jeudi
24 mai 2012
18h30 : Réunion publique à thème libre du CCI
vendredi
25 mai 2012
19h30 : La place des lesbiennes et des meufs trans dans la journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie
mercredi
30 mai 2012
06h30 : Covoiturage depuis Lille pour soutenir les camarades de Calais
08h30 : Rendez-vous le mercredi 30 mai au TGI de Boulogne-sur-Mer pour soutenir nos camarades
samedi
2 juin 2012
15h00 : The Last Border Sound (31 mai,1 et 2 juin)
19h00 : Soirée de la mutuelle des fraudeurs
vendredi
15 juin 2012
19h00 : Projection-débat sur l’université expérimentale de Vincennes le 15 juin à Lille
Liberté hebdo annonce la victoire des quebecors, l’usine remarche, mais où en est on exactement dans ce conflit. Voici un petit article réalisé suite à une discussion avec l’un des quebecors.
L’accord :
Un accord de reprises de l’entreprise et de plan social a donc été trouvé. Cet accord de reprise engage le maintient de deux machines sur quatre (les deux autres resteront dans l’usine pour servir de pièces détaché), ainsi qu’un plan d’investissement. Au niveau des salariées 102 personnes restent avec la nouvelle entité (H2D).
Pour ceux qui partent :
45000 € d’extra légale (c’est à dire en plus de ce qui est prévu par la loi sur les licenciements).
ATD de 400 euros (compensation de salaire si on trouve un travail ailleurs moins bien payé)
budget formation de 3500 € par personne licencié (somme mutualisée à
toutes les personnes licenciées).
FNE (départ anticipé en retraite à partir de 55 ans ça concernerait 19 personnes)
aide à la création d’entreprise de 15000 euros
pour les salariés qui n’ont pas attendu l’accord pour partir travailler ailleurs ils sont intégré au plan social.
Pour ceux qui restent :
les contrats continuent avec maintient de l’ancienneté des salaires etc…)
5000 euros de prime de préjudice, et si l’entreprise s’arrête d’ici deux ans, ils toucheront 40 000 euros de plus pour arrivé au 45000 euros que les autres on eu en extra légal .
« Est ce que c’est satisfaisant ? Je ne sais pas on aurait toujours pu aller chercher plus c’est sûre, mais on a déjà réussi a obtenir ça, c’est du jamais vu. […] ceux qui restent sont tout de même mitigé, car il n’y a pas une confiance absolu dans le repreneur, mais avec les garanties [voir plus faut] qu’on a obtenu ils décident d’y aller et de tenter leur chance. »
Dans cet accord il est aussi question du blog de lutte des quebecors
(http://lesquebecors.over-blog.com/), la direction voudrait qu’il
soit fermé. Voir ici :
Over the blog : Quebecor, la tentation de faire disparaître les traces ?.
action en janvier
Le mois de janvier a également était rythmé par des actions :
« Il y a une action à Villeneuve d’ascq au rond point d’Auchan V2.
Pendant qu’il y avait une réunion à la direction départementale du travail, on s’est dit plutôt que de rester là à bloquer l’usine et que ça ne serve pas à grand chose, allons rencontrer la population à V2 ou ailleurs… Pas forcément pour bloquer, mais pour discuter avec eux. Mais comme ils s’arrêtent pour discuter, ça bloque !. Mais c’était pas la volonté première [sourire] ». voir la vidéo ici :
vidéo des quebecors à V2
« Il y a eu une descente sur paris au siège social. Voir les vidéos ici déplacement parisien pour les quebecors [photos]. C’était pour aller au siège social, mais aussi pour aller voir la société JDC à Torcy qui a été cédé à un cadre de l’entreprise et qui a mal tournée en fin de compte. il y avait des garanties de contrat qui n’ont pas été respecté par québécor, et ils sont en liquidation. C’est plus ou moins comme nous, excepté pour les actifs (bâtiment, terrain etc..). Il n’était pas donné au repreneur, alors que nous cela fait parti de la reprise ce qui n’est pas la même chose. Mais ce déplacement c’était aussi une façon de dire qu’on était capable d’aller n’importe où pour porter la bonne parole, même à paris. Et aussi faire le lien avec les gens de JDC qui pour nous sont dans cette situation uniquement a cause du comportement de quebecor. Nous ce que l’on voulait faire c’était le maximum de rapprochement avec d’autres sociétés, pour que eux aussi se sentent plus fort et fassent avancée les choses et ça a marché sur ce plan là. »
Lors de cette virée parisienne, il y a eu deux interpellations de salariés de Torcy, « à ce qu’il paraît il y a eu des dégradations matérielle, et donc des plaintes contre des élus [du personnels], mais c’est tombé à l’eau, ça devait pas être si solide que
ça ! […] et quand bien même !! Les salariés étaient en droit de se défendre s’il fallait en passer par là !.
