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Mickey mouse en palestine, ou les manipulations de memri

Manipulation et antisémitisme…

Par Wim de Neuter

C’était dans presque tous les journaux et ces images ont fait le tour du monde : une petite fille palestinienne parlant avec un clone de Mickey Mouse sur la chaîne de télévision du Hamas. Ils parlent du martyre, de la lutte armée et de “l’extermination des juifs”. Enfin, on en a la preuve : en Palestine, c’est à la télévision que l’on trouve l’antisémitisme le plus dégoûtant. Mais…

C’est qu’il y a un “mais” à ce récit. Brian Whitaker, journaliste du quotidien britannique réputé The Guardian, est parti à la recherche de l’origine de ces images et du commentaire qui les accompagnait (1). Et il a abouti au Middle East Media Research Institute, ou MEMRI.

Cette “organisation non gouvernementale indépendante”, qui a son siège à Washington, a fourni aux rédactions de la presse écrite et télévisée les images d’un programme pour enfants de la chaîne de télévision du parti palestinien Hamas. Dans le clip, on voit une gamine palestinienne en conversation avec une version orientale de Mickey Mouse. Le tout se déroule en arabe. Et la traduction anglaise a été fournie à titre gracieux et désintéressé par le MEMRI.

Mickey et la petite martyre

“Que pouvons-nous faire pour Al-Aqsa ?”, demande la souris à la fillette. Le prétendu Mickey Mouse suggère lui même la réponse en faisant le geste de tirer.

Mais la fillette répond : “Je vais faire un dessin”.

Traduction du MEMRI : “Je vais tirer”.

La souris insiste et demande : “Qu’allons-nous faire ?”

La petite répond en arabe : “Bidna nqawim”. Ce qui veut dire : “Nous allons résister”.

Traduction du MEMRI : “Nous allons nous battre”.

La souris poursuit : “Et après ?”

La petite Palestinienne répond “Bitokhoona al-yahoud” (“Les Juifs vont tirer sur nous” ou “Les Juifs tirent sur nous”).

Traduction du MEMRI : “Nous allons exterminer les Juifs”.

La souris a encore une question : “Nous allons défendre al-Aqsa de toute notre âme, de notre sang, n’est-ce pas ?”

Réponse de l’enfant : “Je serai une martyre” ou “Nous deviendrons des martyrs”.

Traduction du MEMRI : “Je commettrai le martyre”.

Le martyre fait hélas partie du quotidien des enfants palestiniens. Un martyr est toute personne qui a été tuée par l’armée d’occupation israélienne ou par les colons juifs. Et il y en a quotidiennement un certain nombre (on estime à 5.000 morts palestiniens depuis le début de la seconde Intifada en septembre 2000).

Mais le MEMRI transforme la réponse de la fillette en quelque chose de tout à fait différent : « commettre le martyre » signifie faire un attentat-suicide.

‘Eduquer à la haine’

Tout au long de ce récit - même en tenant compte des méchantes falsifications du MEMRI - un Occidental se posera la question : ce genre de conversation a-t-il sa place dans un programme pour enfants. Notre raisonnement est en gros le suivant : “Que les enfants restent des enfants et la dernière chose à faire pour un adulte est de faire du lavage de cerveau politique aux enfants”.

Que peut-on répondre à cela ? La seule chose à faire dans ce cas est de vouloir comprendre la situation dans sa globalité. La société palestinienne est, dans son ensemble, victime de l’occupation militaire israélienne. Toute la société israélienne est concernée par cette occupation, depuis la mobilisation politique de l’élite israélienne jusqu’au militarisme illimité de l’Etat. Même dans l’état juif, les enfants n’y échappent pas. Dans son livre remarquable “Les Emmurés” (2), le journaliste du Monde, Sylvain Cypel, en donne une série d’exemples choquants.

En décembre 2001, un réserviste de l’armée israélienne a apporté une liasse de lettres à la rédaction du Yedioth Aharonot, le journal le plus populaire d’Israël. Des dizaines de lettres que son unité avait reçues d’enfants de l’enseignement primaire.

“Cher soldat”, commençait une de ces lettres, “je dois vous demander une faveur : svp, tuez beaucoup d’Arabes. Je prie pour que vous rentriez sain et sauf à la maison. Faites-le pour moi : tuez-en au moins dix. Ne vous préoccupez pas des lois : un bon Arabe est un Arabe mort.” Un cas isolé ? Absolument pas. Sylvain Cypel raconte l’histoire d’Abraham Burg, l’ancien président du parlement israélien (la Knesset) et de l’”Agence juive”, un des piliers du projet colonial sioniste en Palestine. Burg lui a raconté une visite qu’il avait faite à un lycée : “Les élèves me disaient, ‘lorsque nous serons soldats, nous tuerons des vieillards, des femmes et des enfants. Nous voulons chasser les Arabes du pays, nous voulons les mettre dans des avions et les envoyer en Irak. Des centaines de milliers, des millions à la fois’. Et la plupart de leurs camarades de classe se sont mis à les applaudir”.

Cypel parle également de l’une des premières recherches sur la façon dont les Palestiniens sont décrits dans la littérature pour enfants en Israël. L’étude a été menée en 1985 par Adir Cohen, un pédagogue israélien réputé. Il a étudié 1.700 livres pour enfants parus après 1967. Dans 520 de ces livres, on donne une image très négative des “Arabes”. Dans 66% des livres, l’”Arabe” est présenté comme “violent”, dans 52% comme “méchant”, dans 37% comme un “menteur”. Cohen avait lu 34 livres pour enfants où l’”Arabe” apparaît comme un meurtrier. Et dans nombre de livres israéliens pour enfants, l”Arabe” est décrit avec les tendres qualificatifs de “serpent”, “bête”, “sale”, “sanguinaire”, “va-t-en-guerre”.

Le problème c’est qu’Israël et une bonne partie de la presse en Occident parlent, à raison mais surtout à tort, de l’ « antisémitisme » des Palestiniens et des Arabes, de l’éducation des Palestiniens qui “enseignent la haine à leurs enfants”. Quant au racisme de l’état d’Israël, de son enseignement, de ses médias et de ses éditeurs, on assiste à un chaste silence, dans toutes les langues.

