est-ce qu’ils font grève chez Macdonald ? hein, oh et puis merde j’vais bouffer", laissant la jeune fille dans le désarroi, sans savoir exactement ce qu’il allait advenir d’elle. Je peux en parler, j’étudiais alors calmement dans la partie périodique de la bibliothèque. La jeune monitrice s’est fait littéralement agressée d’abord par une femme à lunettes qui semblait avoir de l’importance tant elle affirmait son autorité. "Putain une démission maintenant !!"
La jeune fille s’est assise un moment non loin de moi, et elle a commencé à écrire sur un papier. Un jeune homme est rentré rapidement, et a dit à la fille : "ils te poussent à la démission, surtout ne signe pas, ne fais pas de lettre !"
M. Chadourne est intervenu après, furieux. Il tente dans son commentaire sur indymedia de se justifier par voie démocratique. Mais il connaît trop bien la langue de bois, s’appuyant sur un système que la jeune fille essaie alors de dénoncer. Il a peur, ce me semble, d’une action dans la bibliothèque de Lille 3. Il dit :
" Personne n’a été licencié à la BUC et ne recevra de lettre de licenciement. " D’après ce que j’ai vu, la personne est déjà remplacée depuis deux semaines.
"Cela dit il n’ y a même pas eu de constat pour « abandon de poste » ce qui en cas de pépin aurait d’ailleurs pu nous mettre dans une situation fâcheuse. Si cette monitrice veut assurer ses heures cette semaine elle le peut donc."
Expliquez ce que vous voulez dire par "fâcheux". Et puis, la personne va revenir gentiment, sans subir de pressions ? Vous voulez rire ? Quand je me rappelle la façon dont vous lui avez parlé, M.Chadourne, je n’ose imaginer ce qu’elle va subir (moi je ne m’y risquerais pas). Dites vraiment pourquoi vous ne la renvoyez pas, Monsieur Chadourne ?
" il n’existe pas (…)de véritable statut des moniteurs-étudiants et partant de là de contrats signés en bonne et due forme. On peut s’interroger aussi sur le caractère « précaire » de ces emplois sachant qu’ils ont été mis en place autant pour pallier le déficit en personnel que pour permettre aux étudiants de pouvoir subvenir en partie à leurs besoins dans le cadre de l’Université plutôt que dans le secteur marchand."
S’interroger sur le caractère précaire de l’étudiant revient à se moquer du monde. M. Chadourne dissimule sous le boisseau les diminutions de postes au concours de bibliothécaires. On prend des étudiants à la place, et puis le système est comme il est, ça ne dépend pas de M. Chadourne qui "pallie le deficit en personnel". Il masque cela derrière le "cadeau" qu’il fait aux étudiants. On dit "merci qui ? Merci M. Chadourne.
"On s’est contenté de lui rappeler qu’en tant qu’étudiante elle était parfaitement en droit de participer à la grève et au blocage de l’Université mais qu’elle travaillait à la BUC comme vacataire et que contrairement à la journée du 7 mars (65% de grévistes à la BUC) les organisations syndicales de travailleurs n’avaient pas donné de consignes de grève pour ce jour-là ni déposé de préavis."
Pas de préavis, ah bon ? Et SUD éducation, alors ! Et dans le cas de préavis, pourquoi ne dites vous pas, M.Chadourne, que les heures des vacataires sont à rattraper ? Pas de chance pour la monitrice alors, elle est étudiante donc exploitable, mais aussi vacataire donc pas le droit de manifester avec ses camarades de lutte.
"le fait de réserver ces emplois aux BACS + 4 viennent aussi du souci de pouvoir faire cadrer de bonnes conditions d’études et une activité, les étudiants de licence ayant beaucoup plus d’heures d’enseignement en présentiel sont beaucoup moins disponibles."
Pourquoi ne pas avouer que c’est un profil, une methode de sélection pour obtenir des gens dits "sérieux", serviables à merci, qui sont bien intégrés au système ? La disponibilité des étudiants en Licence permet de travailler à la bibliothèque. Mais eux, qui n’ont pas d’argent, on les laisse au secteur marchand ! "désolé t’as pas assez d’heures disponibles pour travailler à la B.U, travaille donc chez Macdo". A la bibliothèque, l’étudiant de licence aurait pu avoir un contrat de 14 heures, mais chez Macdo, c’est pas en dessous de 20. Quelle mauvaise foi M.Chadourne !!!
"l’Université n’ayant aucune vocation à l’exploitation, ne pas alimenter une polémique."
Eh oui, c’est dérangeant, une jeune fille qui ne tient pas à ce job, qui peut dénoncer et alimenter, comme vous le dites si bien, une polémique ! Elle a jeté de l’huile sur le feu. Un feu qui brûle depuis des décennies, s’alimentant d’ étudiants-moniteurs qui, se sachant exploités, n’ont pu faire comme elle, se révolter et vous dénoncer.
-"Je suis certain que vous ne manquerez pas de donner à ma réponse la publicité nécessaire"
Publicité mensongère, désinformation, vous semblez faire partie M. Chadourne, de ce système contre lequel nous tentons de lutter sur ce site.
Vous vous êtes exprimés. Nous avons le droit de réponse. J’ai mené ainsi ma petite enquête qui, si elle ne permet pas de changer les choses, est bien utile ma foi pour dénoncer la part de mensonge dans votre message, qui du reste, m’a paru, sauf sur ces quelques points, fort intéressant.
Cordialement.
Bon courage à tous.
Paul.