L’intersyndicale académique de l’Éducation s’inscrit pleinement dans la journée d’action nationale de la Fonction publique car elle estime que les attaques contre les salaires, l’emploi, les statuts sont liés et relèvent d’une volonté gouvernementale de réduire et de dénaturer les services publics.
Ø Nous refusons les mesures qui programment pour 2005 une nouvelle perte de pouvoir d’achat.
Ø Nous refusons une politique de l’emploi faite de suppressions massives de postes, de manque d’effectifs et de précarité accrue : 7000 suppressions de postes d’enseignants au niveau national.
Dans notre académie, déjà durement touchée par le chômage et les difficultés sociales :
suppression de 895 postes d’enseignants dans le second degré, dont :
suppression de 433 postes dans les collèges ;
suppression de 389 postes en lycée général et technologique ;
suppression de 24 postes pour l’enseignement spécialisé (fin des formations qualifiantes) ;
suppression de 49 postes en LP (alors que les effectifs par classe sont parmi les plus élevés de France) ;
suppression de 5 postes ½ dans les CIO ;
suppression de 40 postes chez les administratifs ;
aucune création de postes dans les écoles primaires et maternelles alors que les effectifs augmentent ( !) ;
aucune création en personnel de santé scolaire et des services sociaux.
Au total, ce sont 940 postes qui sont supprimés dans notre académie.
Par ailleurs, la disparition des étudiants-surveillants se poursuit et les aides éducateurs en fin de contrat ne sont pas remplacés en nombre suffisant par des Assistants d’Education dont nous contestons toujours le statut.
Ø Nous refusons la remise en cause des garanties statutaires contenues dans le rapport Dutreil qui fait disparaître les corps pour les remplacer par des cadres d’emploi spécifiques, vise à remplacer la carrière par le mérite, réduit les acquis sociaux (par ex : droit à mutation, hors classes…) tout comme nous refusons le transfert des personnels administratifs et des TOS à la fonction publique territoriale.
Ø Nous refusons le projet de loi Fillon sur l’école qui ne répond pas aux besoins éducatifs, entérine la régionalisation de l’enseignement professionnel, casse les statuts des enseignants pour notamment leur imposer une augmentation de leur charge de travail obligatoire.
L’intersyndicale estime qu’une telle situation nécessite la mobilisation de tous les personnels de l’Éducation nationale dans l’unité la plus large aux côtés de leurs collègues des autres fonctions publiques pour exiger :
le rattrapage du pouvoir d’achat des salaires et pensions au regard de la hausse du coût de la vie depuis 2000
un plan d’urgence pour répondre aux besoins en postes et améliorer les conditions d’encadrement et de travail, le retrait des annonces de suppression d’emplois, de postes, de sections, d’heures de cours et un plan de titularisation des précaires ;
l’abandon du projet de loi Fillon, qui ignore les attentes exprimées par les personnels, les parents, les élèves, et l’ouverture de véritables négociations sur la base du maintien des garanties statutaires des personnels et le choix d’un système éducatif garantissant l’avenir de tous les jeunes.
L’intersyndicale est déterminée à poursuivre l’action si les personnels n’obtiennent pas satisfaction.
GRÈVE JEUDI 20 JANVIER 2005
MANIFESTATION RÉGIONALE À LILLE 14 H 30 PORTE DE PARIS
chômage & précarité (luttes sociales)
éducation (luttes sociales)