La guerre psychologique

Des intellectuels palestiniens comme feu Edward Saïd ou son confrère algérien Mohammed Arkoun ont constamment mis en garde de ne pas faire du conflit palestino-israélien une guerre de religion et de bien faire la distinction entre sionisme et judaïsme, entre sionistes et juifs. Saïd le faisait parce qu’il voyait régulièrement dans le discours fondamentaliste dans le monde arabe et en Palestine des expressions d’un racisme anti-juif. Mais le problème est plutôt – et l’incident avec le clone palestinien de Mickey Mouse l’illustre bien – que l’antisémitisme est devenu partie intégrante de la guerre psychologique et de l’offensive idéologique de l’état d’Israël. Toute personne qui s’insurge contre la politique de l’état d’Israël se voit accusée d’antisémitisme. L’image que le monde occidental doit se faire du Moyen Orient est celle d’une horde d’antisémites fanatiques, qui complote non seulement contre l’état d’Israël mais aussi contre toute la civilisation occidentale. Les images du programme pour enfants de la chaîne de télévision du Hamas ont été manipulées, falsifiées et envoyées à travers le monde par le MEMRI.

Le MEMRI s’est trouvé un “créneau” important sur le marché (bon nombre de journalistes qui écrivent sur le Moyen Orient n’ont pas de connaissance ou une connaissance lacunaire de l’arabe, du persan et du hébreu). Le MEMRI fournit donc gracieusement des traductions anglaises de communiqués de presse du monde arabe, de l’Iran et d’Israël aux rédactions occidentales, aux politiciens, académiciens et autres personnes intéressées. Et l’institut peut compter sur des lecteurs très enthousiastes. Thomas Friedman, le célèbre éditorialiste du New York Times (que l’on peut lire aussi régulièrement dans les pages débat du quotidien flamand De Morgen) est un journaliste influent aux Etats-Unis, avec une opinion bien tranchée sur le Moyen Orient, très proche de celle de la Maison Blanche. Friedman a loué les services du MEMRI comme étant “d’une valeur inestimable”.

Le MEMRI est une composante redoutable de la machine de propagande israélienne, et n’est absolument pas digne de confiance en tant que fournisseur de textes. L’”Institut” a été créé en 1998 par Yigal Carmon et Meyrav Wurmser, deux “durs” du sionisme. Carmon comptait à l’époque une carrière de 22 ans au Mossad, le service de renseignements israélien. Il a aussi été conseiller pour la lutte contre le terrorisme auprès des premiers ministres israéliens Yitzhak Shamir (Likoud) et Yitzhak Rabin (Parti travailliste).

Meyrav Wurmser n’est pas une inconnue non plus. Elle est à la tête du Center For Middle East Policy (mieux connu sous le nom du Hudson Institute). Son ami Richard Perle est aussi membre du conseil d’administration de cet institut. Perle est une des figures principales du néoconservatisme américain et du lobby pro israélien américain, conseiller du Pentagone sous Ronald Reagan et George W. Bush fils.

Wurmser et Perl appartenaient en 1996 au club select qui avait rédigé, à la demande du premier ministre israélien Benyamin Nethanyahu (Likoud) le rapport stratégique ‘A Clean Break : A New Strategy for Securing The Realm’.

Ils y plaidaient pour une intervention militaire rapide contre l’Irak afin de renverser le régime de Saddam Hussein.

Dans un passé récent, le MEMRI s’était distingué avec des analyses en grande partie truquées de manuels scolaires palestiniens. Ces étudent entendaien démontrer que le lavage de cerveaux antisémite opéré par l’enseignement palestinien. La manipulation manifeste et les distorsions des textes arabes par le “service de traductions” du MEMRI sont devenues légendaires. Le Guardian britannique et le mensuel français Le Monde diplomatique ont attiré récemment l’attention sur quelques perles du MEMRI (3). Ainsi, le MEMRI avait traduit un article d’Halim Barakat, professeur à l’université de Georgetown, qui avait paru dans Al-Hayat, un journal arabe publié à Londres. Chaque fois que Barakat utilisait dans son texte les termes “sionistes” ou “sionisme”, le MEMRI le traduisait systématiquement par “juifs” et “judaïsme”.

Le titre ‘This monster created by zionism : autodestruction’ est devenu, dans la version du MEMRI, ‘Jews have lost their humanity’. Après que cet article ait paru sur le site web du MEMRI, le professeur Barakat a reçu une avalanche de mails haineux et sa démission de l’université de Georgetown a été demandée ouvertement. Le mufti de Jérusalem a eu droit, lui aussi, à un traitement de faveur du MEMRI. Dans un entretien, le religieux islamique devait répondre notamment à la question : “Quelle est votre attitude face aux activistes juifs qui bouclent la mosquée al-Aqsa à Jérusalem”. Le MEMRI a traduit la question de la façon suivante : “Quelle est votre attitude face aux Juifs ?”

La manipulation du programme télévisé pour enfants du Hamas n’est qu’un dernier exemple dans la série. Cette information a été reprise à travers le monde par les télévisions et les journaux. Des journaux flamands de qualité l’ont également relayée – presque sur une page entière dans De Morgen. On attend encore une rectification.

Journalistes, académiciens, et tous ceux qui seraient tentés de se baser sur des documents fournis par le MEMRI, sont avertis !

(1) Brian Whitaker, ‘Arabic under fire. A child on Hamas TV talked of annihilating the Jews… or did she ?’, The Guardian 15 mai 2007.

(2) Sylvain Cypel, ‘Les Emmurés. La société israélienne dans l’impasse’, La Découverte, Paris, 2005., p. 104 et p. 358. (voir www.uitpers.be, numéro 72, février 2006.)

(3) Brian Whitaker, ‘Selective MEMRI’, The Guardian, 12 août 2002. Mohammed El Ofi, ‘Désinformation à l’israélienne’, Le Monde diplomatique, septembre 2005.

http://www.intal.be/fr/printfriendl…


Article publié le 16 août 2007
Commentaires
  • Mickey Mouse s’appelle Farfour dans le feuilleton palestinien. Voir qui il est avant tout commentaire :

    http://fr.youtube.com/watch?v=3hTwD…

  • Et alors ? 16 août 2007 09:31

    Ça change quoi aux magouilles de MEMRI ?

