lundi
13 février 2012
09h30 : APPEL AUX INDIGNé-E-S DES SUPPRESSIONS DE POSTES ET DE CLASSES DANS L’éDUCATION NATIONALE
mercredi
15 février 2012
19h00 : Apéro Brique : Le sport à la moulinette de la critique sociale
jeudi
16 février 2012
18h30 : "Pour une démocratie réelle maintenant" ? Non, tout le pouvoir aux exploités !
vendredi
24 février 2012
19h00 : Les Sentiers de l’utopie
Monsieur, Madame
Nous nous adressons à vous en votre qualité de membre du Parlement européen
élu démocratiquement par les citoyennes et citoyens français.
Nous sommes des collectifs de solidarité avec le Pays basque dans sa lutte
pour que ses droits individuels et collectifs soient reconnus et respectés.
Depuis de nombreuses années, nous travaillons pour que le Pays basque voie
s’ouvrir un processus démocratique de résolution du conflit politique se
basant sur le droit d’autodétermination des peuples et qu’enfin, disparaissent les
conséquences dramatiques de ce long conflit.
Faut-il rappeler que le Peuple basque dispose d’une identité qui lui est
propre, d’une langue millénaire, de traits historiques, sociaux et culturels
qui, s’ils ne le placent pas au-dessus des autres, en font un Peuple à part
entière. Autant de choses que France et Espagne nient aux Basques depuis des
siècles.
Tout a été tenté pour assimiler les Basques, mais il y a eu résistance,
celle des citoyens basques toujours prompts à s’organiser spontanément. Des
générations entières ont été sacrifiées et, aujourd’hui, plus de sept cents
prisonniers(e)s politiques sont incarcérés dans les prisons de France et d’Espagne,
des milliers de personnes vivent en exil… c’est un véritable drame qui doit
prendre fin.
Les politiques répressives n’ont conduit à rien. Les autorités françaises et
espagnoles peuvent faire ce constat : même si les coups portés à la
résistance basque ont parfois, souvent, toujours été douloureux, et les nombreux
gouvernements qui se sont succédés tant en France qu’en Espagne n’ont pas
réussi à rendre invisible les Basques et leur résistance. Pourquoi ? Pour une
raison simple que vous ne pouvez ignorer et qui est confirmée par l’Histoire :
un conflit de nature politique, s’il veut être résolu, a besoin d’une
solution de nature politique. Comme la faim ne s’éteint pas avec de l’eau, comme la
soif ne s’étanche pas avec du pain, un conflit politique ne se résout pas
avec la répression. Maintenant, il faut parvenir à un accord.
Le 22 mars, ETA annonçait un cessez-le-feu permanent qui entrait en vigueur
deux jours plus tard et qui a été respecté par l’organisation armée depuis
cette date. Nous considérons qu’il s’agit là d’une preuve supplémentaire de la
disposition toujours affirmée par ETA de s’asseoir à la table des
négociations et de parvenir à un accord respectueux des droits du peuple basque
pouvant
rendre ainsi irréversible l’abandon de la lutte armée
Mais si la résistance basque a fait un geste, qu’en est-il de Paris et de
Madrid ? La répression continue et est utilisée pour conditionner le processus
en cours, conduisant à un blocage dont il est toujours difficile de sortir.
Mais, plus grave encore, les citoyens basques sont en droit de se demander
si, vraiment, les Gouvernements veulent la paix et une solution démocratique
au conflit.
Comment la France peut-elle encore prétendre que le conflit basque ne la
concerne pas quand elle incarcère actuellement plus de cent soixante citoyens
basques pour leur engagement politique ?
Comment peut-elle affirmer qu’il s’agit d’un problème strictement espagnol
quand elle disperse ces prisonnier(es) et les incarcère à des centaines de
kilomètres de leur famille ?
Comment peut-elle expliquer son acharnement, depuis des décennies, à faire
condamner par des tribunaux d’exceptions des centaines de militant(es). En
effet ce sont des milliers d’années de prison qui ont frappé ces militant(es).
Comment ne pas entendre les protestations de nombreux organismes
internationaux qui dénoncent la torture pratiquée par certaines forces de sécurité
espagnole. Et néanmoins,la France n’hésite pas à leur livrer sans aucune retenue
des personnes pouvant être victimes de ces mauvais traitements !
Comment peut-elle se dire simple collaboratrice quand certains de ses juges
ou ministres de l’Intérieur sont décorés par Madrid pour leur participation
active à la répression du mouvement basque ?
Aujourd’hui, le conflit politique a besoin d’une résolution politique. Dans
ce but, comme tous les agents politiques, syndicaux et sociaux basques - à
l’exception du Parti Populaire - l’ont reconnu, il faut qu’une table de
négociation les rassemblant soit constituée. Autour de cette table, tous les
acteurs, à égalité de droits civils et politiques, devront parler des bases, des
causes, des racines du conflit politique, du droit des Basques à décider
librement de leur avenir, ainsi que de l’organisation territoriale.
On ne peut pas demander au Peuple basque de renoncer au droit
d’autodétermination. Il faut donc que les Basques s’entendent sur l’exercice de ce
droit
et, évidemment, les États espagnol et français doivent s’engager clairement au
respect de la décision prise par les Basques.
Ce qui est demandé, c’est que toutes les personnes qui vivent au Pays
basque, qui y travaillent, indépendamment de leur origine, de leur religion, de
leur identité ou de leur idéologie, tous les Basques, puissent décider - sans
limite, démocratiquement, de façon accordée - puissent décider de leur futur.
France, Espagne, communauté internationale, pour leur part - pour notre part !
n’ont qu’à respecter ce choix.
Comme dans toutes les résolutions de conflits dans le monde, il faudra
également mettre un terme à l’incarcération de citoyens basques, avec une première
étape passant par le respect de leurs droits et leur rapprochement en Pays
basque pour que, comme tous les autres acteurs, le Collectif des
Prisonnier(e)s Politiques Basques participe à la résolution du conflit.
Le 25 octobre, le Parlement Européen débattra à Strasbourg de ce conflit.
Nous espérons un positionnement clair et ferme des représentants français en
faveur d’une solution démocratique et politique négociée du conflit, traitant
nécessairement de ses causes profondes. Soutenir, enfin, le dialogue,
l’échange de mots, la négociation. Reconnaître qu’ils sont l’unique moyen
permettant
de résoudre l’affrontement. Si le Parlement Européen s’est positionné sur
des conflits dans le monde, loin d’ici, il doit aussi le faire pour un conflit
qui a lieu en son sein, au cœur de l’Europe.
Aussi, le 25 octobre prochain, NOUS COMPTONS SUR VOUS !
Veuillez agréer, Madame, Monsieur, nos sincères salutations.
Comité Solidarité Basque Lille - _csblille aol.com _
(mailto:csblille aol.com)
Lorette et Claude LUCANTIS - Jean-Paul DUHOUR - Stéphane HARDY
Solidaires du Peuple basque en lutte - contact splb-paris.org
Christelle ATXURRA EGUROLA - Sébastian BEDOURET - Michel COMBES
Comité de Solidarité avec le Peuple basque - _comite_basque yahoo.fr_
(mailto:comite_basque yahoo.fr)
Lila ARENAS - Juan VICUNA - Nicolas SALABERRY -
Pascal ETCHEGU - Karlos CASAS ALZUGARAI