lundi
13 février 2012
09h30 : APPEL AUX INDIGNé-E-S DES SUPPRESSIONS DE POSTES ET DE CLASSES DANS L’éDUCATION NATIONALE
mercredi
15 février 2012
19h00 : Apéro Brique : Le sport à la moulinette de la critique sociale
jeudi
16 février 2012
18h30 : "Pour une démocratie réelle maintenant" ? Non, tout le pouvoir aux exploités !
vendredi
24 février 2012
19h00 : Les Sentiers de l’utopie
Une nouvelle année commence pour les peuples de la Terre. Avant que la première aube
du premier jour ne vienne ouvrir la nouvelle année, j’aimerai inviter chacun de nous
à fermer les yeux et imaginer à quoi ressemblerait pour lui le monde idéal… Je suis
intimement persuadé que nous aurons tous une vision similaire. Cette vision, c’est
ni plus ni moins le monde que nous devons construire dés à présent…
Alors que notre monde sombre un peu plus chaque jour dans une folie liberticide, que
notre ciel se couvre de nuages de pollution, que l’intolérance et la xénophobie
reprennent le chemin du pouvoir, nous nous devons de réagir avant qu’il ne soit trop
tard, avant que le système ne s’écroule de lui-même sous les coups répétés du
libéralisme économique, du fondamentalisme religieux et du conservatisme politique.
Depuis 1986, date à laquelle se sont ouvertes les négociations du « cycle d’Uruguay
» entre les grands de ce monde, celui-ci a changé de visage. C’est à cette date
qu’on commencées les vagues de privatisations sur l’ensemble du globe, de pillages
des entreprises d’Etat, qui n’ont cessé depuis de se multiplier. Pour renflouer les
caisses qu’ils ont eux-mêmes vidées, ils revendent au privé les biens de l’Etat. Ils
mettent en hypothèque notre système social. Bientôt, ils auront achevé de nous voler
notre eau, notre gaz, notre électricité, nos routes, notre téléphone, nos chemins de
fer, notre santé, notre éducation et ne s’arrêteront que lorsqu’ils auront réussi à
nous priver de notre argent. Leur doctrine préconise la non intervention de l’Etat,
voire son abolition. Ce ne sont pas leurs détracteurs qui le disent, ce sont
eux-mêmes qui le prônent haut et fort (Friedrich A. von Hayek, Milton Friedman). Ne
disaient-ils pas « le rôle du libéralisme autrefois a été d’abattre les monarchie,
leur rôle demain sera d’abattre les gouvernements » ? Pour eux, l’idéal serait que
la société humaine soit régie par la loi non écrite de la concurrence, par le droit
non écrit du marché. Ils aimeraient que les gouvernements laissent place aux
conseils d’administration des entreprises multinationales et que les Etats
disparaissent au profit d’instances supranationales comme celles qu’ils ont mis en
place en 1945 avec le FMI et en 1995 avec l’OMC.
Et ils y sont parvenus ! Désormais, nos gouvernements se plient avec fatalisme
devant la mondialisation de l’économie, convaincus eux-mêmes que la politique n’est
que le moyen de mettre en place le pouvoir absolu et nécessaire du marché. Regardez
vos vies ! Le licenciement est devenue une de ses composantes, le chômage est devenu
une composante de notre société (et les théoriciens libéraux ne conçoivent pas son
abolition car il est nécessaire au maintien des marchés !), la misère est devenue
une fatalité que les libéraux voudraient encore nous faire accepter comme une tare :
ils rétablissent les vieilles notions qu’on croyait révolues. Pour eux, les pauvres
sont des « parasites », ils n’existent même pas ! (voir l’interview de Patrick
Balkany : http://www.fluctuat.net/blog/IMG/ba…).