  • et cette fin ? tu veux bien en parler ? Peut être que MEMRI n’a pas complètement tort

    http://fr.youtube.com/watch?v=z9lL8…

  • mickey mouse en palestine, ou les manipulations de memri 16 août 2007 15:29, par antineo cons

    MEMRI , LES INDYNAUTE CONNAISSENT …

    Revoir sur Indy Media Paris la traduction de l’article écrit par Brian Whitaker pour The Guardian en 2002 !
    http://paris.indymedia.org/article….

    LES MEMRI SONT AUSSI FIABLES QUE LA PRAVDA DU TEMPS DE STALINE .

    NE LE SAVENT PAS ENCORE MAIS ILS NOUS FONT BIEN RIGOLER

  • Si MEMRI se sent obligé de falsifier les traductions, c’est qu’il y a une bonne raison.

    MEMRI est aussi fiables que la Pravda du temps de Staline, Fox News du temps de Bush ou France Echos du temps de Sarkozy.

  • Merci de re-parler de la Pravda du temps de Staline. En effet, d’après Nicolas Lebourg :

    Le thème anti-impérialiste a intégré depuis déjà des années la question du conflit israélo-arabe. Les campagnes antisémites staliniennes se sont rapidement orientées sur l’antisionisme. Lors du procès Eichmann (1960-1961) la presse soviétique amalgame Israël et le IIIe Reich, accuse les Israéliens de s’être alliés à la RFA afin de provoquer la Troisième Guerre mondiale. En 1963, la publication soviétique Le Judaïsme sans fard représente des soldats de Tsahal affublés du faciès des caricatures antisémites mais portant croix gammées et casques à pointes. En 1969 Prudence : Sionisme, fantasmant sur l’alliance entre sionistes et nazis, et sur l’équivalence doctrinale entre sionisme et nazisme, est tiré à cinq cent mille exemplaires. Cette pente dialectique mènera l’URSS à être un producteur effréné de textes mêlant antisionisme et antisémitisme et, à la fin des années soixante-dix, le premier éditeur mondial d’écrits sur les complots des « sages de Sion ».

    La Pravda était donc un tissu d’insanités. Malheureusement, bien des productions filmiques arabes découlent de ces fameux Protocoles des Sages de Sion, comme le fameux feuilleton égyptien, "un cavalier sans monture", qui, finalement a été interdit d’antenne ici.

    Le fameux feuilleton pour enfant en découle aussi (voir les vidéos), alors, MEMRI n’a peut être pas complètement tort (bis), surtout, comme le souligne la Commission des droits de l’homme de l’ONU dans "Annexe (abrégé) à l’ "Appel Urgent" de la Journée des Droits de l’Homme, 10 décembre 2002", à propos de la réédition des protocoles :


    14. La ’solution finale’ est exposée dans la préface de cette édition arabe :

    "Ils (les Juifs) croient qu’ils sont le peuple élu de Dieu, retournant à la Terre Promise afin d’agir immoralement et de fomenter le désordre de toutes les façons possibles. Mais le cours inévitable de l’histoire, le Réveil arabe et musulman, ainsi que la Volonté de la Providence feront de (la destruction) d’Israël une leçon que tous les peuples de la terre verront. C’est ce que nous devons croire et enseigner à nos enfants, en nous efforçant de le réaliser et en demandant le succès à Allah le Sublime."

  • modération 16 août 2007 22:12, par modération

    Un commentaire n’apportant rien à la discussion à propos des divertissements pour enfants sur "la chaîne du hamas" et à leur "présentation" par le memri a été effacé.

  • Docteur Kwad-9 est trop bon de confirmer que MEMRI “n’a pas complètement tort (bis)”, sous-entendu de falsifier les traductions pour arriver à ses buts : caricaturer l’“axe du mal” pour mieux valoriser la pensée néocon américano-sioniste.

    “Ibrahim Hooper , membre du Conseil pour les Relations Americano Islamiques, a souligné dans le Washington Times que "MEMRI n’avait d’autres fins que de trouver les pires propos qui soient dans le monde musulman et de les diffuser aussi largement que possible " .

    “MEMRI pourrait arguer, bien sur ! qu’ils ne font celà que pour encourager la modération en donnant de flagrants exemples d’intolérance et d’extrémisme . Mais s’il en était ainsi on pourrait s’attendre à ce qu’il publie - par souci d’impartialité - les articles extrémistes des medias israeliens.”

    Voir ici

    Tout ça permet aux propagandistes comme Docteur Kwad-9 d’appliquer les méthodes MEMRI sur Indymedia : répondre sur le stalinisme et les Protocoles alors qu’il est le seul ici à en parler.

    Ça lui évite de répondre aux autres questions, comme les FALSIFICATIONS de MEMRI et l’OCCULTATION des textes intégristes et racistes des sionistes diffusés dans les médias et même dans les établissements d’éducation.

    Car ce n’est pas les intégrismes que dénonce MEMRI, mais uniquement l’intégrisme arabo-musulman, ce qui lui permet de promouvoir la SUPÉRIORITÉ occidentale et justifier par la même occasion sa prétention à dominer le monde.

    Je ne saurais trop recommander la lecture de Nurit Peled pour comprendre à quoi sert ce lavage de cerveaux relayé dans les médias par tous les MEMRI de la planète :

    “Depuis quarante ans maintenant, le racisme et la mégalomanie ont dicté nos vies. Depuis quarante ans, plus de quatre millions de personnes ne connaissent pas le sens de la liberté de circulation. Depuis quarante ans, les enfants palestiniens naissent et grandissent prisonniers dans leurs maisons que l’Occupation convertit en prison, privés de tous les droits auxquels les humains ont droit parce qu’ils sont humains. Depuis quarante ans, les enfants israéliens sont éduqués dans un racisme inconnu dans le monde civilisé depuis des décennies. Depuis quarante ans, ils ont appris à haïr leurs voisins simplement parce qu’ils sont leurs voisins, à les craindre sans les connaître, à voir dans un quart des citoyens de l’Etat un danger démographique et un ennemi intérieur, à voir dans les résidents des ghettos créés par la politique d’occupation un problème devant être résolu.

