Des volcans à berlin - eyjaffallajökull (23/05/2011)

Communiqué 1 :

« Court.circuit

Created by : L’éruption d’Eyjafjallajökull. Created on : 23.05.2011 - 15:25. Happened on : Monday, 23. May 2011.

Nous faisons grève !

C’est pourquoi nous avons saboté l’infrastructure de la station Ostkreuz, un point central du réseau de transports de Berlin. Nous avons sectionné le grillage au niveau d’un protège-câble et mis le feu, court-circuitant ainsi une centaines de câbles (signaux, télécommunications, électricité). Personne n’a été mis en danger. Les systèmes de sécurité de la Deutsche Bahn possèdent en effet plusieurs niveaux.

Notre action est un signal d’alarme. Nous en avons assez !

Berlin est la capitale d’un des plus grands exporteur d’armes, Berlin est la capitale de l’état européen le plus puissant. C’est à Berlin qu’a été décidée la « sortie » de l’énergie nucléaire, sortie progressive ensuite abandonnée. Maintenant, on nous parle d’une nouvelle pseudo-sortie « dès que possible ».

Nous sommes tou*te*s responsables de ce qui arrive. Nous pouvons tou*te*s dire : stop ! Pas avec nous. Nous sommes en grève, contre cette Normalité qui torture, qui tue. Il faut du changement. Un changement radical.
C’est la mobilité qui garantit un bon fonctionnement à cette Normalité. Notre but est de stopper cette mobilité, ne serait-ce que dans des proportions modestes. Cette mobilité n’a rien à voir avec la liberté ou la liberté de mouvement.

Tou*te*s les êtres humain*e*s de la terre ne sont pas libres de se déplacer. Les migrant*e*s bloqué*e*s aux frontières de l’UE n’ont pas cette liberté.

Nous en avons assez de toutes ces catastrophes. Il faut en finir avec le nucléaire immédiatement, il n’y a pas à discuter. Nous ne jouons plus.

Les images de Fukushima sont édifiantes : les ingénieur*e*s qui ne savent plus quoi faire, la dissimulation de la fusion du cœur du réacteur, les victimes des radiations obligé*e*s de déménager, les travailleuses*travailleurs intérimaires qui se bousillent la santé au milieu des ruines atomiques…il est nécessaire que tou*te*s celles*ceux qui ne veulent plus se sacrifier pour les intérêts des compagnies d’énergie mettent un terme à cela. Maintenant.
Les expert*e*s, la commission d’éthique, la commission de sécurité du réacteur – tout cela n’est que de la poudre des yeux : sortons du nucléaire, maintenant ! Les femmes*hommes politiques profitent de l’économie, il est impossible de leur faire confiance. Le seul « accident » de l’Histoire est la tutelle et le contrôle de l’être humain*e par l’être humain*e. Aucun gouvernement ne peut nous satisfaire.

C’est la Deutsche Bahn qui transporte la technologie et les déchets atomiques. C’est grâce à elle que les réacteurs continuent à fonctionner. C’est elle qui garantit des bons profits au lobby atomique et à l’industrie.
Depuis le début du mouvement anti-atomique, la politique atomique a été imposée à la population par tous les moyens nécessaires, contre sa volonté.

Même si le prochain train Castor arrive à destination, il est impossible qu’il passe politiquement. Ce ne sont pas les flics qui y changeront quelque chose. Ni l’armée. Cela mènera au soulèvement de la population !

La Deutsche Bahn, propriété de l’état, transporte également des armes allemandes vers des ports et aéroports avant qu’elles puissent être envoyées partout dans le monde, partout où il y a des guerres. Les oppresseurs conservent le pouvoir grâce à ces armes, entre autres en Egypte, en Tunisie ou en Lybie. Il y a peu de temps, on livrait des hélicoptères, des armes, des technologies de surveillance en Lybie pour lutter contre la fuite de la population. L’Allemagne est un des plus grands exportateurs d’armes du monde. L’Allemagne gagne beaucoup d’argent grâce à ce commerce. Et déclare également des guerres pour protéger ses intérêts, comme par exemple ses ressources énergétiques. L’Allemagne mène des guerres, Berlin en est la capitale.

Les rapports sociaux actuels sont inacceptables. Il faut qu’ils changent. Maintenant. Que tou*te*s celles*ceux qui en ont assez agissent. Sans perturber la Normalité, sans destitution de la classe dirigeante, la paix sociale est impossible. La léthargie de beaucoup de manifestations est une évidence. Pourquoi ne pas interrompre le travail des compagnies énergétiques ? Bloquer les voies de circulation. Occuper les lieux de travail. Contre la Normalité du travail, de la consommation, de la soumission, de l’exploitation, de la résignation, mettons-nous en grève ! Le sabotage est une forme de grève. C’est une forme de refus qui paralyse cette routine dégueulasse. Là où la routine s’arrête, d’autres possibilités apparaissent. Nos employeuses*employeurs peuvent bien continuer sans nous…

Une société sans oppression est possible !

