mercredi
15 février 2012
19h00 : Apéro Brique : Le sport à la moulinette de la critique sociale
jeudi
16 février 2012
18h30 : "Pour une démocratie réelle maintenant" ? Non, tout le pouvoir aux exploités !
vendredi
24 février 2012
19h00 : Les Sentiers de l’utopie
Citation de Julie Coudry qui vaut son pesant d’or :
Paris Match"du 13/04/06, p103
"Il y en a beaucoup qui parlent à la place des jeunes[…]. "[La lutte anti-cpe] est l’expression d’une génération qui veut prendre sa place. C’est un mouvement moderne qui accepte la cité et le système dans lequel il vit et qui veut construire . Mobile oui, mais sécurisé.On veut pas tous être fonctionnaires . "
"Il y en a beaucoup qui parlent à la place des jeunes. " comme si ce n’étaient pas ce qu’ont fait Julliard, Coudry et leurs avatars lycéens (Stoeckel…) à chaque fois qu’on les interviewaient…
Le plus pathétique dans cette citation de Coudry, c’est son contenu…c’est pas possible…on a l’impression que celleux qui se battent ont envie du fond de leur coeur de s’insérer dans cette société et ce monde du travail et n’ont, bien sûr, n’ont aucun espoir de bouleverser ce monde.
Qui représente-t-elle ? Qui a t-elle pu rencontrer au cours de ce mouvement (essentiellement étudiant) pour dire des choses pareilles ?
Je vous propose maintenant une version "off", garantie pas vue à la télé … Avis au amateur-rice-s et à celleux qui se reconnaîtraient dans ce nous :
"Les syndicats et leurs porte-parole parlent à la place des jeunes. « Le mouvement actuel est l’expression d’une génération qui refuse de prendre la place qu’on lui a assignée.
C’est un mouvement qui refuse la modernité des magazines et des « modernisateurs »,
qui tente d’échapper aux règles du jeu politique et médiatique et souhaiterait bouleverser le système dans lequel il vit et qui veut détruire parce qu’il y a du boulot.
Inadapté-e-s oui, mais heureux de l’être.Espérons que nous ne finirons pas fonctionnaires, exploité-e-s comme les autres."
Pour finir une citation dans le même article de Julliard :
"Les jeunes disent : "on veut travailler""
Je vous laisse deviner quelle-s transformation-s il est possible de faire…
L’entartage n’est pas la solution, c’est un début de réponse.
Certains refusent tout simplement la présence de médias et se foutent totalement du traitement médiatique de leur lutte : pas besoin de médiation, ce qui compte c’est ce qui s’est passé réellement, ce que l’on a vécu ou fait…
Pour certain-e-s, vaille que vaille, indy est là pour propager une autre information, élaborée par les acteureuses du mouvement elleux-mêmes…
Mais indy ne suffit pas…trop internet…
Face aux tocard-e-s qui sont censé-e-s nous représenter et aux médias qui mettent en scène le mouvement qu’ils souhaitent voir ou observent à travers les voix de ces porte-parole,
quelques petites propositions :
Soyons masqué-e-s ,
Au lieu de jeter les journalistes, tentons de nous faire passer pour ce que nous ne sommes pas (ça légitime, ça coûte rien et ça fera bien rigoler si ça passe) : "porte-parole", "représentant syndical", "militant cgtiste de la base", cfdtiste contre la politique de Chérèque", militant UMP ou UNI"… et racontons-leur n’importe quoi, exagérons, signalons une radicalisation, l’annonce d’un bouleversement…
Annonçons aux médias étrangers que la révolution est en marche en France, que le gouvernement va devoir plier, que la jeunesse des banlieues va s’unir avec les étudiant-e-s pour renverser le système
Intervenons (pas pour faire le guignol et montrer nos gueules) pendant les émissions (voir l’action d ’il y a quelques jours sur France 2 :video abrogation du gouverne-ment pendant l’émission de ruquier) en direct, participons aux radios "libres" (sans donner nos vrais noms, bien sûr), envoyons des messages sur les forums des journaux soce-dem…
Ecrivons sur les murs et les pubs, (suffit d’être rapide et discret…)
Entartons les porte-parole…le plus possible devant des journalistes ou des copains-copines muni-e-s d’appareil photo pour immortaliser la scène. La tarte à la crème est une arme redoutable de ridiculisation.
Ils se veulent "crédibles", montrons qu’ils sont ridicules…
Ne laissons pas passer une nouvelle fois en nous disant "c’est normal, les journalistes sont aux ordres de grands industriels…"
Qu’avons-nous à perdre à nous faire entendre ?
Avis aux indynautes :
Vous pouvez vous aussi vous faire vos versions à partir du squelette de la citation de Julie Coudry.
Donnez vous aussi vos recettes pour contre-attaquer