C’est désormais officiel. Face à la catastrophe écologique, notre salut passe par les "technologies vertes" ou "écotechnologies". La police des populations sera donc verte, elle aussi.
A Lille, nous apprend le journal La Brique (http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=206 ), un sieur Quiquet, élu Vert à la Communauté urbaine, veut imposer aux habitants une carte de transport sans contact – RFID - unique pour les TER, bus, métro, vélos et autos en libre accès, mais aussi pour la cantine scolaire, les bibliothèques ou la piscine.
Afin de nous inciter à prendre les transports en commun pour lutter contre le réchauffement climatique, ils sont contraints de nous équiper de mouchards électroniques.
Au cas où ces écotechnologies de surveillance et de traçabilité nous révolteraient, les sociologues des "usages" s’emploient à nous faire accepter les innovations sorties des laboratoires de Technopolis. L’acceptabilité sociale, c’est comme la démocratie technique et participative. "Faire participer, c’est faire accepter" : telle est la règle des sociologues de France Telecom.
C’est ce que nous apprend, entre autres, l’enquête sur l’acceptabilité des nouvelles technologies parue dans le premier numéro de la revue Z ( http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=205 ).
Un dossier où l’on retrouve les figures connues de l’Ideas Lab de Minatec - Philippe Mallein, Michel Ida – qui, au sein du "laboratoire grenoblois", travaillent à l’acceptabilité de "l’environnement intelligent" sous monitoring RFID.
C’est pour dénoncer à la fois ce monde-machine et les manipulations des décideurs pour l’imposer, que Pièces et Main d’oeuvre et le collectif "Nanoflics on vous a à l’oeil" ont perturbé le salon de la RFID de Marseille le 17 juin dernier ( http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=204 ).
Organisé par les pôles de compétitivité "Solutions communicantes sécurisées" (Provence-Alpes Côté d’Azur), "Minalogic" (Grenoble-Isère) et "Industries du Commerce" (Nord), l’"International Contactless Technologies Forum" réfléchissait ce jour-là aux moyens d’éviter "le rejet par l’opinion publique" des mouchards électroniques dont l’industrie attend des bénéfices considérables. Les perturbateurs ont signifié aux industriels du numérique et à leurs experts en acceptabilité leur refus d’un monde sans contact et ont décliné leur invitation à participer à la prochaine édition du salon RFID. Participer, c’est accepter.
De ces nécrotechnologies imposées par le techno-gratin et désormais repeintes en vert, il sera question au festival Résistances, lors du débat organisé par l’Observatoire de l’Evolution à Foix, le jeudi 9 juillet à 17h30 : "Raison et déraison des nanotechnologies". ( http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=207 )
Autour du groupe Oblomoff, de Guillaume Carnino (éditions L’Echappée) et de Pièces et Main d’oeuvre, nous invitons tous ceux qui refusent l’avènement du nanomonde totalitaire encouragé par les tenants de la "croissance verte" - des industriels aux chercheurs de Sauvons la Recherche - à venir débattre des moyens de s’opposer à la tyrannie technologique.
Merci de faire circuler,
http://www.piecesetmaindoeuvre.com