Nous sommes en grève pour saboter ce train-train destructeur !
Finissons-en avec l’énergie nucléaire – maintenant, pour de bon, et à l’échelle mondiale !
Paralysons les compagnies d’énergies et les usines d’armes, détruisons les armes et leurs voies de circulation !
Ouvrons les frontières !

Signé : l’éruption d’Eyjafjallajökull

Il y a un an, le volcan islandais se « mettait en grève » contre l’économie européenne. Du début de son éruption jusqu’au 22/05/2010, le volcan a émis tellement de cendres que le transport aérien européen s’est arrêté pendant sept jours – bien joué !

1 : Deutsche Bahn : compagnie ferroviaire allemande, équivalent de la SNCF en france »

Source : https://linksunten.indymedia.org/en… (traduit de l’allemand)

Communiqué 2 :

« (B) Incendie.court.circuit : retour sur les évènements

Created by : L’éruption d’Eyjafjallajökull. Created on : 23.08.2011

Il y a exactement trois mois, le 23/05/2011, nous avons mis le feu à des câbles de la station Ostkreuz, nous nous sommes mis en grève via le sabotage. Nous avons été inspiré*e*s par le volcan islandais Eyjafjallajökull qui avait stoppé l’année passée tout le trafic aérien européen pendant une semaine. Cette éruption avait causé des dommages économiques considérables. Nous avons sectionné le grillage à gauche des portes menant au protège-câble. Le jour même, un autre volcan irlandais, Grímsvötn, entrait en éruption par solidarité. Le journal Tagesspiel s’est demandé dans ses colonnes : « Avaient-i*elle*s la moindre idée de ce à quoi i*elle*s mettaient le feu ? ». Oui, nous le savions très bien. Notre action correspondait parfaitement avec la représentation que nous nous en faisions. Les conséquences étaient voulues et calculées.

Intro

À peine deux mois ont suffi pour que la Normalité reprenne le dessus après la fusion du cœur du réacteur de Fukushima le 11/03/2011, cette Normalité dans laquelle les catastrophes s’enchaînent. L’explosion des réacteurs a été un choc le jour même, et puis est tombée dans l’oubli grâce au STEC, à Strauss-Kahn, à la Grèce et à la crise européenne…Notre colère, la cause de notre action n’était plus visible. Les mouvements anti-atomiques ont été canalisés au moment où l’entreprise Tepco avouait que la fusion du cœur du réacteur avait eu lieu avant le tremblement de terre. Les actions ciblées ne peuvent pas suivre la cadence des médias de la catastrophe. Il nous faut arrêter de réagir à des évènements précis et agir sur des questions de fond.
Habitué*e*s au train-train des catastrophes, nous continuons à nous traîner dans la Routine, à rester fonctionel*le*s.

Avec notre action, nous ne voulions pas seulement infliger des dégâts économiques (qui restent jusqu’à maintenant sans estimation), pas seulement attaquer le centre de production de la capitale et l’image de la Deutsche Bahn – nous voulions aussi interrompre le train-train des êtres humain*e*s au service de cette capitale. Il nous a été difficile de faire comprendre cet aspect.

Que s’est-il passé ?

À trois heures du matin, les réseaux d’Ostkreuz liés à ce protège-câble s’écroulent. Le centre informatique de Marzahn est désactivé, non sans conséquences. Plus de trois postes d’aiguillage se retrouvent sans électricité. Au moins 500 000 personnes ne peuvent plus se rendre au travail, à l’école, à l’université, parce qu’un des trois nœuds ferroviaires de Berlin ne fonctionne plus. Chaque jour, plus de 100 000 personnes prennent ou descendent du métro à Ostkreuz, et 300 000 personnes y passent. Seulement, aujourd’hui ce n’est pas possible. Les transports en commun sont perturbés jusque dans la périphérie de Berlin. 800 distributeurs de billets de la DB ainsi que 200 autres démissionnent. Il y a tellement de S-Bahn et U-Bahn en panne qu’il est impossible de les remplacer par des bus. La réservation en ligne est complètement indisponible, la communication interne de la DB s’est écroulée. Les lignes téléphoniques de service clientèle, les sites internet : tout est mort. La page internet de la compagnie logistique de la DB, DB-Schenker, a également disparu. Les client*e*s d’au moins deux compagnies de téléphonie mobile (entre 13 000 et 15 000) se retrouvent sans réseau. Par exemple, plusieurs centaines de portables de service de l’administration de l’arrondissement Oder-Spree (Brandebourg) sont touchés. De nombreuses entreprises autour d’Ostkreuz n’ont plus de réseau. Partout dans Berlin, des chef*fe*s d’entreprise sont obligé*e*s de donner leur journée à leurs employé*e*s. Dans de nombreux endroits de la ville, internet n’est plus accessible. Certains lecteurs de carte bleue sont hors-service. Dans la chambre des député*e*s de Berlin, les Verts, le parti du concensus atomique, n’ont plus le téléphone. Jusqu’à Francfort, des trains longue distance stagnent, prennent du retard. Le départ de beaucoup de trains régionaux et de trains longue distance est impossible, y compris les ICE de la station Ostbahnhof. En effet, pour se rendre à la gare de triage de Rummelsburg, il leur faudrait passer par Ostkreuz. La panne de feux de signalisation dont parle la presse du sud de Berlin n’a, d’après nos informations, rien à voir avec l’incendie.
Un petit incendie, des conséquences énormes.

