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Les scientifiques le disent : la dénatalité ou la mort

La dénatalité ou la mort.

« Maintenant, c’est plus seulement Pièces et main d’œuvre qui le dit, c’est Nature. » Ainsi parlaient des chercheurs, il y a quelques jours dans les couloirs de la fac d’Orsay. Ils avaient tort. Bien d’autres, depuis des décennies, prophètes de malheur et oiseaux de mauvais augure, annoncent l’effondrement écologique et ses effets catastrophiques pour l’humanité. Mais pour éveiller l’attention d’universitaires diplômés et des médias, il fallait la caution - tardive – de la plus prestigieuse revue scientifique du monde.

Le 7 juin 2012, la revue Nature a publié une synthèse signée d’une vingtaine de chercheurs internationaux (spécialistes en paléontologie, biologie, géosciences, géographie, biochimie, géologie, biodiversité, entre autres, mais aussi « écoinformatique et écologie computationnelle »), intitulée « Approching a state shift in Earth’s biosphere », nous alertant d’un proche basculement de la biosphère, irréversible et brutal.

Entre les fous de la croissance et de l’emploi, et les aspirants à la tyrannie écolo-technicienne, quelle place est la nôtre ?

Pour lire le texte intégral :
http://www.piecesetmaindoeuvre.com/…

Merci de faire circuler,
Pièces et main d’oeuvre


Article publié le 14 octobre 2012  Auteur : PMO
Commentaires
  • Quelle conclusion ! 16 octobre 2012 10:27, par VSGCI

    Je dois dire que la conclusion de Pièces et Main-d’œuvre face au constat - réel - de dégradation de l’environnement est assez peu ragoûtante :

    Partage de la pénurie.
    Grève du gaspillage.
    Grève des ventres

    Petit problème : le capitalisme est déjà en train de mettre ce programme en place ! La crise va nous amener de plus en plus à gérer la pénurie - ce qui a TOUJOURS été une réalité dans le capitalisme, mais pas sous la forme que présentent les « Luddites » : je crois pouvoir affirmer que l’abondance n’a jamais concerné qu’une petite partie de la population !

    Quant à faire la « grève des ventres », que les Luddites aillent en Ethiopie ou dans les campagnes chinoises, ils verront que leur mot d’ordre est d’ores et déjà appliqué… par la bourgeoisie !

    Donc, le problème se situe dans les causes de la catastrophe décrite par le texte. Lui nous affirme que c’est la technologie en soi qui est le problème. L’ennui, c’est que produire sans détruire l’environnement, on sait techniquement faire. La bonne question est : pourquoi ne le fait-on pas ?

    Les marxistes ont toujours affirmé que le problème n’est pas la technologie, mais les rapports sociaux de production capitalistes. Du reste, il semble clair que sans affronter politiquement le capitalisme, on ne l’empêchera pas de continuer à dévaster l’environnement. J’aimerais par exemple savoir comment Pièces et Main-d’œuvre compte mettre son programme en œuvre…

  • Quel commentaire ! 28 octobre 2012 12:29

    On sait que Marx prévoyant, avec sa lucidité habituelle, quels désastreux disciples se réclameraient de lui, avait pris la précaution de déclarer peu avant sa mort, "moi, en tout cas, je ne suis pas marxiste".

    La réalité décrite par l’étude de "Nature" citée dans le texte de PMO, est effectivement moins que ragoûtante. La faute en revient à la société industrielle, qu’elle soit capitaliste ou communiste. Comme l’ont compris ces ouvriers de l’Ilva, évoqués dans un autre texte en ligne sur Indymedia Lille : "La mort à Tarente".

    Comme l’écrit PMO en introduction à ce texte, sur son propre site : "ces ouvriers se battent aussi contre les syndicats. Quand leurs dirigeants nationaux sont venus à Tarente, cet été, le 2 août 2012, des ouvriers les ont hués, chassés, et ont pris la tribune. C’est que les syndicats se battent pour l’Ilva, pour l’usine et l’emploi, dont ces ouvriers ne veulent plus. Les syndicats se battent pour le salaire et, parfois, pour l’amélioration des conditions de travail des ouvriers. Non pour la disparition de la classe ouvrière. S’il y avait eu des syndicats d’esclaves, ils auraient combattu de toutes leurs forces l’abolition de l’esclavage. Or, la meilleure chose qui puisse arriver à la classe ouvrière, c’est de disparaître. Pour devenir quoi ?

    A Tarente, certains pensent l’après-Ilva, les activités à venir, le gagne-pain, restaurer la vieille ville et les ruines grecques, retourner à la mer… Dans le Manifeste du Parti communiste, Marx et Engels critiquent ces briseurs de machines qui attaquent "non seulement les rapports bourgeois de production", mais "les instruments mêmes de production" ; "ils anéantissent les marchandises étrangères en concurrence, ils cassent les machines, ils mettent le feu aux usines, ils cherchent à reconquérir la position périmée de l’ouvrier du Moyen-Age."

    Il n’y a rien de plus périmé aujourd’hui que la société industrielle - dont les ravages menacent l’humanité jusque dans sa survie - sinon les souteneurs du parti industriel : libéraux ou communistes."

  • Une perspective sociale réelle 29 octobre 2012 07:43, par VSGCI

    « La faute en revient à la société industrielle, qu’elle soit capitaliste ou communiste ».

    J’aimerais savoir de quoi parle le commentateur précédent quand il nous avance qu’il existe une « société industrielle communiste ». Cette société n’a pas pu être pour quoi que ce soit dans le désastre écologique actuel, vu qu’il n’y a JAMAIS eu de société communiste nulle part ! Si le commentateur précédent pense à l’URSS ou à d’autres pays du même bord impérialiste, ces pays ont toujours été capitalistes, parce que les rapports de production salariés et la loi de la valeur y ont toujours été présents.