    Il y a seulement soixante ans, les juifs habitaient dans des ghettos et étaient vus dans les yeux de leurs oppresseurs comme un problème nécessitant d’être résolu. Il y a seulement soixante ans les juifs étaient enfermés derrière du béton armé et des murs électrifiés surmontés de miradors, et privés de la possibilité de vivre une vie ou d’élever leurs enfants dans la dignité. Il y a seulement soixante ans le racisme rançonnait le peuple juif. Aujourd’hui le racisme dirige l’Etat juif, piétine la dignité des gens et les prive de liberté, et nous condamne tous à vivre en enfer. Depuis quarante ans maintenant, la tête juive s’est incessamment inclinée devant le culte du racisme, tandis que l’esprit juif recherche les chemins les plus créatifs pour dévaster, détruire et démolir ce pays. Voilà ce qu’il reste du génie juif, qui est devenu israélien. La compassion juive, la miséricorde juive, le cosmopolitisme juif, l’amour de l’humanité et le respect de l’autre ont été oubliés. Leur place a été ravie par le racisme.”

    Nurit Peled-Elhanan, lauréate du Prix Sakharov du Parlement européen pour les droits de l’homme et la liberté de pensée.

    http://europalestine.com/article.ph…

  • exemple de mensonge ?

    Chaque fois que Barakat utilisait dans son texte les termes “sionistes” ou “sionisme”, le MEMRI le traduisait systématiquement par “juifs” et “judaïsme”.

    mais on le voit ici tous les jours, plusieurs fois la remarque en a été faite ! les antisionistes n’utilisent jamais le mot "israélien" mais "sioniste" et le mot "juif" est trop difficile à écrire et leur antijudaïsme serait trop voyant. MEMRI est direct et appelle un chat un chat et un sioniste (dans une bouche palestinienne ou antisioniste indymediesque) un juif.

    Quant à ce genre de remarque, si peu antijuive (?), justifier par la même occasion sa prétention à dominer le monde. on peut largement s’en passer !!!!!!

  • Ha, ha ! 17 août 2007 11:24

    Docteur Kwad-9 se dévoile de plus en plus !

    Les antisionistes n’emploient pas le mot juif parce qu’ils NE SONT PAS RACISTES, tout simplement ! Ils ne mettent pas dans le même sac les sionistes et les juifs. Ce sont les antisémites et les philosémites qui enferment les individus dans des catégories racistes.

    De même qu’il y a eu des Allemands antinazis, des Italiens antifascistes et des Russes antistaliniens, il y a des juifs ET des Israéliens antisionistes, c’est d’ailleurs ce qui défrise tant les néocons sionistes : ne pas pouvoir enfermer les gens dans des catégories hermétiques.

    Et à l’inverse, on peut affirmer que la GRANDE MAJORITÉ des sionistes ne sont pas juifs, le sionisme n’étant que le dernier avatar de l’impérialisme occidental. Israël n’existerait pas sans la volonté des Occidentaux de continuer sous d’autres formes le colonialisme et le pillage du tiers-monde.

    On en trouve d’ailleurs le meilleur exemple chez les évangélistes bushistes, à la fois ultrasionistes et profondément antisémites.

    MEMRI n’appelle certainement pas un chat un chat, mais au contraire veut nous faire prendre les chats pour des chiens. Et son disciple Kwad-9 est à bonne école : la phrase “promouvoir la SUPÉRIORITÉ occidentale et justifier par la même occasion sa prétention à dominer le monde” devient chez lui une attaque contre les juifs !

    Bravo élève Kwad-9, vous aurez 19/20 !

  • La croisade que mène Whitaker depuis 2002 au moins contre MEMRI est du genre de la colline qui accouche d’une souris.

    J’y reviendrai.

    En attendant :

    "Nobody, so far as I know, disputes the general accuracy of Memri’s translations / Personne, à ma connaissance, ne remet en question l’exactitude des traductions du Memri" (Whitaker, en 2002 - à l’époque ses tentatives de prendre MEMRI en défaut étaient restées vaines)

    "The curious thing about all this is that Memri’s translations are usually accurate / Ce qui est étonnant dans tout ça c’est que les traductions de Memri sont habituellement exactes" (Whitaker, 2007, dans son article à propos de Farfour et la fillette).

    Mais encore une fois, on y reviendra.

  • de plus.... 17 août 2007 13:35, par ahad haam

    ne connaissant pas l’arabe, je n’ai aucune preuve que la traduction de Brian Whitaker soit plus correcte que celle du Memri

    et effectivement, même ceux qui dénigrent la partialité de Memri ne remettent pas en cause la qualité de ses traductions

    je n’ai entendu en outre aucun media arabe remettre en cause l’exactitude de la traduction de Memri

    par ailleurs ce dessin animé est bien dans la lignée de l’ideologie officielle du hamas telle qu’elle apparait dans sa charte ( appel au meurtre des juifs, protocoles des sages de sion etc)

  • Ha, ha ! (bis) 17 août 2007 21:34

    Docteur Kwad-9 est-il à ce point en perte d’inspiration qu’il fait venir à la rescousse ses deux brillants acolytes ?

    On fait confiance à MEMRI au niveau des compétences linguistiques, il a les moyens de se payer les meilleurs traducteurs. Ce qu’on lui reproche, c’est ses falsifications, qui sont d’autant moins excusables qu’on ne peut pas les mettre sur le compte d’une erreur.

    Whitaker explique très bien la stratégie de MEMRI, qui est d’abord dans la sélection des articles dans le sens de la propagande américano-sioniste, mais qui n’hésite plus maintenant à les falsifier pour accélérer encore les choses. La traduction de Farfour en est un bel exemple.

    Il n’y a pas besoin d’être très fort en langues pour remarquer quand on remplace sioniste ou israélien par juif, mais le trio de néocons est tellement habitué à utiliser lui-même ces méthodes qu’il ne comprend même pas que tout le monde le remarque.

