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C’est à l’égard des peuples que le capital a une dette

D’ici janvier 2013, les gouvernements de la zone euro imposeront aux populations un nouveau texte, le Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance de l’Union économique et monétaire (TSCG). Il s’inscrit dans la continuité d’autres textes (Maastricht, traité de Lisbonne), scellant la destinée européenne à la promesse d’un monde où le capitalisme se développe sans entrave à pleine vitesse, quel qu’en soient les conséquences sociales et écologiques.
Or ce « développement » traverse actuellement une période de crises que les plus fervents défenseurs du néolibéralisme reconnaissent en partie. En premier lieu par Sarkozy, qui déclara que le rêve d’une « mondialisation heureuse s’est brisé » (discours du 25 septembre 2008 à Toulon). Comme si cette mondialisation avait déjà eu à voir avec une quelconque forme de joie partagée. Elle n’a été jusqu’à présent que la généralisation de la médiation de tout par l’argent.

En 2008, une succession d’événements, dont la crise des subprimes (1), annonça le déclin d’un cycle. Le monde de la finance pensait accroître indéfiniment sa toute puissance grâce à des crédits accordés à ceux dont la survie (des particuliers et des États) en nécessitait l’usage systématique. Ces crédits ne sont rien d’autre que de l’argent créé par les banques par « un simple jeu d’écriture ». Cette écriture, augmentée par la promesse de paiement d’intérêts à taux variables, se fonde sur la seule croyance en une capacité de remboursement. Cette capacité est la seule garantie permettant aux organismes d’émettre ces crédits. Seulement voilà, quand un doute s’empare des marchés financiers, quant à la capacité de ces crédits à être produits-consommés-remboursés indéfiniment (2), que les bourses paniquent et les notes se dégradent, cela révèle la crise d’un marché : celui de la circulation monétaire. Ce type de tourmente entame sérieusement la capacité de tout un système à accorder de la crédibilité en la valeur, au cœur des logiques de mises en circulation des demandes solvables par le capital.

Afin d’éviter la faillite en cascade de banques dans le sillage de Lehman Brothers, les gouvernements européens et étasuniens injectèrent dans les banques privés un total de
2 140 milliards de dollars pour la période 2008-2010. C’est à ce prix, que l’argent fut payé.

Suite aux inquiétudes des hautes sphères de la finance, de la panique et l’attitude paternalo-moraliste de la classe capitaliste dans son ensemble à l’idée de voir l’argent ne plus rien valoir, les questions de « dépenses publiques » des États et de leurs dettes revinrent sur le devant de la scène.
Les nommées dépenses publiques correspondent à l’argent employé pour le paiement des administrations et infrastructures publiques (écoles, hôpitaux…), de la sécurité sociale, retraites et assurance chômage. L’argent réservé pour cela ne date pas d’hier mais le problème pour les capitalistes est que tout ceci représente autant de poches dont le capital pourrait avoir besoin pour poursuivre son expansion : en privatisant, en réduisant le nombre de fonctionnaires, en faisant valoir le travail d’aujourd’hui moins cher que celui d’hier en dévaluant par exemple les principes et l’existence d’un système des retraites par répartition.

Le TSCG compte s’attaquer à ces frais de fonctionnement en exigeant des États de raboter leurs budgets liés aux rouages publics au nom de la règle d’or. Une règle dont le seul intitulé témoigne de l’importance accordé à l’argent - primitivement adossé à l’or – aux détriments des besoins sociaux. Pour la France cela devra passer par la pseudo-nécessité d’amputer ses caisses publiques de 60 milliards d’euros et, de plus, de réduire sa dette de 80 milliards d’euros par an (3) ! Cette politique induira une casse du système social et pénalisera au premier plan les couches populaires dont la déjà maigre protection sociale ne parvient pas à assurer des conditions d’existence décentes.

