(textes extraits d’Amnesty International)
Qu’est-ce qu’un réfugié ?
"Un réfugié est une personne qui se trouve hors de son pays d’origine et qui risque réellement d’être victime de graves atteintes à ses droits fondamentaux à cause de ce qu’elle est ou de ce qu’elle croit. Cette personne ne peut pas ou ne veut pas retourner dans son pays parce que son gouvernement ne peut pas ou ne veut pas assurer sa protection."
Quels sont ces droits ?
* être protégé contre la discrimination ; * pouvoir pratiquer sa religion ; * pouvoir posséder des papiers d’identité et des documents de voyage ; * bénéficier de droits relatifs à l’exercice d’une activité professionnelle ; * avoir accès à un logement, à l’enseignement et à des aides spécifiques ; * être protégé contre les sanctions relatives à l’immigration clandestine ; * pouvoir circuler librement.
Qu’est-ce qu’un demandeur d’asile ?
Un demandeur d’asile est un individu qui recherche la protection en tant que réfugié, même s’il n’a pas été formellement reconnu comme tel. Ce terme désigne d’ordinaire une personne qui attend encore que les autorités se prononcent sur son statut de réfugié. L’absence de reconnaissance officielle ne diminue pas ses droits à la protection en vertu du droit international relatif aux réfugiés.
Est-ce qu’ils ont des droits ?
Pour que les réfugiés puissent exercer leurs droits, Amnesty International s’efforce de veiller à ce que les demandeurs d’asile :
* ne se voient pas refuser l’accès à un pays où ils entendent demander l’asile ;


* puissent bénéficier de procédures équitables en vue de déterminer s’ils sont ou non des réfugiés ; * ne soient pas maintenus en détention (à moins qu’ils n’aient été inculpés d’une infraction prévue par la loi) ;

* puissent contacter leurs proches, des amis, des avocats, des interprètes et des organisations susceptibles de les aider - comme le bureau du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) ;

* puissent bénéficier des droits économiques, sociaux et culturels fondamentaux, par exemple le droit au travail, à l’éducation et à l’aide sociale.



CONCLUSION :
AMNESTY INTERNATIONAL DEVRAIT S’ETABLIR A CALAIS.
LES DROITS DES REFUGIES SONT BAFOUES CONSTAMMENT. LES HUMANITAIRES SONT SURVEILLES, CRIMINALISES, LES TEMOINS VOLONTAIRES INTIMIDES.
1 Commentaire sous cet article
luttes des sans-papier-e-s (sans frontières)
lois sécuritaires (répressions)
> Asile politique, convention de Genève ?...aide aux passeurs ?
Ce jeudi, une voiture immatriculée en belgique, stationnait près de la boîte métallique où les gens servent le repas de deux heures.
Des réfugiés m’ont dit qu’il s’agissait de journalistes de la BBC. J’en ai profité pour aussitôt confier à ces derniers, les brutalités de la police, leur acharnement sur certains groupes et la volonté actuelle d’expulser du pays les afghans.
Le type était au courant et je me demandais encore comment, les français travaillant au repas de deux heures n’étant pas du genre à dénoncer les brutalités qu’ils ont pourtant parfois à traiter, car ils offrent à ce moment la possibilité de prendre une douche qui se double de la possibilité de contacter l’infirmière. Par exemple lorsque les CRS ont utilisé les gaz en plein visage des soudanais endormis au bois des Garennes, leur langue portait des traces de blessures, comme des sortes de brûlures, je n’ai malheureusement pas photographié cette trace visuelle. J’ai pensé que la personne issue du monde médical allait être révoltée et agir... Bon, elle a soigné, tout en étant révoltée sans aucun doute et sans savoir comment exprimer cette révolte... C’était son unique rôle... A nous, enseignants, on demande de saisir le procureur lorsque l’on voit des preuves de maltraitance sur le corps des enfants... D’accord, il s’agit d’enfants, et les tortionnaires ne sont pas des policiers en service commandé par un Etat fachisant... Pour moi, il s’agit pourtant de la même démarche... Allez, on va dire que les humanitaires de deux heures ont peur qu’on leur coupe leur maigre subvention via la préfecture. (Attention pourtant de ne pas jouer le jeu politique de cette dernière, l’asile politique en France, c’est très joli comme idée pour dégonfler leur fichu nombre d’attentes aux frontières. Mais vue la lutte et les déclarations de De Villepin, sans suivi des réfugiés, est-il judicieux de confier leur futur aux bons soins de M. le Préfet ? Y a-t-il assurance que l’on reconnaisse leur statut de réfugiés politiques ou de guerre, lorsqu’on voit comment la police, ici, manipule l’opinion publique et traite les réfugiés de "migrants", de "clandestins", de "passeurs", dixit l’envoyé de Shott, préfet du Pas-de-Calais, lors de la grande rafle du 23 juin 2004 et plus récemment, lors de la grève des soudanais, M.Gaudiche, le directeur de cabinet du nouveau préfet, qui refusait de considérer les soudanais comme des réfugiés, dignes d’être reçus et écoutés ?)
Donc, je me demandais comment les anglais étaient au courant des maltraitances surtout dirigées vers telles nationalités, lorsqu’un réfugié a sous-entendu que la BBC donnait les images qu’elle prenait à la police, et n’interrogeait les réfugiés que sur leur origne et sur leur destination...
Quand presque tout le monde fut parti, nous quittions à notre tour le terrain, les anglais étaient revenus ; le caméraman installait à nouveau sa caméra et la dirigeait vers un grillage où personne n’était assis. Je pensais qu’il voulait filmer le décor sans les acteurs... Ben non, pas vraiment... J’ai jeté un dernier coup d’oeil vers l’arrière, l’objectif était dirigé vers notre groupe en train de partir. J’ai dégainé l’appareil photo... Il faut se méfier de ces prétendus journalistes qui travaillent en sous-main pour le pouvoir policier, et à qui on accorde un peu vite le droit de filmer des gens, comme si ces gens étaient sans importance et qu’ils étaient représentés démocratiquement par des français, à qui l’on s’adresse invariablement...
Autres petites horreurs : 1.un ado afghan à qui l’on a accordé un droit de séjour, s’est vu remettre en cause son âge, par l’interprète de la sous-préfecture, après une interpellation... Combien de jeunes a-t-elle réussi à faire expulser, cette brave dame ? 2.la PAF conserve parfois des papiers légaux appartenant aux réfugiés et pouvant leur servir pour des démarches futures. 3. la PAF contrarie la politique de son zélé ministre, le grand comptable des rafles et des expulsions. Les CRS ne se gênent pas de ramasser des réfugiés qui disent partir demander l’asile, le matin même. Je vais écrire au ministre...