    “Ainsi, le MEMRI avait traduit un article d’Halim Barakat, professeur à l’université de Georgetown, qui avait paru dans Al-Hayat, un journal arabe publié à Londres. Chaque fois que Barakat utilisait dans son texte les termes “sionistes” ou “sionisme”, le MEMRI le traduisait systématiquement par “juifs” et “judaïsme”.

    Le titre ‘This monster created by zionism : autodestruction’ est devenu, dans la version du MEMRI, ‘Jews have lost their humanity’. Après que cet article ait paru sur le site web du MEMRI, le professeur Barakat a reçu une avalanche de mails haineux et sa démission de l’université de Georgetown a été demandée ouvertement. Le mufti de Jérusalem a eu droit, lui aussi, à un traitement de faveur du MEMRI. Dans un entretien, le religieux islamique devait répondre notamment à la question : “Quelle est votre attitude face aux activistes juifs qui bouclent la mosquée al-Aqsa à Jérusalem”. Le MEMRI a traduit la question de la façon suivante : “Quelle est votre attitude face aux Juifs ?”

    MEMRI est bien une entreprise de propagande au service des Américains et des sionistes, et même les tentatives diversion de notre grande comique de 17:41 n’arriveront pas à le cacher.

  • sauf que : 17 août 2007 22:08, par ahad haam

    "This monster created by zionism : autodestruction’

    ca ne fait que reproduire un extrait de cet article

    "mickey mouse en palestine, ou les manipulations de memri"

    ni sur la source*

    http://www.intal.be/fr/article.php?…

    ni sur le site originel, ni nulle part ailleurs, on ne trouve de lien vers l’article de al hayat

    par ailleurs memri traduit correctement le titre d’al hayat

    voir sur son site

    "In an article published in the London-based Arabic daily Al-Hayat,[1] titled "The Wild Beast that Zionism Created : Self-Destruction"

    et :

    "Jews have lost their humanity" est présenté par Memri comme une citation de l’article, pas comme son titre

    http://memri.org/bin/articles.cgi?P…

    bon, faudra trouver mieux pour être convaincant sur Memri…

  • le bon lien 17 août 2007 22:31, par ahad haam

    le bon lien pour l’article de memri cité dans mon commentaire précédent :

    http://memri.org/bin/articles.cgi?P…

  • décidément.... 17 août 2007 22:42, par ahad haam

    j’espere que ce lien ci fonctionnera :

    http://www.campus-watch.org/article…

  • et la confirmation... 17 août 2007 23:09, par ahad haam

    "Barakat however, did not provide evidence of specific mistranslated words, or provide a complete translation of the disputed article in English."

    barakat, toutefois, ne produisit pas d’évidence pour des mots qui auraient spécifiquement mal traduits, pas plus qu’une traduction complete en anglais de l’article controversé

    http://www.search.com/reference/Mid…

  • Mon pauvre tartuffe… 18 août 2007 00:16

    “bon, faudra trouver mieux pour être convaincant sur Memri…”

    On ne aurait mieux dire : il faudra trouver mieux qu’une marionnette habituée à faire le grand écart entre L’Arche, MEMRI, proche-orient.info, desinfos ou La Paix maintenant.

    Qui sera étonné de voir le tartuffe voler au secours de MEMRI ?

    Encore un témoignage sur cette officine raciste d’extrême droite, qu’on trouve non pas sur un site antisémite ou négationniste, mais dans le Monde diplo :

    Désinformation à l’israélienne

    La stupéfiante condamnation pour antisémitisme d’Edgar Morin, de Sami Naïr et de Danièle Sallenave par un tribunal français fait écho à la campagne que certaines agences organisent pour étouffer toute critique de la politique israélienne. Parmi celles-ci le Memri, qui présente l’essentiel des journalistes des médias arabes et musulmans comme des fanatiques antioccidentaux et antisémites.

    Par Mohammed El Oifi

    Quelques extraits significatifs sur les méthodes du MEMRI :

    […] Toute l’opération tient dans la sélection des textes et des séquences que l’institut choisit de traduire. Il a tendance à présenter comme majoritaires des courants d’idées très minoritaires dans la presse et les médias arabes. Ainsi, le lecteur non arabophone qui se contenterait de la lecture de ces traductions aurait l’impression que les médias arabes sont dominés par un groupe d’auteurs fanatiques, antioccidentaux, antiaméricains et violemment antisémites que combattraient quelques braves mais rares journalistes, que le Memri qualifie de « libéraux ou progressistes ».

    […] depuis la guerre du Liban et la première Intifada (1987-1993), l’image internationale d’Israël s’est fortement dégradée. Pour tenter de regagner une partie du terrain perdu, le Memri cherche à noircir les Arabes et les musulmans aux yeux des Occidentaux, en les présentant comme haineux et fanatiques.

    […] Le colonel Carmon dispose d’un solide ancrage en Israël. Arabophone, il a conseillé en contre-terrorisme deux premiers ministres, M. Itzhak Shamir et Itzhak Rabin. Il bénéficie de surcroît de solides soutiens à Washington – il s’est d’ailleurs associé avec Mme Meyrav Wurmser, une ancienne du Memri, qui dirige le département Proche-Orient au Hudson Institute, proche des néoconservateurs américains. Le Memri bénéficie enfin de nombreux donateurs, parmi lesquels la Lynde and Harry Bradley Foundation, la plus importante fondation de la droite américaine.

    Le Memri a pris en otage les libéraux arabes en construisant l’étrange catégorie de « journaliste arabe libéral ou progressiste ». Pour appartenir à cette dernière, il faut : se prononcer contre toute forme de résistance armée dans le monde arabe, et en particulier en Palestine et en Irak ; dénoncer le Hamas et le Hezbollah ; critiquer Yasser Arafat ; plaider pour le « réalisme », c’est-à-dire l’acceptation du rapport des forces et donc de la domination étrangère ; se montrer favorable aux projets américains au Proche-Orient ; inciter les Arabes à faire leur autocritique et à renoncer à la « mentalité du complot ».

