mercredi
15 février 2012
19h00 : Apéro Brique : Le sport à la moulinette de la critique sociale
jeudi
16 février 2012
18h30 : "Pour une démocratie réelle maintenant" ? Non, tout le pouvoir aux exploités !
vendredi
24 février 2012
19h00 : Les Sentiers de l’utopie
Communiqué de Reporters sans frontières
Deux assassins présumés du cameraman Brad Will relâchés « faute de preuves »
Reporters sans frontières est scandalisée par la remise en liberté d’Abel
Santiago Zárate, élu local chargé de la Sécurité publique à Santa Lucia del
Camino (Etat de Oaxaca), et de son chef d’escorte, Orlando Manuel Aguilar
Coello, deux des assassins présumés du cameraman d’Indymedia, Brad Will, tué
par balles lors d’une manifestation hostile au gouverneur de l’Etat de
Oaxaca, le 27 octobre 2006. Malgré les indices et les témoignages tendant à
prouver que les deux hommes avaient bel et bien ouvert le feu en direction
du journaliste, ces derniers ont été relâchés le 1er décembre après avoir
purgé un mois de détention préventive, a indiqué le quotidien La Jornada. Le
parquet de l’Etat de Oaxaca (Procuraduria General de Justicia del Estado) a
fait savoir que le type d’arme qui avait servi à tuer Brad Will ne
correspondait pas au modèle utilisé par les deux prévenus, sans fournir
davantage d’explications
« Les résultats des autopsies pratiquées sur le corps de Brad Will ont été
instrumentalisés par les autorités afin de faire endosser l’assassinat aux
militants de l’Assemblée populaire des peuples de Oaxaca (APPO), dont le
journaliste couvrait les manifestations. D’autre part, Abel Santiago Zárate
et Orlando Manuel Aguilar Coello, témoins clés dans cet assassinat, sinon
assassins directs du journaliste, sont maintenant remis en liberté alors que
d’autres individus suspectés n’ont même pas été appréhendés. Enfin et
surtout, les identités des autres suspects ont brutalement changé en cours
de route. Il n’est plus question des deux policiers municipaux, Juan Carlos
Soriano et Juan Carlos Sumano, ni du paramilitaire Pedro Carmona. Tout
laisse à penser que les autorités judiciaires de l’Etat de Oaxaca cherchent
à blanchir l’entourage du gouverneur Ulíses Ruiz Ortiz. Cette mesure est une
véritable insulte à la victime et un encouragement à l’impunité », a déclaré
Reporters sans frontières.