Dans cette logique, ils nous font accepter l’inacceptable et la xénophobie, la peur
de l’autre, revient à la charge, permettant à l’extrême droite de retrouver un
public, des sympathisants, des électeurs, des sièges dans les assemblées… Elle rafle
près de 20% des voix dans plusieurs pays. Rappelez-vous, le parti nazi avait
remporté 18,3 % des suffrages en septembre 1930. Trois ans après, il prenait le
pouvoir… Aujourd’hui, son ombre plane encore, mais il faut se demander quelle part
des électeurs de la droite atlantiste de Sarkozy, libérale et stricte, serait prête
à tenter une nouvelle fois l’expérience xénophobe en se disant que nos leçons
passées empêcheront les mêmes erreurs ? Sarkozy n’est pas Le Pen, mais ses électeurs
aspirent au même idéal sécuritaire, à un pouvoir fort, à l’interdiction des grèves,
à la réduction des effectifs de la fonction publique… Où est la limite entre droite
libérale et droite réactionnaire ? En Russie, les discours xénophobe sont prononcés
par des libéraux comme Jirinovski. Aux Etats-Unis, Bush le libéral a construit un
mur tout le long de la frontière mexicaine. En France, Sarkozy le libéral met un
terme à l’immigration et renvoie chez elles des familles menacées…
Et si encore le dogme libéral pouvait apporter la prospérité, mais ce n’est pas le
cas. Les cas de surendettement augmentent (+160% entre 1994 et 2004), les
licenciements économiques se perpétuent (255532 répertoriés par l’ANPE en 2005), le
chômage reste élevé et stable malgré des chiffres qui prônent une diminution (on
crée des emplois mal rémunérés, mal protégés, pour faire baisser la courbe du
chômage), les coûts de la vie augmentent, la durée de travail s’allonge, les
contrats de travail se précarisent… et en définitif quel pourcentage de la
population peut profiter du confort qu’elle a accumulé ? Quel pourcentage de la
population peut se prétendre réellement libre et heureuse ?
Et ailleurs dans le monde ? A quelles conditions impose-t-on le libéralisme aux
autres ? Que leur demande-t-on en échange d’une annulation de dette ? Quels délais
leur impose-t-on pour adopter le système libéral qui anéantit leur production
nationale, leur agriculture vivrière, leur artisanat ? On prétend créer de l’emploi
en délocalisant nos grosses entreprises chez eux, mais on ne dit pas que pour la
création de 400 000 emplois en Inde, on en a détruit 700 000 autres ! On ne dit pas
que les ouvriers de ces pays n’accèdent que très rarement à un niveau de vie décent,
à des conditions et des horaires de travail meilleurs ! On ne dit pas que les
entreprises du nord respectent peu la culture et l’environnement local !
Alors que les pays s’écharpent sur la répartition des ressources énergétiques, que
les plus forts imposent leurs conditions aux plus faibles, les experts du pétrole
prévoient l’imminence de la pénurie et le peack-oil pour 2030 au plus tard, les
experts de l’économie prévoient la crise de la dette mondiale pour 2012, les experts
de l’environnement craignent l’extension du trou dans la couche d’ozone,
l’augmentation de la température terrestre et la fonte des glaces, l’extinction de
certaines espèces animales et végétale, la disparition des forêts anciennes…
La décennie 2010 - 2020 ne risque-t-elle pas de voir s’installer une véritable
guerre civile mondialisée ?
2007, ce sont les élections présidentielles en France.
2007, c’est la mise en place de l’application du Programme de Doha.
2007, c’est le début de la campagne présidentielle pour les élections de 2008 en
Russie et aux Etats-Unis.
2007, c’est le moment d’ouvrir les yeux, de regarder nos voisins et de leur prendre
la main pour marcher ensemble contre cette machine libérale qui tend à nous briser
chaque jour un peu plus.
En juin 2007, c’est le G8 à Rostock en Allemagne… à quelques pas de nous… c’est un
rendez-vous à saisir !
Déjà des dizaines, voire des centaines, d’associations ont prévu de s’y réunir… Nous
serons des dizaines de milliers comme aux précédents G8… Cette année, nous devrons
être des centaines de milliers !
Collectif AMO