jeudi
24 mai 2012
18h30 : Réunion publique à thème libre du CCI
vendredi
25 mai 2012
19h30 : La place des lesbiennes et des meufs trans dans la journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie
mercredi
30 mai 2012
06h30 : Covoiturage depuis Lille pour soutenir les camarades de Calais
08h30 : Rendez-vous le mercredi 30 mai au TGI de Boulogne-sur-Mer pour soutenir nos camarades
jeudi
31 mai 2012
20h00 : Les médias et nous : Rencontre-discussion à propos des médias LGBT
samedi
2 juin 2012
15h00 : The Last Border Sound (31 mai,1 et 2 juin)
19h00 : Soirée de la mutuelle des fraudeurs
vendredi
15 juin 2012
19h00 : Projection-débat sur l’université expérimentale de Vincennes le 15 juin à Lille
Les lois Pécresse, Dati, Bertrand… passent en ce moment au Parlement sans entrave, comme il fallait s’y attendre depuis le mois de mai. Pareil en ce qui concerne la « politique européenne » de Nicolas Sarkozy qui « avance » rapidement sans aucune difficulté. En face, quelques discours de politiques, parlementaires, syndicalistes… pour la forme, mais rien qui puisse opposer un réel obstacle au rouleau compresseur législatif et réglementaire. Soudain, il est question d’une manifestation le 31 juillet, soit à peu près à la fin prévisible de la session extraordinaire du Parlement. S’agit-il d’autre chose que d’une « présence » de façade de quelques dirigeants pour empêcher le départ d’adhérents et la perte de cotisations ?
L’affaire de la saisie de l’hebdomadaire El Jueves a été, pour des journalistes, l’occasion de rappeler que le Code Pénal espagnol possède un chapitre consacré aux « délits contre la Couronne » et que son article 490.3 prévoit jusqu’à deux ans de prison pour quiconque « calomnie ou insulte le Roi ou n’importe lequel de ses ascendants ou descendants, la Reine consort, ou le consort de la Reine, le Régent ou un membre de la régence, le Prince héritier de la Couronne dans l’exercice de ses fonctions ». Tel est le fonctionnement d’un Etat voisin, avec lequel Nicolas Sarkozy préconise une véritable intégration institutionnelle à travers la « construction européenne » sans guère susciter de réactions dans le monde politique. C’est loin d’être la seule opération éclair de Sarkozy à laquelle aucune « opposition » ne s’oppose dans la pratique depuis le 6 mai dernier.
Politique « consensuelle » de Sarkozy, « gauche » Ã statut, directions syndicales et mobilisations « post mortem ».
Dès l’élection de Nicolas Sarkozy, le 6 mai, son intention était claire de convoquer le Parlement en session extraordinaire remplie de procédures d’urgence, afin de lui faire adopter pendant l’été en toute vitesse un certain nombre de lois dont, à peu de chose près, le débat était fait d’avance. C’est ce qui s’est produit depuis le début du mois de juillet mais qui avait été annoncé bien avant. La « gauche » et les grandes centrales syndicales ont disposé de plus de deux mois pour organiser et préparer des mobilisations avant le grand départ en vacances, mais rien n’a été fait. En ce moment, les lois passent et sont adoptées à une vitesse météorique sans que presque personne ne bouge. Après le Sénat, l’Assemblée Nationale a approuvé le 18 juillet la loi dite « contre la récidive ». La loi sur les universités passera de la même façon à partir du 23 juillet au Palais Bourbon. Le Sénat vient d’adopter la loi sur le « service minimum », etc… Pour nous faire bien apprécier comment elles nous défendent, les directions syndicales feront tout de même un « geste » le 31 juillet. Mais uniquement contre le projet de loi sur le service minimum, et en réalité de manière pour l’essentiel symbolique car la fin des travaux parlementaires est prévue pour le début du mois d’août.
La loi sur le service minimum a été adoptée le jeudi 19 par le Sénat sans trop de vagues. Mais, pour se mobiliser, il faudrait, semble-t-il, attendre le 31 juillet, quand les carottes seront à peu près cuites. Les vacances ont bon dos. Quant aux autres lois (récidive, universités…).
Le titre du tract de la CGT du 13 juillet était déjà très clair :
« Service minimum : le 31 juillet 2007, réagissons ! »
reconnaissant en même temps que « le texte sur le droit de grève / service minimum présenté par le gouvernement est en débat à partir du 17 juillet au Sénat et du 30 juillet à l’Assemblée nationale ».
Une mobilisation tardive et purement formelle donc, où la CGT fait semblant de se réveiller soudain alors que le processus législatif en cours était prévisible depuis longtemps. Le premier projet de loi dit « sur la récidive » avait été déposé au Sénat dès le 13 juin, et celui sur les universités avait été annoncé avant cette date.
En ce qui concerne la loi dite d’autonomie des universités, le SNESup-FSU explique que le Parti Socialiste avait initialement prévu une « abstention critique ». Voir la version du communiqué de ce syndicat actualisée au 16 juillet.
Il était parfaitement possible de riposter de manière conséquente à la stratégie de Sarkozy avant les départs en vacances, mais les blocages ont été bien réels. Ni la « gauche » ni les grandes centrales syndicales n’ont souhaité réagir en temps utile. Sous prétexte de « négociations » ? Une telle excuse serait très démagogique, surtout à un moment où Sarkozy offre nombre de bonnes places à des dirigeants de la « gauche ». Jamais l’existence de discussions n’a empêché une mobilisation préventive.
De même, silence radio toujours sur les circonstances de la nomination de Valérie Pécresse et les intérêts dont elle est proche. Voir mes articles du 2 juillet sur les liens entre la nouvelle ministre et des dirigeants des groupes Bolloré et Imerys, et celui du 8 juillet sur la discrétion du Parti Communiste à ce sujet.
Comme de plus en plus souvent, l’opacité politique et syndicale semble être de mise. Et à présent, on nous demande de défiler le 31 juillet derrière ces mêmes dirigeants politiques et syndicaux qui, pendant trois mois, auront dans la pratique aidé Sarkozy à faire passer sa machine législative.
De ço qui calt ?
http://blog.360.yahoo.com/quicalt