    Le candidat à cette étiquette doit aussi afficher une hostilité sans faille au nationalisme et à l’islam politique, voire son mépris pour la culture arabe. Sa critique doit viser avant tout les religieux et, plus généralement, les sociétés qui seraient en retard par rapport à des dirigeants arabes éclairés. Il lui faut faire l’éloge des libertés individuelles, sans toutefois insister sur les libertés politiques et encore moins sur la souveraineté nationale. Quand il traite de la réforme politique, le « journaliste arabe libéral ou progressiste » visera avant tout les régimes républicains, en particulier l’Irak d’avant l’occupation américaine, la Syrie ou l’Egypte : pas question, en revanche, d’évoquer la réforme politique en Arabie saoudite. Rien d’étonnant à cela, considérant que la majorité des professionnels chers au Memri s’exprime essentiellement dans la presse financée par certains princes ou hommes d’affaires saoudiens (8).

    Sur l’honnêteté du MEMRI :

    L’institut est souvent attaqué sur la qualité – parfois même l’honnêteté – de ses traductions. Ainsi, après les attentats de Londres du 7 juillet 2005, il a traduit des extraits de l’émission « Plus d’une opinion » d’Al-Jazira à laquelle participait M. Hani Al-Sebai, un islamiste vivant en Grande-Bretagne. Ce dernier a déclaré, à propos des victimes : « Il n’existe pas de terme dans la jurisprudence islamique pour désigner les “civils”. Le Dr Karmi [un autre invité] est avec nous et il a l’habitude de la jurisprudence islamique. Il existe les catégories de “combattant” et “non-combattant”. L’islam est contre le meurtre d’innocents. Selon l’islam, un innocent ne peut être tué. » Traduction du Memri : « Le terme de “civil” n’existe pas dans la loi religieuse musulmane. Le Dr Karmi est avec nous et je suis là et je connais la loi religieuse. Il n’existe pas de “civil” au sens occidental moderne du terme. Les gens appartiennent ou non au dar al-harb. »

    On notera l’introduction de cette formule contestée de dar al-harb (littéralement : la maison de la guerre (9)), que l’intervenant n’avait pas utilisée. En pleine bataille antiterroriste en Grande-Bretagne, cet ajout induit l’idée que, dans la « maison de la guerre », tout serait permis. Au passage, le Memri a supprimé de sa traduction la condamnation par M. Al-Sebai de tout assassinat d’innocents…"

    A lire absolument :

    http://www.monde-diplomatique.fr/20…

  • à propos des traductions : les exemples donnés sont déjà des traductions. Pour être honnête, il faut partir du texte original.

    ’ Traduzione tradizione ’’

    Ce qu’est traduire par Jacques Nieuviarts

    La linguistique aide à comprendre l’acte de traduction, et elle aide à comprendre en particulier que l’on ne traduit pas des ’’ choses ’’, mais des idées. D’où cette distinction qui s’est peu à peu imposée entre ’’ langue-source ’’ et ’’ langue-cible ’’, puis, plus globalement, entre ’’ milieu-source ’’ et ’’ milieu-cible ’’. Le premier est celui dont provient et auquel s’adressait l’original. Le second est celui dans lequel s’inscrit et auquel s’adresse le traducteur.

  • mickey mouse en palestine, ou les manipulations de memri 18 août 2007 10:37, par ANTINEOCONS

    REPONSE A :

    "J’ESPERE QUE CE LIEN CI FONCTIONNERA :

    http://www.campus-watch.org/article…"

    Eh oui ! On a les amis qu’on mérite . Quand A.H le Tartuffe, caviardeur permanent des Net Alters francophones, vient à la rescousse de MEMRI il appelle au secours « Campus Watch » fondé par Daniel Pipes, le nouveau Mac Carthy U.S qui a fait établir une Liste Noire des professeurs d’Universités U.S. qui osent n’avoir pas une position inconditionnellement pro-Likud dans leurs cours sur le Moyen Orient . Son invite à la délation des profs en question a même fait quelque bruits aux USA. Pour nous, Daniel Pipes s’est rappelé à nous lors de la campagne européènne du Jylland Posten et ses caricatures de Mahomet menée par Flemming Rose, un de ses amis .

    Le Monde Diplo a diffusé depuis un moment des infos sur Campus Watch faciles à trouver sur son site :

    -http://www.monde-diplomatique.fr/20…

    - http://www.monde-diplomatique.fr/20…

    - Daniel Pipes « Croisés, de père en fils »Dominique Vidal

    http://www.monde-diplomatique.fr/20…

    Bref c’est à un voyage dans le pays des réducteurs de tête de la Hasbara Propaganda que nous invite en permanence notre Tartuffe en chef : quand ce n’est pas CAMERA (http://www.camera.org), Giyus (www.giyus.org), GUYSEN c’est Campus Watch.

  • Pour les profs de linguistique 18 août 2007 11:30

    qui n’ont pas encore compris que leurs ficelles sont tellement grosses qu’on n’a pas besoin d’avoir fait des études pour découvrir la supercherie :

    Un autre exemple des méthodes MEMRI :

    “Le professeur Halim Barakat, de l’université Georgetown (New York), aux Etats-Unis, a fait, lui aussi, les frais de ces méthodes. L’article qu’il a écrit dans le quotidien londonien Al-Hayat sous le titre « Ce monstre créé par le sionisme : l’autodestruction » a été reproduit par le Memri, explique son signataire, sous « un titre incitant à la haine : “Jews Have Lost Their Humanity” [Les juifs ont perdu leur humanité]. Ce que je n’ai pas dit… Chaque fois que j’écrivais “sionisme”, le Memri remplaçait par “juif” ou “judaïsme”. Ils [le Memri] veulent donner l’impression que je ne suis pas en train de critiquer la politique israélienne et que ce que je dis, c’est de l’antisémitisme ». A peine cette traduction mise en ligne sur le site du Memri, l’auteur a reçu « des lettres de menaces » dont « certaines disent que je n’ai pas le droit d’enseigner dans les universités » – il a enseigné plus de trente ans –, « que je n’ai pas le droit d’être professeur et que je dois quitter les Etats-Unis… (10) ».