La principale cause d’une telle attaque réside dans un choix opéré depuis un quart de siècle. La classe privilégiée bénéficie aujourd’hui d’une fiscalité de plus en plus avantageuse lui permettant d’entretenir un train de vie opulent, qu’elle affiche comme le résultat d’une réussite à mettre en réalité sur le compte de sa politique de classe. Le nombre de tranches d’impôt sur le revenu est passé de 13 en 1986 à 5 depuis 2007 , le taux d’imposition de la tranche de revenu la plus élevée était de 65% il y a 20 ans et de 41% en 2011. 500 niches fiscales sont comptées dans le système fiscal français, permettant aux nantis apôtres du « calcul égoïste » de réduire ou même d’éviter l’impôt. L’impôt sur les sociétés a également fortement baissé et, s’il était en 1986 de 45%, les entreprises du CAC 40 ne sont plus imposées qu’à 8%. Ces multiples exonérations fiscales permettent à la classe capitaliste de payer à moindre coût l’exploitation.
Afin de pallier ces manques à gagner, il a fallu à l’État -à défaut de pouvoir emprunter à la banque de France à des taux d’intérêts nuls ou très faibles- demander de l’argent aux banques privés. C’est ainsi que l’État a contracté des dettes croissantes, permettant à l’argent non reversé à ses caisses de se concentrer aux mains de l’oligarchie mondiale. D’autre part, ce qui a accru le montant de la dette par effet « boule de neige », ce sont les faramineux taux d’intérêts.

La réduction des recettes fiscales a été mise en œuvre dans l’ensemble des pays européens, dont en Grèce (4) actuellement en proie à la politique criminelle imposée par la Troïka. Pourtant les dettes des pays les plus soumis aux mesures d’austérité comme la Grèce, l’Espagne ou le Portugal sont bien moins importantes que celle contractée par l’Allemagne, la France ou les Pays Bas.

Le problème de la construction européenne - séduite par la pensée néolibérale de Friedman dont le laboratoire fut le Chili de Pinochet - est que celle-ci repose sur les lois de la concurrence libre et non faussée où la compétitivité distingue les « modèles » à suivre des mauvais élèves. Si l’Allemagne figure parmi les exemples à suivre aux yeux de certains économistes, c’est en vertu d’avoir limité les revenus du travail, comprimé les protections sociales, privatisé… et ainsi être compétitif au cœur de l’économie monde.

Autres dettes, celles contractée par les particuliers. Désormais, l’accès aux fruits du travail des autres passe par l’endettement. La satisfaction des besoins sociaux, du fait de la compression optimale des salaires nécessite le recours massif au crédit pour consommer.
Par ce moyen, les capitalistes sont parvenus à contourner les luttes pour des revenus décents et la baisse du temps de travail qui ont longtemps fomenté l’esprit de classe de ceux qui n’auraient que leur force de travail à vendre. Longtemps on a pu croire que le mirage du crédit avait sonné le glas des luttes salariales mais les temps de crise exposent les limites d’un tel outil de contournement pour discipliner les populations en vue d’atteindre un taux optimal de croissance.
L’ineptie de la mesure de la croissance est apparent depuis son indicateur - le PIB – qui ne tient pas compte d’une multitude d’activités invisibles pourtant nécessaires et ancrées dans le quotidien. Pensons aux tâches domestiques, le partage des pensées, le jardinage, l’attention portée aux proches … Tout ce travail non prescrit mais bien réel tend cependant à constituer de plus en plus les « réserves disponibles » dans lesquelles l’auto-entrepreneur devra puiser pour intégrer aux circuits de la valorisation marchande les productions matérielles et immatérielles. Ainsi se manifeste toujours, le principe fondamental du capital : transformer les produits n’ayant d’autre valeur que celle de leur usage en marchandise échangeable.