Journalistes, sabotage et lavage de cerveau médiatique

Nous avons transmis notre communiqué le 23/05/2011 vers 15h. Avant ça, les médias ne s’étaient pas échauffés plus que ça à propos d’Ostkreuz. À la radio, on pouvait entendre que la plupart des personnes attendant sur les quais restait calme. À peine le communiqué arrivé dans les rédactions, le vent tournait. Une tempête médiatique fut lancée par quelques rédactions, journalistes, et femmes*hommes politiques. I*elle*s investirent toute leur énergie à attaquer notre action et à discréditer son but et ses conséquences. Nous ne voulons pas parler des commentaires internet, dont le rôle est de polariser tout débat, et qui sont incapables d’exprimer la moindre sympathie pour les actions militantes. Nous voulons parler des reportages pseudo-neutres qui manipulent les lectrices*lecteurs à l’aide de jugements de valeur, d’omissions, de déformations et de mensonges. Springer, Taz, Tagesspiegel, Süddeutsche Zeitung, RBB manipulent tous leur clientèle respective. Le journal Taz a appelé différents groupes anti-atomiques pour leur demander de faire des déclarations contre notre action, i*elle*s n’ont trouvé que deux fonctionnaires du B.U.N.D et de la Naturfreundejugend . Toute la politique Berlinoise, c’est-à-dire les partis, prirent leur distance avec l’action de manière complètement superflue. Trittin nous traita d’idiot*e*s et déclara que nous n’étions pas de vrai*e*s activistes anti-atomiques. Au vu de son concensus avec Merkel sur le sujet de l’énergie atomique, nous lui retournons la politesse Chacun*e fait ce qu’i*elle peut.

Dans les journaux, on retrouve des arguments récurrents :
1 – Nous aurions mis des personnes en danger (de mort) sans nous en préoccuper une seconde. Nous aurions causé la mort de deux personnes bloquées dans les bouchons. Nous aurions mis en danger la vie des personnes se trouvant dans des hopitaux.
2 – Notre communiqué serait embrouillé et confus
3 – Nous ne serions que des dérangé*e*s en quête de violence. L’énergie atomique ne serait qu’un prétexte.

Premièrement : nous n’avons mis personne en danger.

Nous n’avons mis ni la vie, ni l’intégrité physique d’êtres humain*e*s en danger. Certain*e*s journalistes ont prétendu le contraire en sachant que cela était faux, à des fins stratégiques.
Nous savons que les système de sécurité de la DB contre le sabotage (ainsi que les vols de câble, les accidents, les dommages via des travaux, les chutes d’arbres, la foudre, les tempêtes, etc etc) sont redondants. Autrement dit, il y a des sécurités à plusieurs niveaux différents.
Dès qu’une anomalie est décelée, tous les signaux passent au rouge. Même lors d’une coupure de courant, ces signaux sont visibles, par exemple sur les tableaux de bord. Dans un cas comme celui-ci, les mesures à appliquer sont claires : sans autorisation du chef de section responsable, il est interdit de continuer à rouler. La conductrice*le conducteur peut encore communiquer avec l’extérieur de deux manières différentes : par radio et avec le téléphone portable de service. Si les deux sont hors-service, si toute la communication interne est paralysée, le trafic est stoppé. À l’arrière du train, une barrière se met automatiquement en place. Il est impossible qu’une collision se produise. Sans autorisation, pas de trafic.
Les gen*te*s bloqué*e*s en S-Bahn auraient pu descendre sur la voie et s’électrocuter sur les câbles haute tension se trouvant au sol, ou être écrasé*e*s par un autre train. C’est pourquoi nous avions mis le feu au protège-câble à une heure où les S-Bahn ne circulent plus, seuls quelques trains de nuit étaient encore en service.
Que des journalistes mettent en lien notre action et les deux morts liées au bouchon sur l’A12, bretelle Friedersdorf, bien loin de l’incendie, ne fait que prouver leur malhonnêteté. Ni nous, ni les employé*e*s d’ODEG en grève ne sommes responsables pour ce bouchon. Chaque année ont lieu des milliers d’accidents de la route. C’est la triste réalité d’une société qui valorise les moyens de transport individuels les plus rapides possibles. L’indignation à ce sujet reste bien prudente dans les médias, dépendants du secteur lucratif de la publicité automobile. Nous faire passer pour responsables des incidents de l’A12, c’est nous recouvrir de purin dans l’espoir que l’odeur reste.
Dans un hôpital, la disparition du réseau téléphonique Vodafone empêcha les patient*e*s de communiquer avec leurs proches. C’est ennuyeux, mais pas mortel. L’appel d’urgence fonctionnait toujours. Les médias ont tout de même évoqué la panne d’un « téléphone rouge », comme si la vie de personnes en dépendait. Même si notre action avait provoqué une panne d’électricité générale dans cet hôpital (ce qu’elle n’a pas fait), les opérations auraient pu avoir lieu. Une opération d’urgence aurait été également possible, sans problèmes. La situation aurait néanmoins pu être problématique si le système de sécurité redondant (présent dans chaque hôpital) et l’alimentation électrique d’urgence n’avaient pas fonctionné.
La docteure en chef du service accueil des patient*e*s et diagnostic de l’hôpital Elisabeth Herzberge a déclaré : « La journée s’est déroulée plutôt normalement. Aucune opération n’a été annulée. La panne de téléphone n’a eu de conséquences malheureuses pour personne » (Tagesspiegel, 25/05/2011).
Cela dit, rien n’est sûr à 100 %. Prétendre le contraire serait mentir. Nous avons fait des recherches, nous avons tout fait pour que notre action ne mette pas en danger la vie d’être humain*e*s. Nous avons assumé les risques et pris des décisions difficiles. Si un*e être humain*e avait été sérieusement menacé par notre action, cela aurait été très dur pour nous, humainement comme politiquement.
Il n’y a pas d’action sans risques, que cela soit pour nous ou pour les personnes non impliquées. Pourtant, nous considérons qu’il est nécessaire de changer radicalement la situation actuelle, et ne voulons donc pas nous interdire d’agir. Prendre en compte les risques veut dire bien planifier et mettre en place l’action – pas forcément l’abandonner.