    En juin 2004, le Memri a déclenché une violente campagne contre la visite à Londres du cheikh Al-Qardaoui. Pour en avoir le cœur net, le maire, M. Ken Livingstone, a commandé une étude, au terme de laquelle il a conclu que cette offensive s’inscrivait, « à l’évidence, dans une vague d’islamophobie visant à empêcher un dialogue entre les opinions de musulmans progressistes et l’Occident ». L’étude demandée, précisait-il, a couvert « les 140 ouvrages que le Dr Al-Qardaoui a écrits. Et les résultats furent très choquants. Presque tous les mensonges qui déformaient les sermons du Dr Al-Qardaoui proviennent d’une organisation appelée Memri, qui prétend être un institut de recherche objectif ». Or, concluait M. Livingstone, « nous avons découvert que cet institut est dirigé par un ancien officier du renseignement israélien, le Mossad. Et il déforme systématiquement les faits, pas uniquement ce que dit le Dr Al-Qardaoui, mais ce que disent beaucoup d’autres savants musulmans. Dans la plupart des cas, la déformation est totale, c’est pourquoi j’ai publié ce dossier (11) ».

    http://www.monde-diplomatique.fr/20…

  • Un mot peut en cacher un autre 18 août 2007 14:15

    Le mot "juif" est souvent remplacé par autre chose dans le discours anti-"sioniste".

    Par exemple, lorsque Diana Johnstone écrivait (à propos de Dieudo) en clair et sans décodeur "Jewish organizations were largely successful in forcing theaters around France…", la version française largement diffusée sur les sites alters préférait traduire par "Les organisations sionistes ont réussi à forcer les salles un peu partout en France…"

    Parfois, c’est le mot "israélien" qui est utilisé : "Depuis de longues années, les Israéliens bouleversent le monde sous prétexte de combattre ce qu’ils nomment "antisémitisme contre les Juifs". Pour entériner cette version qu’ils ont inventée depuis l’officier français Dreyfus, ils ne s’arrêtent pas devant la recherche, même dans les pages des livres saints d’autres peuples, d’expressions incitant selon eux à l’"antisémitisme" ou incitant les gens contre eux " (extrait d’un article publié sur ISM) [est-il nécessaire de rappeler que l’affaire Dreyfus a eu lieu bien avant la refondation d’Israël ?]

    Techniquement, il convient de traduire "zionist" par "sioniste", et "israeli" par "israélien". Si Memri a omis de le faire à certaines occasions, c’est un tort. Dans le cas ou les mots "sioniste" et "israélien" sont utilisés en lieu et place de "juif", il vaudrait mieux traduire correctement ces termes, quitte à placer une note explicative pour les lecteurs qui ne connaissent pas bien les trucs et astuces des auteurs anti-"sionistes".

  • modération 18 août 2007 18:00, par modération

    Plusieurs commentaires n’apportant rien à la discussion à propos des divertissements pour enfants sur "la chaîne du hamas" et à leur "présentation" par le memri ont été effacés.

  • Ha, ha ! (ter) 19 août 2007 23:39

    Notre docteur en linguistique n’en laisse pas passer une ! en plein dans une discussion sur les magouilles de MEM RI et son détournement des mots, il n’a pas peur de nous en placer une bien bonne :

    “l’affaire Dreyfus a eu lieu bien avant la “refondation” d’Israël”

    Rien que de lire ça nous laisse imaginer le reste du commentaire et son sérieux. On pourrait lui rétorquer que la propagande sioniste a commencé “bien avant la création de l’Etat raciste”. Mais est-ce bien nécessaire ?

    Il est assez cocasse de reprocher aux antiracistes français d’employer l’expression “organisations sionistes” au lieu d’“organisations juives”, alors que le mot juif a été rendu tabou par les lobbyistes pro-israéliens en France et qu’ils n’attendent qu’une occasion pour exercer leur rôle d’inquisiteurs.

    Dans les pays anglo-saxons il n’y a pas ce tabou et les expressions lobby juif ou organisation juive ne choquent personne, dans la mesure où elles sont employées essentiellement par les lobbyistes eux-mêmes.

    Bien que certains néocons essaient de les introduire en France, mais exclusivement à leur usage personnel.

    Voir Dominique Vidal (Les pompiers pyromanes de l’antisémitisme) dans Le Monde diplo :

    « Lobby juif ». Jusqu’à présent, en France, seule l’extrême droite utilisait cette expression qui, en deux mots, résume tous les fantasmes antisémites : la finance juive, les médias juifs, le pouvoir juif, bref une version modernisée des Protocoles des sages de Sion. Or voilà que, pour la première fois, on la retrouve sous la plume d’une personnalité juive : Elisabeth Schemla, fondatrice du site proche-orient.info après avoir été rédactrice en chef au Nouvel Observateur, puis collaboratrice de Mme Edith Cresson à Bruxelles, auteure enfin d’un livre fort peu critique – c’est un euphémisme – à l’égard du général Ariel Sharon.

    Proche-orient.info n’a pas peur du grand écart : ce site prône en effet une laïcité intransigeante tout en défendant des démarches communautaires. Mais, le 25 février 2004, dans son éditorial, sa directrice est tombée… du côté où elle penchait. Après avoir salué pêle-mêle l’annonce (d’ailleurs prématurée) de la non-diffusion en France du film La Passion du Christ, de Mel Gibson, le refus de l’Olympia d’accueillir le spectacle du comique Dieudonné et l’interdiction faite à Mme Leila Shahid, déléguée générale de Palestine en France, de prendre la parole dans un collège niçois, elle commentait : « Ce sont des organisations françaises juives qui ont coup sur coup conduit la bagarre et, au nom de la République, ont obtenu gain de cause, après de nombreuses autres victoires durant l’année 2003. » Et d’ajouter : « Des personnalités prestigieuses et prétendument toutes-puissantes laissent la place à des responsables, des associations et des institutions qui savent de mieux en mieux se faire entendre des pouvoirs publics. » Titre de cette ardente défense et illustration de la censure : « En France, naissance d’un lobby juif au sens plein et respectable du terme »…

    Quelques jours auparavant, un collaborateur du site en question, Sylvain Attal, publiait un livre, dont l’ultime chapitre s’intitule : « Un lobby ? Chiche ! » « Jusqu’ici, écrit-il, les représentants de la communauté juive se sont montrés réticents ou franchement hostiles à cette idée, craignant qu’elle n’alimente l’antisémitisme, ou au moins le reproche de communautarisme. Aujourd’hui, il semble qu’ils aient évolué. [Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF)] Roger Cukierman affirme ne pas être effarouché par l’idée : “S’il y a un lobby, c’est parce que nous sommes attaqués.” » Et Attal d’énoncer les succès remportés par ledit lobby, en France comme à l’échelle de l’Union européenne. Un exemple : Mme D., « une lobbyiste évoluant dans le milieu de l’industrie, pro-israélienne convaincue », aurait contribué à empêcher le Quai d’Orsay de nommer à Tel-Aviv un ambassadeur jugé pro-arabe. « Circonstance aggravante à ses yeux, il est marié à une musulmane d’origine algérienne »…

  • "juif", c’est comme "homo" : dans la bouche d’un antisémite ou d’un homophobe, cela devient une injure (peut-être pour ça que le/la traducteur/trice de Johnstone a opté pour "sioniste" dans sa traduction).