A l’échelle du monde l’une des contradictions du capital s’expose ainsi : les économies des pays sont inter-dépendantes en tant que territoires productifs d’un type particulier, mais leur mise en rapport réel transnational, repose sur des principes guerriers.
Il s’agit en l’occurrence de la guerre menée par l’économie où une désirable coopération des peuples est mutilée par un conflit total où le rapport dominant/dominé s’exerce à toutes les échelles : aussi bien sur les lieux de travail où les salariés sont dépossédés de leurs productions placées sous le contrôle de leurs directions qu’au niveau des États endettés placés sous le joug du FMI. La recherche maximale de l’exploitation demeure le fer de lance de cette guerre qui garantit aux entreprises les plus puissantes d’imposer leur règle, sous la bénédiction des états coachs inlassables de la compétitivité et agents de sécurité de la marchandise.

L’impérialisme est le moyen par lequel la classe dirigeante de l’économie a imposé au globe sa longue entreprise d’accumulation illimitée. Afin de garantir leur production, les pays du Nord ont depuis longtemps exploité les pays du Sud (5), à travers : l’exploitation de ses populations depuis l’esclavage domestique au travail concentrationnaire à l’usine, le pillage des ressources naturelles transformées en matières premières et la destruction des modes de cultures vivrières.
Ce qui continue d’être puisé dans la nature ne cesse de rapporter des sommes considérables aux dirigeants des États et firmes qui s’y implantent. Areva qui extrait de l’uranium au Niger en dépit des conséquences écologiques ou Monsanto qui soumet l’agriculture paysanne aux volontés de l’agro-industrie représentent des exemples parmi d’autres. Le Nord s’est de tout point de vu engraissé par une mainmise économique sur le Sud. Seules les inégalités sociales revêtent une dimension égalitaire en ce sens où elles sont présentent partout. Les disparités de richesses faisant cohabiter l’extrême faim et l’opulence indécente sont atténuées par les protections sociales- acquises par les luttes en temps croissance- et/ou les solidarités communautaires et politiques pouvant faire naître des luttes pour la dignité.

L’impérialisme est aussi le nom de ces guerres où la conquête de nouveaux espaces, économiquement et géopolitiquement considérés, passe par l’emploi de la violence directe, armée.
Aujourd’hui l’impérialisme se caractérise par sa dimension multipolaire et s’impose partout par des choix unilatéraux visant à assujettir des populations dans ce mouvement de restructuration permanent de l’économie. Et cela par de violents traitements politiques s’imposant à l’encontre des volontés des populations sommées de les subir. Une forme de gouvernance transnationale par la dette se substitue progressivement aux gouvernances des vieilles « démocraties occidentales » et des pays qui s’en sont inspirés. L’emploi de cette « stratégie du choc » se manifeste actuellement dans les pays de l’Europe du sud et plus particulièrement en Grèce (6). Elle ne vise qu’à assujettir les populations lors de chaque nouvelle phase de réactualisation du capital qui ne saurait persister en son être sans ses formes successives et variées de « redressement productif ».
Ce redressement peut passer par différents moyens visant la même fin : injection d’argent public dans certains secteurs clefs de l’économie comme l’automobile quand l’Etat espère miser sur le bon pôle afin d’éviter une délocalisation, ou au contraire privatisation brutale de secteurs entiers comme la gestion de l’eau en vue de servir les intérêts privés de l’économie. Dans les deux cas, la richesse reste produite sur le territoire de l’Etat qui cherche à défendre son PIB et à qui incombe la fonction d’accompagner les mouvements du capital.

A l’échelle européenne, la Troïka remplit cette fonction d’instillation de l’électro-choc accélérant -voire se substituant- au rythme de gouvernement des démocraties institutionnelles(7) afin de lever tous freins au développement des plans de réactualisation de l’économie. Les décisions prises du haut de sa tour de contrôle d’un marché navigant à vue indiquent les mots d’ordre phares des oligarques : privatisation et baisse des dépenses publiques afin de rassurer l’économie de marché dont les délocalisations, la précarisation de l’emploi, l’exploitation-pillage du vivant et les échanges globaux accélérés visent la même politique.

Tandis que les profits sont privatisés, les dettes sont placés sous la responsabilité des populations en dépit de la dégradation de leur condition de vie. Du Nord au Sud, la marche en avant du Capital est ainsi faite.

