lundi
13 février 2012
09h30 : APPEL AUX INDIGNé-E-S DES SUPPRESSIONS DE POSTES ET DE CLASSES DANS L’éDUCATION NATIONALE
mercredi
15 février 2012
19h00 : Apéro Brique : Le sport à la moulinette de la critique sociale
jeudi
16 février 2012
18h30 : "Pour une démocratie réelle maintenant" ? Non, tout le pouvoir aux exploités !
vendredi
24 février 2012
19h00 : Les Sentiers de l’utopie
Alors que je me trouvais à Boulogne pour le report du procès contre les témoins diffuseurs des actes policiers sur les réfugiés, le journal Nord Littoral en profitait à la manière lâche des fascistes locaux, pour me diffamer et porter atteinte à mon travail d’enseignante.
En effet, depuis que j’ai collé quelques affichettes sur Sarkozy, en plein jour, les 19 et 21 mai, j’ai su par mon conjoint mardi 22 mai que les journaux préparaient un article contre ma petite personne isolée.
Un coup fumeux préparé ?
Le 23 mai je fus arrêtée par la PAF pour outrages, détention d’une carte d’identité étrangère(dans ma poche), fausses attestations d’hébergement
pour des demandeurs d’asile qui ne vivent pas chez moi et port d’arme(une bombe lacrymogène).
48h de garde à vue, persquisition pour ramasser des photos d’intervention policière, la bombe lacrymo de l’équipe de gazeurs policiers et quelques affichettes contre Sarkozy, présentation au substitut du procureur et au juge des libertés : je sors libre mais avec des obligations de signer au commissariat, de ne pas quitter le territoire, de ne pas chercher à rencontrer un policier B. Jean françois et de ne pas aller sur les parkings de transport routier. Les deux dernières obligations m’ont parue loufoques.
Ce policier, quoique je sache que je l’avais photographié en intervention, je ne le connaissais pas ni ne le reconnaissais dans les locaux de la PAF.
Les réfugiés l’avaient repéré avec l’un de ses copains. Tous dans un commun accord international non sollicité les désignaient comme des personnes au comportement raciste et violent.
Ils furent cités dans deux affaires de gazage par les agents de la PAF, concernant d’abord les érythréens puis les afghans. L’une des victimes qui avait témoigné volontairement et de manière malheureusement trop visible, s’était fait arrêté le jour même et disputé pour m’avoir parlé. Ils lui ont trouvé des empreintes en hollande où il a été expulsé.
Les érythréens témoins sont passés très rapidement en Angleterre, eux qui avaient mis des mois pour pouvoir le faire.
A cette obligation étrange de ne pas le croiser, s’ajoutait l’autre encore plus étrange de ne pas aller sur les parkings de transport routier. J’avais dit à la procureure que je n’y allais jamais. Les policiers et les passeurs y sont trop répulsifs.
Comme la confiscation de mon appareil photo, ces deux dernières obligations n’avaient aucun sens avec les accusations retenues contre moi.
Le 13 juin, on reporte le procès intenté.
Le 14 juin, on reporte également le procès contre nos diffusions sur internet des faits policiers.
Ce soir du 14, je rentre chez moi assez tard. Je découvre l’article du Nord Littoral qui me diffame gravement en divulgant et en déformant volontairement les obligations judiciaires des suites de la garde à vue. "autant connue des migrants que des services judiciaires" " Elle a interdiction de quitter la région"… "de fréquenter certains lieux calaisiens, notamment les aires où stationnent les poids lourds"
Le journal ne cite pas mon nom comme d’habitude, tout y est sous-entendu, dans un article non signé. Lors d’un article sur l’arrestation d’un de leurs journalistes, ils m’avaient décrite comme la femme qui milite pour les droits de l’homme.
Ici, me voilà devenue "L’enseignante". Rien n’est dit sur ces accusations stupides de carte d’identité et d’attestation d’hébergement, ni sur la bombe lacrymogène. Hé oui, j’ai des témoins pour toutes ses accusations, des témoins que j’ai cité à la police qui ne mène pas d’enquête quand il s’agit d’arrêter une militante politique. Ils n’ont même pas été interrogés.
Aucun journaliste n’était présent au tribunal le 13. Et d’ailleurs le président n’a pas eu le temps d’énoncer les accusations retenues contre moi, il était fâché du report. Il a seulement énoncé les obligations dans lesquelles il y ajoutait à la demande hargneuse de l’avocate des policiers, les noms des deux autres policiers "outragés" : S. Pierre et H. Frédéric, agents de la PAF que je ne devais pas croiser non plus. J’ai du me retourner pour bien regarder ces policiers et me remémorrer leur figure. Mais je me demande encore pourquoi ils ont été choisis pour figurer sur cette liste et si cela a un rapport avec leur collègue gazeur.
Les agressions ont toujours été le fait des policiers. Je me vois mal courir après eux avec autre chose qu’un appareil photo et mes slogans.
C’est dur d’être témoin genre amesty international, dans un pays qui devient un régime aux tendances fascisantes. La vaguelette bleue noire et courte sur pattes a laissé ses bavures un peu partout en France.
LA FRANCE DE PETAIN, ON LUI OBEIT OU ON LA COMBAT
(Ce jeudi soir, rentrant chez moi, je croise un véhicule rouge estampillé Nord Littoral. La femme au volant cache son visage côté vitre lorsqu’elle passe à côté de moi. Je pense immédiatement aux policiers en civil qui font le même acte quand ils pensent que je vais les prendre en photo. Je suis étonnée mais sans plus.
J’ai compris en arrivant à la maison)
petit historique sur Nord Littoral, le journal impartial gouvernemental :
http://lille.indymedia.org/spip.php…
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