    Quand on veut citer Marx, il faut aller un peu plus loin, et constater que Marx a toujours expliqué que le capitalisme, mode de production anarchique par essence, est capable de tout pour faire du profit, et que d’ores et déjà à l’époque de Marx les dégâts sur l’environnement et la santé des populations laborieuses étaient énormes. Mais on peut même remonter plus loin : toutes les sociétés de classe ont toujours dévasté l’environnement pour leurs besoins. Où sont passées les forêts gauloises décrites par Jules César ?…

    Quand un bulldozer détruit la forêt vierge, le responsable est-il le bulldozeret le conducteur, comme le pensent les Luddites de Pièces et Main-d’Œuvre ou… le bourgeois qui possède le bull et salarie le conducteur, et le système économique capitaliste dont la logique préfère détruire la forêt vierge que ne pas y faire de profit ?

    Non seulement Marx a parfaitement raison de dire que les Luddistes de son époque, anciens artisans, voulaient revenir à l’époque bénie où ils étaient indépendants et couverts par la corporation, c’est-à-dire au Moyen-Âge, mais il a toujours posé la question en termes de rapports de production ; l’industrie a permis de produire de quoi nourrir une population en très forte croissance, de soigner les hommes à grande échelle, de développer les communications à un niveau jamais vu. Elle a permis une connaissance de notre univers sans précédent, la destruction théorique de l’illusion religieuse, la possibilité de la fin du règne de la nécessité.

    Le capitalisme utilise l’outil industriel pour faire du profit et accumuler du capital, et n’a pas d’autre horizon. Le jour où nous renverserons ce système barbare et décadent, nous aurons la possibilité d’enfin pouvoir utiliser l’industrie pour satisfaire les besoins humains, y compris pour restaurer l’environnement dévasté par le capitalisme.

    De toutes les façons, quel avenir les Luddites ont-ils exactement à nous proposer ? C’est une chose de critiquer l’industrie, mais si c’est pour avoir la misère capitaliste sans quoi que ce soit d’autre… Aux dernières nouvelles, les Luddites n’ont pas dit qu’ils voulaient renverser le capitalisme…

  • Bof 29 octobre 2012 14:39, par Agricol Perdigon

    Quand je lis que "l’industrie a permis de produire de quoi nourrir une population en très forte croissance, de soigner les hommes à grande échelle, de développer les communications à un niveau jamais vu. Elle a permis une connaissance de notre univers sans précédent, la destruction théorique de l’illusion religieuse, la possibilité de la fin du règne de la nécessité", j’ai l’impression de ne pas vivre sur la même planète que toi.

    Je passe sur la "destruction théorique de l’illusion religieuse et la possibilité de la fin du règne de la nécessité", parce qu’à ce compte-là, j’ai toute une liste de bienfaits théoriques à vendre, aussi.

    Mais en PRATIQUE, ce que dis l’étude de "Nature", que publie PMO (OK, faut lire l’anglais), c’est l’inverse de ce tableau idyllique. Elle dit qu’il nous reste 12 ou 13 ans avant de basculer dans l’inconnu. Bien sûr, dans la catastrophe écologique et sociale, on pourra toujours se rappeler le bon temps où l’industrie nous avait offert toutes les richesses que tu exposes, l’ennui, c’est que ça n’aura duré que 100 ans. Pas terrible, le bilan.

  • Sur le problème et sa nature réelle 29 octobre 2012 16:24, par VSGCI

    Le problème est que PMO voit un problème qui existe réellement mais pas au bon endroit : ce n’est pas l’industrie le problème, mais ce que le capitalisme en fait.

    La lutte contre l’industrie est non seulement un retour en arrière, mais aussi un cul-de-sac : ça ne sert à rien, ce n’est pas le bon responsable. Tout comme une banale pelle était transformée en arme mortelle par les Poilus des tranchées, l’outil industriel n’a pas de volonté propre, pas d’intention particulière : c’est un outil et c’est tout ! Doit-on arrêter d’utiliser des pelles sous prétexte qu’elles ont servi d’armes, ou s’attaquer à la logique qui mène à la guerre ?

    Le problème vient de la logique capitaliste qui cherche à faire du profit par tous les moyens, et pas uniquement en dévastant l’environnement : la spéculation en soi ne pollue pas, mais elle est dévastatrice quand elle se fait par exemple sur le cours des matières premières agricoles, ce qui rend les conditions de vie des exploités et opprimés bien plus dures.

    Dans la logique de PMO, je ne comprends pas que ce groupe ne condamne pas non plus l’agriculture : comme activité dévastatrice et polluante, elle se pose là aussi ! Mais le problème apparaît alors pour ce qu’il est : c’est l’agriculture industrielle utilisée par le capitalisme qui est dangereuse, par sa logique qui méprise les conditions de vie des exploités. L’agriculture en tant que telle a quand même été un progrès pour nourrir l’humanité, ou Agricol Perdigon va-t-il contester cela aussi ?

    Le capitalisme n’a jamais eu besoin de l’industrie telle que nous la connaissons pour dévaster l’environnement et polluer : l’extermination des grandes baleines du Groënland dès le XVIIIe siècle par la pêche baleinière pour faire des bougies le démontre je crois suffisamment, et montre où est le problème : dans les rapports de production, pas dans l’outil industriel !

  • et pour aprofondir le débat, la vision d’André Dréan :

    http://www.non-fides.fr/?La-societe…

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