Deuxièmement : la presse.

Les médias et leurs reportages soit-disant neutres ont bien plus de pouvoir que notre communiqué. Les médias pro-gouvernement, les « too big to fail », ont généralement pour rôle de passer sous silence les problèmes de fond. Parallèlement, ils aiguillent les conflits sociaux vers des formes adaptées au système et qui ne le remettent pas en cause. Parler de nous, des intentions derrière notre action, c’était hors de question, malgré notre communiqué public (!). D’abord parce que le format des journaux, de la radio et de la télévision ne s’y prête pas bien. Ensuite parce qu’on ne pense le journalisme qu’en des termes limités, conformes au système. Et pour finir parce que les rédactrices*rédacteurs en chef, la sphère politique et la police se mettent d’accord sur la forme de certains reportages, les effets qu’ils doivent avoir. Cela n’a rien à voir avec une théorie du complot. Il s’agit simplement des fonctions dont les médias sont en charge et dont peu de journalistes peuvent ou veulent sortir. Même quand les rédactions de médias soit-disant de gauche ne sont pas en lien direct avec la police, elles se limitent par habitude, restent cantonnée à l’ordre hiérarchique des choses. Cette hiérarchie empêche le développement de toute réflexion constructive sur des actions pratiques posant des questions de fond.
Autre chose : beaucoup de rédactions avaient en leur possession notre communiqué. Néanmoins, elles se contentèrent toutes de dire qu’il avait été posté sur un site internet de gauche6. Seul le journal Märkische-Oder Zeitung reconnut qu’il avait reçu le communiqué. Nous nous posons donc la question : que ce serait-il passé si quelques personnes n’avaient pas courageusement mis ce communiqué en ligne ? Aurait-il disparu ?
En tout cas, le communiqué était sur le net, et les journalistes se devaient de le décrédibiliser au maximum. I*elle*s l’ont qualifié de « confus », d’ « embrouillé ». Ces adjectifs ont été également employés pour nous. Une journaliste particulièrement remontée a même décrit notre communiqué comme étant de la « bouillie de cerveau ». En aucun cas les lectrices*lecteurs ne devaient se faire leur propre représentation de cette action qui avait des conséquences jusque dans leur routine. Il fallait leur donner une image préconçue. Le but des médias était de propager l’idée qu’il n’y avait rien à comprendre, que ce n’était que la manifestation d’esprit dérangé*e*s, que beaucoup de gen*te*s avaient été obligé*e*s de rentrer à la maison sans pouvoir travailler.

Oui, notre communiqué a ses faiblesses.

