On nous a annoncé l’arrivée de 14 cars de CRS au squat des palestiniens sur le port, aux alentours de 15h.
1. Mangez du cheval policier
Sur le chemin vers le terrain du repas, 16h10, 2 policiers à cheval. je leur demande leur provenance et si les chevaux étaient bien dressés à ne pas être effrayés. Je traverse la rue, parle avec une passante et voilà que l’un des deux policiers traverse au trot la route très fréquentée et vient pratiquement nous bousculer du flanc de son cheval. " Vous voyez, ils ne sont pas effrayés" me dira-t-elle tandis que je me recule pour éviter que le cheval ne blesse la passante âgée.
Tombe alors les CRS en masse, puis des policiers en tenue puis la police en civil. La policière m’a demandé pardon mais a vite changé de ton à la vue des renforts, essayant le délit d’outrages. Malheureusement pour elle, ni les CRS, ni la police en civil ne désiraient me coincer. Ils visaient plus haut.
2.Le procureur lance son opération NB
Le petit nouveau du tribunal de Boulogne-sur-Mer avait comme par hasard lancé une opération de contrôle politique de tout ce qui ressemblait à du no border. Les contrôles au faciès appliqués aux opposants, histoire de bien montrer que la police nous protège.

Arrivée au bout de la rue Mollien, la police venait de bloquer la circulation et contrôlait les coffres. Une belle pagaille digne du désordre démocratique organisé. je retrouvais par hasard des copains du camp et nous nous interrogions sur ce déballage de forces de blocage quand des CRS sont arrivés en courant vers nous. Contrôle d’identité, fouille des sacs, prise de trois affiches no border. Nous avons du attendre collés à un mur pour on ne sait quelles raisons.

De retour au camp, nous avons appris l’arrestation de 6 copains. Les CRS qui étaient soit-disant partis au port n’auraient fait que photographier les abris des réfugiés palestiniens. A 14 cars ?
zetkin