L’horizon de cette orientation est de se prolonger, « il n’y a pas d’alternative » scandent en chœur ceux qui nous ont conduit jusque-là. Leur laisser l’initiative de poursuivre l’application de leur folles décisions relève de la pure capitulation, de la triste résignation ou d’un vœu nihiliste silencieux. Le quotidien de la domination des mondes parle de lui-même. Tant que son mouvement se perpétuera, la continuité des choses telles qu’elles vont nous tiendra à distance d’un monde fondé sur la solidarité, l’égalité d’accès aux besoins sociaux des peuples et la gestion de leurs existences par-delà la médiation du salariat et de son corollaire la marchandise.

Les raisons d’espérer d’autres mondes que ceux détruits par le capitalisme, ses crises et ses gouvernements plus ou moins corrompus, émergent des luttes internationalement en actes. De Tahrir à Syntagma, des mineurs sud africains aux luttes étudiantes québécoises, des mouvements sociaux et politiques rebelles s’élèvent contre l’oligarchie imposant la dégradation des conditions de vie. La hausse du chômage, l’accès aux besoins fondamentaux remis sans cesse en cause et les pouvoirs complices de cette prolétarisation étendue composent le terreau de ces luttes. Actuellement aux États-Unis , un mouvement de « Grève de la dette » s’est constitué depuis Occupy Wall Street. Ce mouvement rassemble des individus dont les dettes privées en viennent à saturer les perspectives d’avenir soumis à l’impératif de rembourser des dettes contractées parfois dès les études.
A Fukushima, l’austérité s’est manifesté sous sa forme la plus apocalyptique et a ré-ouvert l’espace du refus d’un monde où les maîtres de l’industrie nucléaire prospèrent au prix d’infrastructures portant en elle la mort.

De ces luttes nous ne pouvons que désirer qu’elles s’érigent en espace de contre pouvoir pour l’abolition d’un monde où le marché fixe les règles aux prix d’un incommensurable gâchis : cette vie sous austérité pour les milieux de vie et ceux qui les peuplent. Sous peine de laisser l’initiative aux capitalistes qui dans leur apparente déroute persévéreront dans leur entreprise licencieuse de vie. Il se pourrait même, que la classe de ceux qui capitalisent, capitalise encore longtemps, si nos luttes échouaient à se réapproprier la volonté indéfectible de ne plus être gouvernée par la classe parasite.

***

1- Nom provenant du crédit immobilier accordé aux États-Unis aux classes pauvres ou moyennes. Le taux de ces prêts devait augmenter de manière importante dès la troisième année. Les prêteurs vendirent du rêve à la pelle, par l’emploi d’arguments de spéculateurs alors qu’il s’agissait pour les emprunteurs de se loger. La bulle du secteur immobilier finit par éclater en 2007 : bien souvent le bien immobilier valait alors moins que le montant restant à rembourser. Des milliers d’étasuniens furent sanctionnés par la politique de ces organismes de la finance en se retrouvant à la rue.

2- Conditionné par la croissance du côtés des États et la hausse du « moral »du côté des ménages mesuré à l’aune de leur « pouvoir d’achat ». Croire en la capacité des productions du capital à être consommées maintenant et surtout à l’avenir permet à l’économie d’auto-alimenter la croyance en son propre développement qu’elle souhaite le plus libre possible. L’hypothèse selon laquelle ces deux indicateurs- croissance et « moral des ménages »- plus ou moins corrélés (selon que le Keynésianisme ou au contraire le néo-libéralisme inspire l’orientation général du mouvement du Capital) s’achemineraient vers une embellie est aujourd’hui bien peu probable aux dires des analystes méticuleux de l’économie. La réaction des pouvoirs institutionnelles et économiques consiste à traduire cela par la pseudo-nécessité pour les populations de redoubler d’effort en acceptant l’inacceptable à tous les niveaux : du grand projet inutile de Notre Dame des Landes en passant par la précarisation de l’emploi et les licenciements. Les prévisions du pire sont formulées comme ce qui inaugurerait la perspective d’un mieux à venir par et pour le Capital.