Mais une action de ce genre ne restera pas dans les esprits grâce au communiqué. Elle restera dans les esprits grâce à ses conséquences réelles. On se rappellera de cette action parce qu’elle a été couronnée de succès, parce qu’elle a ouvert des perspectives de sabotage. Parce qu’elle a prouvé que si des militant*e*s pensaient juste de paralyser un nœud central dans le réseau de transports et d’informations, i*elle*s pouvaient le faire.
Un communiqué peut être plus ou moins bon (nous y reviendrons plus tard), ce qui compte pour nous c’est le contenu. Il est de bon ton de trouver une action géniale mais le communiqué merdique. Cela touche aussi certaines personnes de gauche, facilement influençables par les médias. Attention : il est dangereux de suivre le courant des médias « neutres » et de leur propagande. L’Office Fédéral de Protection de la Constitution7 a prétendu qu’avec cette action, nous avions marqué un but contre notre propre camp. Il est aisé de voir que c’est une tentative de division, comme lorsque les médias qualifiaient notre communiqué de confus et d’embrouillé. Ce qui n’a pas le droit d’être n’est pas : cette action ne peut pas être juste politiquement, elle ne peut avoir été mené*e*s que par des idiot*e*s qui font tout ce dont i*elle*s ont envie. Nous attendons une attitude plus critique vis-à-vis des médias au service de l’état, ou qui, sous la coupe de leurs propriétaires, ne se permettent plus aucune réflexion de fond.

En revanche, nous avons apprécié que ce portail internet de gauche publie notre communiqué. Divers médias ont transmis le lien, ce qui a permis à de nombreuses personnes de se faire une idée de nos intentions. La possibilité de laisser des commentaires a conduit à des longues tirades haineuses et des attaques non justifiées, contre nous, contre notre action et contre la gauche en général. Nous nous l’expliquons par le fait que le journal Bild8 (ainsi que le Tagesspiegel, le Spiegel-Online et d’autres) ait également publié un lien direct vers le communiqué, ce qui est inhabituel. Une foule virtuelle se précipita sur le portail où elle n’avait jamais mis les pieds. Les médias se trouvèrent pris dans une boucle : ils croyaient que les commentaires négatifs venaient de gen*te*s de gauche alors qu’il s’agissait de la partie réactionnaire de leurs lectrices*lecteurs. Cela dit, les journalistes pouvaient d’autant mieux décrédibiliser notre action en faisant comme si c’était toute la gauche qui la rejetait.

Nous croyons aussi qu’une partie de ces « attaques » venait de la police et de structures proches des services secrets. Il arrive en effet que des « trolls » soient engagé*e*s pour travailler sur des sites de gauche. I*elle*s ne font pas que répandre une ambiance hostile aux opposant*e*s et à leurs actions, i*elle*s agissent également de manière beaucoup plus subtile. Par exemple, i*elle*s lancent de longues discussions polémiques et propagent des mensonges qu’il est difficile, voire impossible de prouver faux. Ce travail de démoralisation au sein de mouvements sociaux ne date pas d’hier. Internet étant plus récent, on peut avoir l’impression que la lutte de communication contre toute insurrection est quelque chose de nouveau. Ce n’est pas du tout le cas. Nous ne voulons pas prétendre que tous les commentaires n’étaient que des spams de flics. Nous y avons également vu l’irritation authentique de certaines personnes qui ne doit pas être relativisée ou passée sous silence. Néanmoins, nous trouvons dangereux de prendre comme référence des réactions sous forme de commentaires internet et de se laisser ébranler.

Troisièmement : la tête et le cœur des gen*te*s

Nous avons eu un vrai problème de communication. Pas au niveau du contenu, de la justification de nos actes. Le problème était que nous ne pouvions pas expliquer directement aux gen*te*s pourquoi nous leur « faisions ça », pourquoi nous les sortions de force de leur fonctionnalité.

Idéalement, nos actes seraient limpides et auraient été compris immédiatement. Idéalement, beaucoup de personnes touché*e*s par notre action (et même quelques carriéristes) auraient juste pris une grande inspiration et se seraient solidarisé*e*s. I*elle*s auraient accepté cette journée où rien ne fonctionnait, aussi imprévisible soit-elle, et l’auraient savourée malgré ou grâce à notre action. I*elle*s auraient réfléchi à ce qu’il pourrait se passer, i*elle*s auraient compris que cette situation ouverte, incertaine, n’était pas grave mais au contraire quelque chose de positif. Mais les gen*te*s ne comprenaient pas la situation et nous ne voyions pas de possibilité de leur expliquer. Très peu ont compris d’elles*d’eux-mêmes, les autres n’avaient pas suffisamment d’informations pour pouvoir se solidariser.

Nous ne doutons pas du fait qu’il était juste de stopper la routine de beaucoup de gen*te*s de telle sorte qu’i*elle*s ne pouvaient plus rien faire à part rentrer chez elles*eux ou chercher un autre moyen de se rendre du point A au point B. Nous savons que l’organisme Ville, la Métropole, c’est-à-dire un centre de pouvoir, ne fonctionnait plus correctement. Nous savons que pour un court moment nous avons imposé nos conditions aux gen*te*s. Comme lors de beaucoup de grèves, nous avons introduit « notre » grève dans « leur » vie. Si la compagnie de chemin de fer est en grève, il n’y a pas de train et c’est tout : on peut trouver que c’est de la merde ou se solidariser, se placer d’un côté ou de l’autre de la barricade. Mais cela ne change rien au fait qu’il n’y ait pas de train. Ni que les changement obtenus lors de la grève d’une personne améliorent les conditions de lutte de la prochaine personne qui se mettra en grève.