    En soi, un "lobby juif" n’a rien que de très noble, mais dans le passé de la France cette expression était souvent utilisée de manière très négative, et elle le reste encore de nos jours (il suffit de voir le mépris ou la haine avec laquelle les expressions "lobby juif" ou "lobby sioniste" sont vilipendées par certain/e/s).

    Schemla et d’autres pensaient visiblement que le temps était venu de ne plus se laisser dicter notre vocabulaire par les judéophobes.

  • c’est très amusant de retrouver des querelles sur l’évolution des expressions.

    Il faut donc accepter sans barguigner que "lobby sioniste" évolue en "lobby juif". Alors pourquoi certain-e-s refusent l’évolution de "sionisme" en continuant à affirmer que le "sionisme est une idéologie", alors que d’autres affirment que l’évolution veut que "sionisme" signifie "pro-un état israélien" et qu’il y a plusieurs sionismes, suivant que les gens sont de gauche ou de droite.

    L’évolution linguistique serait-elle réservée à une catégorie de personnes et pas à d’autres ?

  • Le jésuitisme des néocons 21 août 2007 11:04

    "juif", c’est comme "homo" : dans la bouche d’un antisémite ou d’un homophobe, cela devient une injure”

    On est prévenus : qu’on dise juif ou qu’on dise sioniste, comme c’est les néocons qui s’attribuent le droit de dire qui est antisémite et qui ne l’est pas, on sera accusés de la même manière quel que soit le mot utilisé. C’est tellement gros que ça risque de passer…

    A titre d’illustration : Edgar Morin a choisi d’utiliser le mot juif dans un de ses articles pour dénoncer les crimes contre l’humanité d’Israël, pensant sans doute que n’importe quel lecteur serait capable de comprendre ce qu’il voulait dire et que personne n’aurait la bêtise de prendre ça pour de l’antisémitisme.

    C’était sans compter sur la crapulerie des néocons, qui l’ont bel et bien traîné devant les tribunaux pour antisémitisme. Le texte en question :

    “On a peine à imaginer qu’une nation de fugitifs, issue du peuple le plus longtemps persécuté dans l’histoire de l’humanité, ayant subi les pires humiliations et le pire mépris, soit capable de se transformer en deux générations en “peuple dominateur et sûr de lui” et, à l’exception d’une admirable minorité, en peuple méprisant ayant satisfaction à humilier."

    "Les juifs d’Israël, descendants des victimes d’un apartheid nommé ghetto, ghettoïsent les Palestiniens. Les juifs qui furent humiliés, méprisés, persécutés, humilient, méprisent, persécutent les Palestiniens. Les juifs qui furent victimes d’un ordre impitoyable imposent leur ordre impitoyable aux Palestiniens. Les juifs victimes de l’inhumanité montrent une terrible inhumanité.”

    On voit bien où veulent en venir les néocons : appliquer les mêmes méthodes à Indymedia en traitant d’antisémites tous les antisionistes.

    D’ailleurs, ils le disent assez ingénument : “En soi, un "lobby juif" n’a rien que de très noble”. Aucun lobby n’est noble, et dire ça dans un média alter est d’un culot monstrueux ! Les idéologues de l’unicité n’ont aucune décence en prétendant que le lobby juif pourrait faire exception.

    “le temps était venu de ne plus se laisser dicter notre vocabulaire par les judéophobes”

    On ne saurait être plus clair : seuls les néocons sionistes ont le droit d’employer les mots juif, israélien, sioniste ou lobby. Les autres sont des antisémites, qu’on se le dise !

  • "Aucun lobby n’est noble"

    Y compris les lobbies pédégouines ? Y compris le lobbying en faveur des droits des Black Americans dans les années 50-60-70 ? Y compris le lobby arabe dont Saïd rêvait pour les States ? Y compris le CAIR ? Y compris les lobbies anti-israéliens français, qui manifestent et pétitionnent dès qu’ils voient le mot "Israël" dans une conférence ?

  • Aucun lobby n’est noble, surtout pour soutenir des idéologies racistes.

    Le lobbying, c’est exactement le contraire de la fraternité et de la résistance. Les puissants et les favorisés se regroupent pour l’être plus encore et pour mieux écraser les autres.

  • London editor prays for nuclear attack on Israel

    "Le rédacteur en chef d’un quotidien en langue arabe publié à Londres a déclaré dans une interview à la télé libanaise [le 27 juin 2007] qu’il irait danser à Trafalgar Square si les missiles iraniens frappaient Israël".

    "Si les missiles iraniens frappent Israël, par Allah j’irais à Trafalgar Square et danserait de joie"

    "Bari Atwan a fondé le quotidien pan-arabe [Al-Quds al-Arabi] à Londres en 1989. Le journal tire actuellement à 50.000 exemplaires environ. [Bari Atwan] est également un commentateur régulier sur Sky News et BBC News 24"

    Qui donc "cherche à noircir les Arabes et les musulmans aux yeux des Occidentaux, en les présentant comme haineux et fanatiques" ? Les traducteurs, ou bien ceux qui tiennent des propos de ce genre ? Quel est le but de Whitaker ou du Monde Diplo (cité dans un commentaire précédent) ? Informer, ou camoufler tout ce qui n’apporte pas d’eau à leur moulin anti-israélien ?

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