Un petit point sur la situation et les dernières heures à Calais... Suite à l’annonce d’un possible démantèlement de la jungle cette semaine, un certain nombre de militantEs No Border et leurs amiEs sont dans le coin ces jours-ci...
Lundi 20 avait lieu une rencontre entre les assos et la préfecture. Voir les compte-rendu et photos ici, d’où il ressort, bien entendu, qu’on ne nous lâchera pas d’info sur des dates ni d’autres détails, mais où on confirme qu’il y aura destruction de la jungle, et des expulsions notamment vers l’Irak et l’Afghanistan (cf iterview du sous-préfet sur Libélille.
A Londres des militantEs ont également organisé une petite manif devant l’ambassade de France. Vous pouvez trouver un reportage photo ici.
Lundi soir avait lieu à Calais l’inauguration de l’expo photo de Yann Arthus-Bertrand dans le Parc St Pierre, suivie de la projection du film "Home" sur la plce de la Mairie. Quelques unEs d’entre nous se sont donc pointéEs pour en parler Mame Bouchart maire de Calais ainsi qu’à l’illustre et bienveillant photographe qui a juste eu le temps de leur dire "Non pas maintenant" avant que la police se décide à repousser les quelques dangereux militantEs qui se trouvaient là. Une photo de Bouchart sur un panneau ayant été grimée d’une moustache du plus bel effet, quelqu’une a voulu en prendre une photo. Après que la police ait voulu l’en empêcher, un militant a eu le malheur de dire "Vous n’avez pas le droit de nous empêcher de prendre cettephoto, tout comme vous n’avez pasle droit derefuser de me donner votre matricule et votre nom si je vus le demande" (c’était à peu près ça poli et tout). Derechef on l’embarque pour lui apprendre à se taire. Il est sorti après une heure au commissariat eud’Calais.
Nous nous sommes ensuite relayéEs toute la nuit auprès des jungles pour surveiller d’éventuels débarquements de la police. Il y avait des genTEs venus de France, Grande Bretagne, Belgique et Pays Bas, et aussi quelques journalistes. Des genTEs surveillaient les routes et carrefours, d’autres dormaient à l’intérieur, y compris des membres des assos locales. Mais rien à signaler, que du normal : 3 cars de police en début de soirée qui rentrent et gazent des gens. Comme d’habitude quoi ! Cette nuit aura été aussi l’occasion de longues discussions avec les migrants, notamment pour les informer sur leurs droits, sur ce qui les attend de l’autre côté ou ici s’ils demandent l’asile (ce qu’un certain nombre ont déjà fait).
Ce matin il y a eu également plusieurs arrestations d’Erythréens, sur lesquelles nous n’avons rien pu faire. Les militantEs qui y ont assisté ont été invitéEs à s’en aller alors qu’ils et elles refusaient de donner leurs identités... Ben oui mais c’était des blancs !
Toujours déterminéEs, pas vraiment nombreuseux mais pas ridicules non plus, nous attendons votre venue pour grossir la résistance à l’éviction de la jungle et aux expulsions qu’elle ne manque pas d’annoncer.
L’info selon laquelle il pourrait y avoir un charter commun entre France et GB vendredi 24 nous a été à nouveau donnée par une autre source. Nous n’avons pas d’indication horaire, mais le charter passerait par l’aéroport de Lesquin. Le délai semble un peu court pour qu’ils puissent choper suffisament d’Afghans pour le remplir après avoir fait les procédures nécessaires. Apparemment il y a 21 Afghans au centre de rétention de Coquelles (info non confirmée).
Pour nous contacter en arrivant : 06.34.81.07.10