jeudi
24 mai 2012
18h30 : Réunion publique à thème libre du CCI
vendredi
25 mai 2012
19h30 : La place des lesbiennes et des meufs trans dans la journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie
mercredi
30 mai 2012
06h30 : Covoiturage depuis Lille pour soutenir les camarades de Calais
08h30 : Rendez-vous le mercredi 30 mai au TGI de Boulogne-sur-Mer pour soutenir nos camarades
samedi
2 juin 2012
15h00 : The Last Border Sound (31 mai,1 et 2 juin)
19h00 : Soirée de la mutuelle des fraudeurs
vendredi
15 juin 2012
19h00 : Projection-débat sur l’université expérimentale de Vincennes le 15 juin à Lille
Le cinéma Le Métropole de Lille, 26 rue des Ponts de Comines, organise le vendredi 22 octobre à 20h00 une projection du film de Simone Bitton : MUR, suivie d’une rencontre-débat avec la réalisatrice. En partenariat avec le Métropole, l’AFPS 59/62, vous propose des billets au tarif préférentiel de 4,50 €. Si vous êtes intéressé(e) envoyez vite un mail pour réserver vos places à : contact nord-palestine.org Infos sur le film et sur la réalisatrice à la fin de ce mail.
Réponse URGENTE souhaitée afin que nous puissions nous organiser correctement avec le Métropole.
Marc
A propos du film MUR
Mur est une méditation cinématographique personnelle sur le conflit israélo-palestinien, proposée par une réalisatrice qui brouille les pistes de la haine en affirmant sa double culture juive et arabe.
Dans une approche documentaire originale, le film longe le tracé de séparation qui éventre l’un des paysages les plus chargés d’histoire du monde, emprisonnant les uns et enfermant les autres.
Sur le chantier aberrant du mur, les mots du quotidien et les chants du sacré, en hébreu et en arabe, résistent aux discours de la guerre et se fraient un chemin dans le fracas des foreuses et des bulldozers. Toute la beauté de cette terre et l’humanité de ses habitants sont offertes au spectateur comme un dernier cadeau, juste avant de disparaître derrière le Mur.
Simone Bitton, entre Israël, le Maroc et la France
Se situant au carrefour de plusieurs cultures, la cinéaste revient sur ses origines : "Je suis née au Maroc, dans une famille juive traditionnelle. J’allais à l’école française, mes parents parlaient l’arabe entre eux et le français avec leurs enfants. Lorsque nous nous sommes installés à Jérusalem en 1966, j’ai très vite appris l’hébreu, mais j’ai continué à lire en français et à chanter en arabe. J’étais soldate en Israël pendant la guerre de 73 : j’ai vu la mort et cela m’a rendue pacifiste pour la vie. A 20 ans, j’ai parcouru l’Europe en stop comme une hippie, puis je me suis installée à Paris, j’ai commencé à voir des films et j’ai eu la chance d’être admise au concours de l’Idhec. Depuis, je vis entre Paris et Jérusalem et je retourne au Maroc le plus souvent possible. J’ai trois pays et trois cultures. J’ai toujours considéré cela comme une richesse et comme un privilège très rare dans un monde où des millions de personnes sont apatrides
Un film politique ?
Simone Bitton précise ses intentions : « Le spectateur n’est pas une page blanche. Il sait beaucoup de choses sur ce pays, sur cette guerre. Il a ses opinions, parfois tranchées, qui ne sont pas forcément les miennes. Je n’ai pas fait ce film pour le convaincre, ni pour lui fournir des arguments. Je l’ai fait pour partager avec lui ce que je ressens et qui déborde de mon coeur, lui raconter ce que je vois, me donner à lui en spectacle. Ce mur que j’ai filmé fait partie de moi-même comme il fait partie de l’horizon mental et humain de mes personnages. Il est, en quelque sorte, le constat de notre échec. Mur est un film politique car tout est politique, mais il ne parle pas de politique. Il parle de moi, de nous ».
Un film sur le Moyen Orient ?
Si Mur est consacré au conflit israélo-palestinien, la cinéaste explique que la problématique qui est au cœur de son film déborde ce cadre : « Au-delà de la tragédie moyen-orientale, j’ai réalisé ce film en pensant chaque jour à ce qui se passe ailleurs sur la planète entre les riches et les pauvres, entre les faibles et les puissants, entre les "démocrates" et les "autres", entre ceux qui ont tout et ceux qui n’ont rien. Partout, les faibles veulent franchir les murs qu’on érige devant eux, et partout les forts ont peur de se retrouver à la place des faibles, comme si le bonheur des uns ne pouvait exister qu’aux dépens du malheur des autres. Parfois, le fort a tellement peur du faible qu’il fait tout pour que sa peur soit fondée, il s’arrange pour que le faible devienne une vraie menace. La paix viendra. Elle finit toujours par venir. Mais pour le moment, l’époque du mur ne fait que commencer, et je crains qu’elle ne soit terrible ».
Simone Bitton et la Palestine
Mur est le premier documentaire de Simone Bitton qui sorte en salles, mais la cinéaste a déjà tourné pour la télévision plusieurs films sur le conflit israélo-palestinien. Citons notamment L’Attentat en 1999, sur un attentat-suicide survenu à Jérusalem, Conversation Nord-Sud, Daney-Sanbar en 1998, à partir d’un dialogue entre le critique Serge Daney et Elias Sanbar, directeur de la Revue d’études palestiniennes (à laquelle collabore Simone Bitton), un portrait du poète palestinien Mahmoud Darwich ou encore un film sur la chanteuse Oum Kalsoum.