Mais nous prenons au sérieux les centaines de milliers de personnes intrigué*e*s ou irrité*e*s qui se tenaient ce jour là sur les quais. Est-ce que nous avons pensé à celles*ceux qui qui se sont fait*e*s virer par leur chef*fe parce qu’i*elle*s sont arrivé*e*s en retard pour la troisième fois ? Est-ce que nous avions pensé que quelqu’un*e pourrait manquer l’enterrement de sa meilleure amie ? Est-ce que nous avions pensé que des gen*te*s louperaient leur avion pour les vacances ?

Oui, nous y avions pensé.

Nous prenons au sérieux l’irritation des personnes touchées par notre action. C’était un risque dont nous avions conscience et que nous avions accepté, parce que les rapports sociaux sont également sérieux. Nous ne pouvons pas interrompre le fonctionnement de cette machine folle si tout reste dans l’état actuel. C’est une vérité simple mais essentielle. Nous exigeons beaucoup des gen*te*s parce que les rapports actuels sont exigeants. Pour faire ce que nous avons fait, nous ne pouvions compter sur l’approbation de tou*te*s. Parce que tou*te*s sont responsables pour les anomalies sociales dont nous avons parlé – nous y compris. En agissant, nous essayons d’être à la hauteur de cette responsabilité. Dans ce contexte d’interdépendance, il ne peut pas y avoir de résistance « innocente », de la même manière que la Normalité n’est pas « innocente ». Nous voulions faire obstacle à cette Normalité, avec les moyens les plus simples possibles et sans violence. Pour ce faire nous avons, via des câbles, attaqué des réseaux comme il y en a dans chaque Métropole. Il est facile de trouver quels moyens nous avons utilisés et comment les imiter après quelques recherches. Nous avons donc également essayé de montrer à d’autres une possibilité d’agir. Nous voulons lancer une discussion sur ce concept. Nous voulons encourager les initatives militantes qui prouvent qu’il est possible d’attaquer la structure d’une ville avec des moyens simples et sans connaissances particulières. Il s’agit d’un ensemble. Il nous faut apprendre à résister de manière libératrice et non-militarisée pour sortir de ce coma. Nous voyons notre action comme faisant partie du processus d’apprentissage et comme proposition stratégique. Il est possible de détruire les réseaux et les infrastructures qui nous lient à cette routine mortelle.

Quand des gen*te*s nous rejettent ou ne comprennent pas notre manière d’agir, ce n’est pas agréable. Mais nous refusons d’adapter nos actions à ces opinions, parce que la guerre qui a lieu ici-même est menée depuis et pour la Métropole, parce que les catastrophes écologiques s’écoulent comme le jour et la nuit, parce que nous ne sommes plus prêt*e*s à accepter cette situation sans réagir, à continuer à fonctionner.

Concrètement : nous ne pensons pas que les transports en commun soient au service des gen*te*s. C’est le contraire : les transports en commun permettent de gagner de l’argent, qu’ils amènent des gen*te*s au travail ou à l’hôpital pour voir des amies malades. Les transports en commun sont garants de la création de plus-value. La mobilité sociale est une condition nécessaire à la production. Le bon fonctionnement des transports en commun, c’est le bon fonctionnement de la création de plus-value. Quand les transports en communs ne mènent pas aux centres de production, c’est à la maison ou en vacances, pour regénérer sa force de travail. Ces lieux sont également commerciaux : on y trouve des cinémas, des fêtes, des cafés, etc etc…

Pour les grands groupes étatiques, les êtres humain*e*s sont des marchandises qui doivent être déplacé*e*s d’un point A à un point B afin créer de la plus-value. On atteint des sommets lorsque l’entreprise de sous-traitance du S-Bahn Berlinois se prétend « transport du peuple ». Comme si elle appartenait au « peuple ». Non seulement elle n’appartient pas à la population, mais de plus celle-ci n’a aucun contrôle sur la mobilité. C’est la production dominante qui détermine les buts de la mobilité : en général, des lieux de création de plus-value. Les êtres humain*e*s ne sont que des masses à déplacer et à valoriser. Les transports en commun ne sont pas neutres. Dans notre société, ils ne sont pas à notre service, ne sont pas là pour que nous nous déplaçions comme nous l’entendons, au contraire. Tou*te*s celles*ceux qui prennent le bus et le métro le savent. Dans le système économique actuel, le métro fonctionne pour que l’euro fonctionne.

Il reste néanmoins une question importante : comment pouvons-nous expliquer aux gen*te*s que nous n’avons rien contre elles*eux ? Que nous voulons seulement nous attaquer à la structure qui les lie à la plus-value, au profit ? Comment pouvons-nous atteindre ces gen*te*s, émotionnellement et intellectuellement ? I*elle*s subissent la même pression que nous : toujours disponibles, toujours épuisé*e*s, toujours connecté*e*s, tendu*e*s, usé*e*s par les mécanismes qui, tant qu’i*elle*s restent résigné*e*s, les rendent complices de cette misère globale. Que leur complicité soit partielle ou volontaire, il leur est impossible de simplement démissionner – sauf de manière éphémère, en stoppant ces mécanismes fonctionnels, en perturbant la création de plus-value sur la chaîne de montage des intérêts économiques afin d’ouvir l’espace social.
Ce n’est pas notre action notre problème. C’est nous et notre langage qui n’avons pas été à la hauteur de sa signification, de ses intensions.

