Video de l’opération policière contre les réfugiés
le 17 Novembre 2009.
http://refugies.over-blog.com/
Dunkerque le 17 Novembre 2009
Avec une débauche de moyens ( bulldozer, grue, tracteurs, camions bennes ), un grand déploiement de personnels du PAD , sous la protection d’un détachement important de police, les autorités ont une fois de plus procédé, à grands frais, au démantèlement du campement des migrants sur la commune de Loon Plage.
Là où huit jours plutôt, la municipalité, en plein accord avec le port, avait médiatisé l’installation de douches en faveur de ces mêmes migrants !
Présentes sur le terrain à la première heure, nos associations ont assisté, impuissantes, à l’arrestation d’une cinquantaine de migrants qui ont été menottés pour être ensuite conduits dans les locaux de la police de l’air et des frontières ( PAF ).
Les engins amenés sur place ont ensuite procédé à la sale besogne consistant à saccager les abris d’infortune et ce qu’ils contenaient à l’exception des quelques couvertures, vêtements, chaussures, ustensiles de cuisine, que nous avons pu sauver.
Nos associations sont scandalisées par cette opération qui, une fois de plus, comme à Sangatte, comme à Calais et ailleurs, ne règlera rien, mais continuera de véhiculer une triste image de notre « identité nationale », synonyme de répression aveugle, d’exclusion, d’atteinte répétée aux droits de l’homme.
Est-ce ainsi que M Besson participe activement, à l’entrée de l’hiver, à la semaine de la solidarité internationale !
Signataires : SALAM Nord/Pas-de-CALAIS, MRAP, LDH, No border Calais, Modem Loon Plage, Calais Migrants Solidarité, Emmaüs Dunkerque.
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Résumé de l’"action" : à Calais, avertis la veille de cette destruction, les No border disponibles pour y aller et un français se sont rendus à Loon-Plage.
La seule action d’opposition contre cette dégoûtante intervention, fut celle d’être présents, de prendre en vidéo et en images les arrestations et la destruction du camp.
Mais même cette initiative fut à l’origine d’un contrôle d’identité des "cinéastes" et de menaces voilées sur le prétendu droit à l’image.
Dommage que le texte du communiqué ne revendique aucune position politique de liberté de circulation et est pourtant co-signé No Border. On m’a expliqué qu’un français était présent avec les No Border Calais (non francophones). Mais à vrai dire, il ne suffit pas d’être sensible aux destructions d’abris et aux interventions de la police pour revendiquer la solution de l’ouverture des frontières.
Le tout est de le revendiquer dès le départ et de penser l’ajouter dans tous les communiqués communs.
(Le Port Autonome de Dunkerque qui a détruit le camp est sous commandement de l’Etat. Celui de Calais est propriété du Conseil Régional)
zetkin