Eux leur technique c’est peut être beaucoup moins brutale au niveau visuel, Mais ça tue des gens quand même. Il faut rappeler qu’il y a eu un suicide, et puis si on suit le blog il y en a eu un autre au Canada, ce n’est pas la même brutalité, mais il y a quand même des gens qui meurent. »
Sinon Il y a eu aussi une journée d’action le 15/1, la vidéo est visible ici : action des québécors le 15/1 [vidéos]
les syndicats
« Au niveau des syndicats tout au début on a pas vue grand monde, les
salariés se sont senti seul avec leur élus, d’ailleurs il y a eut une période où ça a été chaud avec les syndicats au niveau fédéral on ne les avaient jamais vu. ils sont venus à la fin du conflit comme pour sifflé la fin de la recréation … moi personnellement je pense qu’il sont venu pour calmer le jeu et finaliser l’accord, les salariés
n’était peut être pas d’accord pour que cela ce termine comme ça.. »
Bilan de la lutte :
Selon D « Moi je dis que c’est une victoire, bien sur il y a des licenciements, Ce n’est pas une victoire complète. Mais on a réussi à faire reculer le groupe québécor, et on est arrivé à imposer plus ou moins la volonté des salariés. On a réussi quand même à imposer les grandes lignes de ce que les salariés voulaient. Maintenant c’est pas parfait c’est sûre, il y avait sûrement possibilité d’avoir mieux.
Mais c’est toujours l’assemblée générale, donc les salariés qui décidaient. » […] « C’est qu’en même une victoire, le fait que les salariés, ont pris le pouvoir, ont pris leur destin en même, et qu’ils ont dit « OK ça ferme ! Mais Quebecor va payer », les salariés ont pris leur destin en main et ont su imposer leur choix, peut être pas à
la hauteur de ce qu’y étaient demandes, mais au moins ils ont réussi à imposer leur choix. » […] « On aurait pu se dire au début on accepte c’est comme ça, il n’y a rien a faire, mais ce n’est pas ce qu’on a décidé de faire. Ce que l’on a vécu, tout ce travail qui a
permis d’engraisser nos patrons, nos actionnaires et ben ça à un prix, et d’une d’une façon ou d’une autre on veut notre part, […] Ce fut un vrai apprentissage pour les salariés, ils ont vu comment ça se passe comment ils peuvent décider ensemble de leur avenir, de décider ensemble des actions à mener, de voir le rôle véritable des syndicats. On espère que dans leur prochaine boîte ils mettront cette
expérience au profit de la collectivité, et peut être imposer les choix du plus grand nombre et se laisseront moins faire, c’est un début. »
Actuellement ne retourne dans l’usine que ceux qui restent dans la boîte, et l’ambiance est particulière :« Là les gens vont recevoir la lettre qui leur signifie que leur poste est supprimé. On va dire qu’ils sont préparés, car ça fait plus de trois mois que ça dure, mais maintenant ça se concrétise, et là il y a des gens qui vont pas très bien. Quand tu passes autant de temps dans une boîte, toute la vie est organisé, ils ont une famille, la vie est planifié… et là ça s’arrête. »
Mais est ce vraiment terminé ? « Là non c’est pas fini, car ce n’est pas signé. […] On attend de voir les textes définitifs, il faut bien que tout ce qui a été acquis par la lutte soit formalisé. C’est pas
parce que se serait soit disant terminer qu’on va signer n’importe quoi, et que l’on va donner carte blanche au repreneur, pour qu’il fasse ce qu’il veut, on est encore là pour l’instant ce n’est pas fait. On demande à ce qu’il y ai un cabinet de suivi avec des élus pour suivre le plan social. »
La lutte continue