3- D’après l’article 3 du TSCG, la limite du déficit structurel des administrations publiques devra désormais être de 0,5% du PIB. Seules exceptions possibles « les circonstances exceptionnelles » telles les catastrophes naturelles. Pour les États dont la dette est inférieure à 60% du PIB, leur déficit structurel pourra atteindre les 1%. En 2011, le PIB de la France s’élevait à 1996 milliards d’euros et son déficit avoisinant les 3,7% du PIB. Réduire le déficit revient donc effectuer une coupe budgétaire de 60 milliards d’euros.
Selon l’article 4 de ce même texte, « lorsque le rapport entre la dette publique et le PIB d’une partie contractante est supérieur à la valeur de référence de 60% (…) ladite partie contractante le réduit à un rythme moyen d’un vingtième par an ». Soit approximativement ces 80 milliards d’euros de coupes dans les dépenses attribuées au public.

4- La Grèce a fait passer son impôt sur les sociétés de 40% à 24% cette dernière décennie. Le record reste détenu par l’Irlande qui a vu cet impôt chuter de 50% en 1986 à 12,5% en 2006.

5- Schématiquement, l’Afrique a subi la destruction des cultures vivrières auxquelles se sont substitué des productions d’exportation. En contrepartie, de nombreux biens manufacturés à haute valeur ajoutée sont importés du Nord. Ainsi les déficits commerciaux sont apparus entraînant un recours à la dette.
En Amérique latine, la politique d’exportation de matière première s’est faite sans destruction de la souveraineté alimentaire mais le développement de l’agriculture intensive a là aussi engendré le recours à l’endettement par la création de nouveaux besoins d’équipements (machines, produits chimiques…) vendus par le nord. En Asie du sud, l’exploitation se manifeste notamment par l’ utilisation d’une main d’œuvre à bas coût pour la production de biens à faible valeur ajoutée.
Les pays du Sud, furent les premiers à connaître la spirale de l’endettement du fait de l’augmentation brutale en 1979 des taux d’intérêt fixés par la Réserve fédérale des États Unis.

6- En Grèce, le taux de chômage a triplé en 3 ans et atteint les 23%. Ce chiffre ne tient compte que des chômeurs enregistrés en tant que tel, c’est à dire ceux qui sont indemnisés pour la durée maximale d’un an. En réalité le chômage touche un peu plus de 40% de la population active. L’allocation chômage est passé de 420 € à 314€. Le salaire minimum est passé de 750€ à 580€.
7 à 8 salariés sur 10 sont payés en retard et certains d’entre eux n’ont pas la garantie de toucher un jour leur paie. Dans certains secteurs comme l’éducation nationale le salaire a été divisé par 2. L’accès aux hôpitaux est devenu payant et l’accès aux médicaments également.

7- La démocratie des gouvernements et parlements par opposition aux formes de démocratie directe s’expérimentant dans les luttes, hors cadres institutionnels. Certaines décisions d’Etat ont permis d’abolir une partie des dettes comme en Argentine en 2001 ou en Islande en 2010. De telles décisions n’auraient pas pu être prises sans la pression de la rue. Les directions étatiques peuvent, selon leurs calculs et la force des choses, décider de ne pas faire payer à leur population une dette dont le seul responsable est le jeu du libre-marché. En revanche, ces décisions n’affectent en rien les mécanismes de la dette et ceux-ci peuvent se perpétuer sur d’autres parties du monde. La gouvernance par la dette va là où elle peut et fait avec ce qu’elle peut pour poursuivre son avancement. D’ailleurs le capitalisme n’a pas fini de fonctionner que ce soit en Argentine ou en Islande.

***

Solidarité dans les luttes ! Grève de la dette, de l’austérité et de son monde !

Quelques participants-es au Mouvement des Chômeurs-euses et Précaires en Lutte de Rennes

mcpl2008 gmail.com
http://mcpl.revolublog.com/


Article publié le 22 octobre 2012
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