Jeudi 30 juillet, 15h10, parking de la mairie de Calais.

Deux réfugiés politiques sont assis tranquillement sur la pelouse bordant le parking.
Leur tombe dessus une escouade d’uniformes noirs. Nous voyons alors un policier non CRS, s’enrager à matraquer l’un des réfugiés tombé malheureusement au sol. L’autre se fera arrêter et menotter.

Arrivés en courant, nous entendons les policiers prétendre que deux personnes leur ont téléphoné que l’on volait un camping car, garé sur le parking, assez loin de l’endroit où se tenaient les deux jeunes réfugiés. Ils reprochent à ces derniers d’avoir couru.

Ils nient la réalité du matraquage que nous sommes plusieurs à avoir vu.

Un petit tour avec un troisième policier suffira à prouver que le camping car est intact.

Les pompiers sont appelés pour la victime des brutes de la police parce que des témoins non participants au mouvement no border commencent à déclarer à voix haute ce qu’ils ont vu et qui les révoltent profondément. "j’ai tout vu" en est choquée une mère de famille. "Je n’ai fait que mon devoir" dira un autre témoin.

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Arrive ensuite un curieux monsieur en costume cravate qui me reproche avec véhémence de l’avoir photographié sur le parking. Je l’aurai de plus traité d’abruti raciste. Sans
m’énerver, je lui demande pourquoi il a attendu autant de temps pour venir me retrouver et l’interroge sur ses relations avec Mme Bouchart, maire de Calais. "Je ne suis pas de la région" répètera-t-il avant de m’apprendre qu’à la mairie, "quelqu’un" lui aurait raconté les faits reprochés. Un policier très aimable l’emmène à l’écart...
Vérifiant mes vidéos, je remarque que si j’ai bien demandé à la cantonade "où étaient les deux abrutis qui avaient appelé la police", je n’avais pas employé le terme "abrutis racistes" qui est l’un de mes termes habituels sur le site.
Conclusion : le personnage douteux et en costume-cravate se rendait dans une mairie douteuse dans laquelle il a appris ma fonction de recherche des délateurs et de surveillance de la police. Le concierge se promenait sur le parking.

Deuxième conclusion : quelqu’un proche politiquement de la mairie ou chargé de téléphoner à la police, a vu deux réfugiés assis dans l’herbe. Ce qui a fait débarquer la police de Calais et la violence qui s’en est ensuivie.
zetkin
31 juillet 2009 9h12