L’association Usine à Images (qui publiait jadis un magazine et un agenda) s’est déclarée cette semaine en cessation de paiement. Elle a pris soin auparavant d’envoyer les courriers d’entretien préalable à un licenciement aux trois salariés ayant une affaire aux Prud’hommes contre l’association (plus de fiches de paye depuis un an, salaires versés de plus en plus tard, locaux non chauffés et précomptes impayés...). L’entretien, qui devait avoir lieu hier, a dû être reporté. Les dirigeants n’ont effectivement pas jugés nécessaires de se déplacer jusqu’aux Assedics pour prendre le formulaire de pré-PARE mais d’attendre que celui-ci daigne venir à eux par courrier... L’entretien est reporté d’une semaine. Ce qui n’arrangent pas les affaires de ces fameux dirigeants puisqu’ils ont donc jugés nécessaire d’informer le représentant syndical présent pour l’entretien de leurs intentions : licencier les salariés avant l’audience de cessation de paiement afin de soudoyer l’administrateur judiciaire de placer l’association en redressement et non plus en liquidation (alors qu’elle n’a plus aucune ressources et qu’elle a des dettes à hauteur de 150 000 euros. Pour cela, les dirigeants ont l’intention d’organiser un rendez-vous entre les financeurs (conseil régional, conseil général, DRAC, etc.) et l’administrateur judiciaire.
Si c’est ce cas de figure qui advient, cela aurait pour conséquence directe de ne pas faire bénéficier aux salariés de plan de formations, de reclassement rapide, et comme ils ne sont que 4, tout le monde s’en moque...
Et c’est encore l’argent du contribuable, si souvent bien utilisé..., qui servirait à rembourser la dette d’une association plutôt que d’en donner à une autre qui réalise vraiment des projets (puisqu’il avait été dit en CA une fois qu’il se servirait de 30% de des subventions pour mener à bien le projet et que le reste servirait à apurer la dette...).
Que c’est beau parfois de travailler dans la culture !
5 Commentaires sous cet article
Vive la vraie note l’ odd, et la truite de Schubert !
Histoire d’avoir "une onde claire" du début à la fin.
Vous faites bien de parler de ça, j’ai prêté pour une durée indéterminée, une machine cibachrome à l’un des fondateurs qui voulait monter un labo photo en 2000. Vais-je le retrouver ? et récupérer mon matériel ?
ouf ! et dire que chercheuse d’emploi dans la culture, j’ai failli postuler à ddo !!!! mais peut etre vaut il mieux en ces temps de guerres de pouvoirs et de copinage pour l’argent au detriment de l ’humain, rester au chomage ? (de toute facon personne ne veut de moi, j’ai pas des amis haut placés)
le ddo va renaître !!! La copine de l’ancien directeur a acheté la marque à l’INPI et déposé le logo. La publication reparaîtra à la rentrée, plus centrée sur l’urbanisme et le design. et plus tournée vers l’europe en général. il y a un appel à candidature pour toute personne interressé pour écrire dedans. Il faut laisser les message ici car pas de téléhpone sur le web évidemment.
Là je suis plus que dubitatif, cette info et cet "appel" ( ancien collaborateur j’ai été moi aussi contacté, mais quelle surprise de trouver cette info reprise ici ?!)datent déjà un peu, aux dernières nouvelles toute idée de renaissance ou de refondation est bien morte et enterrée. Mais bon, là on part dans le commentaire de commentaire et je ne suis pas sûr que ce soit la vocation de ce post et d’indymedia en général (entre l’ anpe et "la vie des médias ")
chômage & précarité (luttes sociales)
culture/intermittent-e (luttes sociales)
> La fausse mort du ddo
c’est une vielle histoire de "clan" dont Il faudrait reparler (scandale de l’ORCEP,Office Régional del’Education permamente au début des années 90 qu’avait lancé Borlo pour dénoncer les abus de biens publics du pésident de la région et son vice-président tout deux inspecteurs de l’Education Nationale ... 14ans après c’est du même ordre avec des relations étroites entre les locaux de RITA de Roubaix,(qui loge DDO) le Fresnoy de Tourcoing, les écoles d’art, de communicatin, d’information, de la région, le CEPRECO etc ;la bataille de l’ifo pour le tourisme avec les éditions Sortir, le journal Autrement dit, ...et que sais-je encore ??? et toutes les politiques "nouvelles" en matière de culture, d’industrie, d’artisanat et mécénat "public" ou privé etc ... c’est un véritable réseau puzzle...difficle d’y voir clair si on est pas spécialiste en com. Une chose est sur les plus riches dans l’affaire ce sont les imprimeurs ...