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Manif le 5 février contre le mandat d’arrêt européen contre Jean-François Lefort
Création d’une plate-forme contre le mandat d’arrêt européen pour Lof
Jean-François Lefort doit passer ce mercredi devant la Chambre d’Instruction de la Cour d’Appel de Paris. Celle-ci doit examiner le mandat d’arrêt européen. Si Lof est livré à la police espagnole, en plus des risques certains de torture, il encourt 12 années de prison.
Une plate-forme « contre le mandat d’arrêt européen de Jean-François Lefort et contre le procès 18/98 » s’est constituée à l’appel d’une vingtaine d’organisations reprenant le travil fait autour du mandat contre els 3 de Segi. Les organisations (AB, Batasuna, LCR, HZ, Baiona Iraultzen, AC Pays Basque, LAB, CNT-AIT, Askatasuna, Etxerat, EHZ, Anai Artea, Segi, AMCB, Stop la Guerre, MJP, Askapaena, collectif soutien aux sans-papiers) ont tenu une conférence de presse le 5 janvier à Baiona. Elles appellent à une manifestation le samedi 5 février à Baiona.
Etaient présents 3 élus, Xabi Larralde, Dominique Duhalde et Ruben Gomez. Anaiz Funosas, pour Askatasuna, Eneko Aizpuru pour Segi et Ruben Gomez ont prit la parole.
LE PREMIER succes contre le mandat d’arret européen
Ils ont rappelé le succès de la mobilisation contre le mandat d’arrêt européen des trois jeunes de Segi, en juin dernier. 80 élus, 11 syndicats, 11 partis politiques, et des dizaines d’associations avaient alors apporté leur soutien.
EMPECHER LA LIVRAISON DE LOF
Pour la plate-forme « l’objectif du MAE contre Lof est clair ; " le conduire à Madrid pour le procès du dossier 18/98 " qui doit commencer le 25 février 2005, avec le procès contre les membres de Segi-Jarrai-Haika. Pour la plate-forme « cette procédure vise à éliminer les mouvements de la gauche abertzale en incarcérant et en criminalisant toutes les activités de ces organisations. » Il s’agit « d’un procès d’exception avec 200 personnes inculpées, incarnant bien la situation d’exception que vit le Pays Basque. »
La plate-forme a dénoncé les autorités françaises « qui collaborent activement ». Et de citer les cas de l’extradition de Juan Mari Olano ou d’Eneko Aizpuru « toujours menacé d’extradition » pour être membre de Segi. La collaboration française a été notée au sujet des arrestations et des perquisitions liées à l’arrestation de J-F Lefort ou des trois jeunes de Segi. Pour Askatsuna « ce sont bien elles qui ont monté de toute pièce une opération basée sur le mensonge, afin d’incarcérer Lof, le rendant ainsi coupable aux yeux des médias et de l’opinion publique. »
MOBILISATION GÉNÉRALE
Un appel « à se mobiliser dans les jours qui viennent pour stopper le MAE, rejeter ces procédures d’exception et à la veille du procès 18/98 dénoncer l’état d’exception que nous vivons en Euskal Herri. »
Une pétition circule, la manifestation du 5 Février partira à 17 h de la Place des Basques.
DES OBSERVATEURS AU 18/98
Un groupe de travail sur le Dossier 18/98 s’est par ailleurs mis en place. Behatokia, l’Observatoire des Droits Humains en Pays Basque invite les progressistes et défenseurs des droits de l’homme à venir en tant qu’observateurs au procès 18/98.
Soutiens hexagonaux
Nicole Borvo, vice-présidente de la Commission des Lois à l’Assemblée, et président du groupe PC a envoyé une lettre à Dominique Perben, Garde des Sceaux, le 19/01/05, lui demandant de ne pas extrader et de remettre en liberté le militant.
Pour la section française de la Ligue des Droits de l’Homme « J-F Lefort ne doit pas être livré aux autorités espagnoles. » La LDH souligne que « comme le reconnaît le MAE, les faits reprochés à M. Lefort auraient eu lieu sur le territoire français ». « On doit donc imaginer qu’un ressortissant français devrait être livré à une juridiction d’exception pour des faits commis en France et qui ne sont pas considérés comme répréhensibles de ce côté de la frontière ». Pour la LDH, « cela illustre les incohérences du MAE, système mis en place de manière précipitée et au mépris des droits de la défense et des libertés individuelles. »
A l’heure où nous mettons sous presse, nous apprenons le soutien apporté par les syndicats départementaux Sud, par le Snui Impots, par « Solidaires du peuple basque », et le Comité Euskadi de Lille.
Site internet :
www.mandat-arret-europeen.fr.st
http://www.ekaitza.org