Comment aurions-nous pu communiquer cela à tou*te*s ces gen*te*s différent*e*s qui se tenaient sur les quais, isolé*e*s les un*e*s des autres ? Sans pouvoir leur parler directement ? Sans pouvoir prendre la parole publiquement ? Nous prions toutes les personnes se solidarisant avec cette action de se joidre à la discussion. En effet, il est nécessaire d’approfondir les discussions sur des formes étendues d’intervention. Nous espérons que notre action est une bonne occasion de s’y mettre…

Grève générale – sabotage social – l’insurrection qui vient

Même si en allemagne on peine à trouver des luttes sociales et des mouvements de grève, la vulnérabilité des flux de marchandises, d’énergie, d’informations et de personnes est visible à l’échelle internationale. L’occupation de places publiques en afrique du nord est un signe du refus de millons de gen*te*s en manque de perspectives qui arrêtent de participer à l’injustice et au mépris des êtres humain*e*s ambiant. Actuellement, i*elle*s sont l’image la plus éminente d’une grève générale.

En france, dans le cadre de vastes grèves contre l’allongement du temps de cotisation, des raffineries furent bloquées, compliquant l’alimentation en carburant de tout le pays pendant plusieurs semaines. En plus des occupations d’usines et des « bossnapping », il y eu de nombreuses actions de sabotage ciblées.
Le soulèvement conséquent de pilotes d’avions espagnol*e*s paralysa une grande partie du trafic aérien – l’armée fut obligée de s’emparer de la coordination du trafic aérien civil afin de rétablir un fonctionnement normal. En angleterre, des dockers obtinrent satisfaction en arrêtant d’enregistrer les porte-containers, vitaux pour le commerce mondial.

Les nombreuses grèves générales en Grèce ne mettent pas seulement l’industrie sur pause, mais aussi toute la vie publique (bateaux, avions, bus et métros, banques, magasins), et ce pour plusieurs jours.
Des employé*e*s d’électricité de france exprimèrent leur solidarité en coupant électroniquement l’électricité chez d’important*e*s client*e*s industriel*le*s et en la rétablissant dans des foyers où elle avait été coupée, faute de paiement.

Les vagues de grèves les plus récentes comportent des actions massives sur des docks, des voies de chemin de fer, sur les routes de poids lourds, dans des douanes et des postes frontières, des bureaux de poste, des services de messagerie et des compagnies aériennes. Tout cela fait partie de la résistance contre le diktat de l’austérité, dans le contexte de l’attaque mondiale d’en haut contre les acquis sociaux de luttes passées.
Peu importe que l’arrêt de la fonctionnalité, la mise hors tension de cette Normalité destructrice ait lieu sous forme de grève ou de sabotage : les deux nous plaisent. Nous pensons qu’au fond, le sabotage et la grève sont inséparables. Saboter comme si on se mettait en grève : ce concept, que nous avons présenté dans notre communiqué, se laisse peut-être définir au mieux par le terme de « sabotage social ». Le « comité invisible » a utilisé d’autres mots. Leur livre, « L’insurrection qui vient », contient également d’autres approches que nous trouvons discutables. Néanmoins, nous pensons que les passages suivants sont des contributions intéressantes :

« Précisément parce qu’elle est cette architecture de flux, la métropole est une des formations humaines les plus vulnérables qui ait jamais existé. Souple, subtile, mais vulnérable. Une fermeture brutale des frontières pour cause d’épidémie furieuse, une carence quelconque dans un ravitaillement vital, un blocage organisé des axes decommunication, et c’est tout le décor qui s’effondre, qui ne parvient plus à masquer les scènes de carnages qui le hantent à toute heure. Ce monde n’irait pas si vite s’il n’était pas constamment poursuivi par la proximité de son effondrement. (…)
L’interruption des flux de marchandises, la suspension de la normalité - il suffit de voir ce qui fait retour de vie sociale dans un immeuble soudainement privé d’électricité pour imaginer ce que pourrait devenir la vie dans une ville privée de tout - et du contrôle policier libèrent des potentialités d’auto-organisation impensables en d’autres circonstances. Cela n’échappe à personne.(…)
Tout bloquer, voilà désormais le premier réflexe de tout ce qui se dresse contre l’ordre présent. (…)
Mais il ne peut s’agir de bloquer plus que ne l’autorise la capacité de ravitaillement et de communication des insurgés, l’auto-organisation effective des différentes communes. Comment se nourrir une fois que tout est paralysé ? (…)
Il n’y a plus à attendre - une éclaircie, la révolution, l’apocalypse nucléaire ou un mouvement social. Attendre encore est une folie. La catastrophe n’est pas ce qui vient, mais ce qui est là. Nous nous situons d’ores et déjà dans le mouvement d’effondrement d’une civilisation. C’est là qu’il faut prendre parti. (…)
Nous partons d’un point d’extrême isolement, d’extrême impuissance. Tout est à bâtir d’un processus insurrectionnel. Rien ne paraît moins probable qu’une insurrection, mais rien n’est plus nécessaire. »
(« L’insurrection qui vient », 2008).

