lundi
13 février 2012
09h30 : APPEL AUX INDIGNé-E-S DES SUPPRESSIONS DE POSTES ET DE CLASSES DANS L’éDUCATION NATIONALE
mercredi
15 février 2012
19h00 : Apéro Brique : Le sport à la moulinette de la critique sociale
jeudi
16 février 2012
18h30 : "Pour une démocratie réelle maintenant" ? Non, tout le pouvoir aux exploités !
vendredi
24 février 2012
19h00 : Les Sentiers de l’utopie
Vendredi soir le Sous préfet de Calais tenait sa cérémonie de voeux. Devant un parterre d’élus et de citoyens triés sur le volet, le sous préf’ n’a cependant pas fait de discours. Tout ce beau monde est donc venu serrer des mains et manger des petits fours.
Au même moment SALAM distribuait son repas aux réfugiés sur le trottoir d’en face. Au menu, macaronis et ailes de poulet.
Nous aurons eu le loisir de tracter les véhicules des invités (c’est fou ce que les voitures avec des cocardes peuvent être grosses et rutilantes !), de distribuer des tracts aux invités qui partaient.
Quelques mentions spéciales :
Jacky Hénin PC, maire de Calais et député européen, s’est eclipsé discrétement à 18h30, heure de départ de notre manif depuis le phare, histoire d’être sûr de ne pas croiser les manifestants !
Richard Gosse, maire de Peuplingues, n’a pas voulu prendre notre tract, tout comme Natacha Bouchart, responsable locale de l’UMP.
Dominique Dupilet PS, président du Conseil Général, nous a formulé quelques encouragements… ce qui ne coûte rien.
André Ségard (Maire de Sangatte PS) et Philippe Vasseur (conseiller général PS) ont patiemment attendu la fin de notre manif et le départ des 130 réfugiés présents pour sortir de la sous préf. Quel courage…
Seul Serge Peron, maire PS de Marck, a répondu à notre invitation et est courageusement venu discuter avec les sans papiers.
A noter que ce soir là les réfugiés ont pris la parole et ont tenu à dénoncer (en anglais) les violences policières dont ils font l’objet. Le cordon de flics qui était là n’a rien compris, faut dire que c’était en anglais, et faut avoir fait un peu d’études…
Un peu plus tard dans la soirée Didier Lockwood, tenait un concert au théatre municipal. Plusieurs membres de SALAM étaient présents dans le hall. déguisées en femmes-sandwiches, elles revêtaient des photos de réfugiés. Pendant le spectacle, Didier Lockwood a lu un message pour alerter sur la situation, d’un point de vue humanitaire (et non d’un point de vue politique). Les spectateurs étaient également invités à faire un don dans l’urne déposée dans le hall. Silence de la part du maire présent au théatre ce soir là.
Samedi matin, la ville de Calais organisait une réception pour les "nouveaux calaisiens". Attention, il ne s’agissait pas des réfugiés, mais des personnes ayant emménagé récemment dans la ville, ou ayant changé de quartier. Au total une centaine de personnes. 3 bus les ont emmenés pour visiter la ville. A leur retour à la Mairie à 11h, plusieurs membres de SALAM les attendaient avec des tracts pour expliquer le mutisme de la ville sur la question des réfugiés. Plusieurs élus étaient présents dans les bus (ça rappelle la propagande bien encadrée du PCUS…).
Dans le 1er bus prenait place Claude Vanzavelberg, adjoint à la Com’. Manifestement il n’était pas heureux de trouver là les militants de SALAM ! Il avait l’air blasé, du style : "arrêtez de nous faire chier avec ça, le problème est réglé, le formidable Nicolas Sarkozy l’a d’ailleurs rappelé jeudi à Sangatte" (discours imaginaire, mais sûrement pas loin de la vérité).
Rapidement un petit monsieur tout gris est venu enjoindre les invités à rentrer rapidement dans la mairie. Las ! Les calaisiens n’aiment pas la censure et tout le monde acceptait de bonne grâce de prendre notre tract… et de le lire ! Pourtant le monsieur gris ne cessait de répéter : "dépêchez-vous, ne vous arrêtez pas, sinon on ferme, vous resterez dehors". Il a quand même fallu un peu forcer la main de Jean Hénard, conseiller municipal délégué aux sports, pour qu’il accepte de prendre un tract.
A la porte de la mairie, Jacky Hénin, pointa alors le bout de nez, avec un sourire crispé. Les militants auront d’ailleurs le plaisir de le voir lire notre tract !
Bref une action rapide et efficace.
Bémol : le journaliste de Nord Littoral, venu couvrir ce grand événement de la vie calaisienne, n’a pas déigné prendre le tract. Il faut dire que Nord Littoral est devenu l’antichambre de recrutement du service de communication municipal. Alors il faut surtout ne rien dire pour pouvoir être embauché à la mairie !
Quand on vous dit que le PCF a des méthodes dignes du KGB !
Ci-après, copie du tract distribué ce samedi matin :
Bienvenue aux nouveaux Calaisiens ! La formule prête à sourire : savez-vous que près de 250 étrangers vivent actuellement dans les rues de Calais et des environs ?
Ils n’ont bien entendu pas choisi de s’échouer ici, et ne sont pas conviés à la fête aujourd’hui.
Pourtant, leur situation mérite qu’on s’y attarde…
La plupart d’entre eux sont des kurdes d’Irak, des Afghans, ou des Soudanais. Mais on trouve aussi des Erythréens, des Palestiniens, des Somaliens, des Libyens, des Libanais, des Roumains, des Iraniens…
Tous ont en commun d’avoir fui des pays totalitaires ou en guerre.
Depuis novembre 2002 et la fermeture du camp de Sangatte, plus aucun dispositif n’existe pour venir en aide à ces migrants démunis.
L’Etat n’assume plus son rôle… et les collectivités locales pas davantage !
Les élus calaisiens, à quelques rares exceptions, ont applaudi des deux mains quand Nicolas Sarkozy a fermé le centre de Sangatte, avec la complicité de la Croix Rouge.
Le maire de Calais lui-même s’est félicité d’une décision ayant pourtant provoqué la mise à la rue de centaines de réfugiés. Il n’a pas hésité à qualifier d’« abrutis » ses concitoyens qui, organisés en associations, ont décidé d’apporter un peu d’aide aux réfugiés, en leur fournissant nourriture et vêtements.
Bien que Député européen, il n’apporte aucune réponse pragmatique et concrète à la difficile situation vécue dans la ville de Calais : aucune aide municipale (ni financière ni logistique) n’est octroyée aux associations. Pourtant, il s’exprime parfois sur la question des sans-papiers, par exemple en soutenant les sans-papiers en grève de la faim… à Lille. Cherchez l’erreur !
Les associations SALAM, La Belle Etoile, Le Secours Catholique, Emmaüs Les Attaques, AC ! Côte d’Opale, Attac Calais et d’autres ont besoin de votre soutien pour pouvoir continuer à venir en aide à tous ces hommes et ces femmes qui, en plein hiver, dorment dehors et n’ont aucune ressource.
Aidez-nous par vos dons (vêtements d’hommes, chaussures, gants, bonnets… ou dons financiers) ou en rejoignant les équipes de bénévoles qui assurent la préparation et la distribution des repas, la distribution des vêtements, ou le service des douches.
Les dons peuvent être déposés chaque jour, de 16h à 18h30 au local de la Mission Etudiante, à l’angle de la rue de Phalsbourg et de la rue Mollien.