Rien ne paraît moins probable qu’une grève générale, qu’un sabotage social général qui interromprait le continuum de l’exploitation, de l’oppression et de la destruction – mais rien n’est plus nécessaire.

De la fragilité des réseaux

Il existe des liens étroits entre les chaînes de production globales et l’offre internationale de prestation de services. Elles dépendent de flux d’informations et de marchandises ainsi que de l’approvisionnement en carburant et courant électrique. Pour que la production et la prestation de services fonctionnent, il est nécessaire que les forces de travail aient accès à une mobilité sans limites et sans problèmes. Le secteur en croissance du travail immatériel paraît souvent être enraciné à des endroits précis, mais il n’y aurait pas de production immatérielle sans réseaux d’informations et de communication. La production moderne « just in time » semble pouvoir renoncer à l’accumulation de stocks coûteux. En revanche, elle dépend de systèmes digitaux de production et de distribution, ce qui veut dire que les pannes de réseaux de communication ont des conséquences non négligeables. Les réseaux d’énergie et de télécommunication sont souvent multiples, et restent donc théoriquement stables lors d’une panne locale. Néanmoins, il arrive très souvent en pratique que la panne d’un nœud central cause des perturbations étendues dans les réseaux.

Avec la globalisation de la production et de la distribution, le traitement électronique de données gagne en importance. Pour mettre une multinationale sous pression, on peut agir non seulement au niveau des centres de production, mais aussi sur internet au niveau de la réservation, de l’administration et la communication. Bloquer une page internet, hacker le serveur d’une entreprise, saboter son accès haut débit…par exemple, si quelqu’un*e voulait limiter le nombre de tickets vendus par la Deutsche Bahn, i*elle pourrait lancer une grève, bloquer les guichets, mais aussi attaquer le système de réservation en ligne et paralyser les guichets automatiques.
Les possibilités sont multiples.

Nous sommes en grève contre la Normalité !

La route sera longue pour celles*ceux qui veulent agir. Et il y a beaucoup à expliquer. Seul un petit nombre d’actions est compréhensible sans communication – en général, il faut expliquer chaque action. Il n’y a que quand l’action est intégrée dans une campagne plus large ou quand les camps sont définis clairement que que nous pouvons nous passer de communication. Nous ne remettons ni ces actions ni leur contexte en cause. Nous sommes convaincu*e*s que des perturbations importantes dans la machinerie du pouvoir sont nécessaires et justifiées. Comment l’expliquer aux gen*te*s que nous ne considérons pas comme des adversaires ?

Nous aimerions en discuter.

L’éruption d’Eyjafjallajökull

En agencement à :
Court.circuit (23/05/2011) : http://linksunten.indymedia.org/en/…

1 : ICE : équivalent des TGVs en France
2 : Springer, Taz, Tagesspiegel, Süddeutsche Zeitung, RBB : différents médias allemands
3 : B.U.N.D : association de protection de l’environnement Naturfreundejugend : la section « jeunes » de l’organisation « Les Amis de la Nature »
4 : Jürgen Trittin est un homme politique faisant partie de l’Alliance 90/Les Verts
5 : ODEG : Ostdeutsche Eisenbahngesellschaft GmbH, compagnie de chemin de fer
6 : Il s’agit de linksunten.indymedia.org
7 : OFPC : https://fr.wikipedia.org/wiki/Offic…
8 : Bild : Tabloïd de droite, quotidien le plus lu en allemagne »

Source : linksunten.indymedia.org/it/node/45572 (traduit de l’allemand)

Note des traductrices*traducteurs : Cette traduction est naturellement loin d’être parfaite et peut créer des malentendus ou des gênes lors de la lecture. Au mieux, si vous le pouvez, trouvez quelqu’un*e qui parle allemand et relisez le texte original ensemble. Vous pouvez évidemment la modifier pour l’améliorer. Et faites tourner tant que vous pouvez !
La neutralisation (« traductrices*traducteurs » par exemple) correspond à la forme allemand de neutralisation « Innen » (« ÜbersetzerInnen ») ou à des pluriels au genre neutre. Parfois, cette neutralisation n’était pas présente dans le texte original et c’est nous qui l’avons ajoutée. De plus, nous avons utilisé le caractère étoile, qui est à notre sens un moyen de visibiliser les personnes ne s’identifiant pas aux catégories du système de genre binaire « homme/femme ».


Article publié le 14 juin 2013
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