
Décembre 2008, le mouvement "No Border" s’intéressait (enfin) à la frontière franco-anglaise, qualifiée pour être
l’une des plus difficiles à franchir par ceux qui veulent la rendre "étanche".
Si par le passé, des organisations françaises réclamaient la liberté de circulation, agissaient et soutenaient toutes les actions dans ce sens, pour la première fois, un mouvement contre les frontières organisait un camp dédié à ces idéaux politiques et affichait une solution aussi valable que celle utopique des représentants capitalistes.
Une petite pensée pour nos policiers paranos et les bénévoles "politiques" :

Si le mouvement se cherche encore et commence à s’auto-organiser, les attaques d’humanitaires politisés (mais qui ne font pas de politique) et les contrôles/arrestations ont débuté contre le mouvement.

Tout le monde se positionne.

Les surveillances des squats et les interventions, les actions imaginatives des militants déstabilisent la police qui se réorganise également.
Les militants de Lille amènent des flics de Lille et parfois un hélicoptère. Tout est suivi avec attention et relié à d’autres évènements. Nous avons bâti un réseau comme ils ont bâti le leur.

Situation critique pour les réfugiés :
Les attaques menées au square Villemin, à Paris, en Belgique avec la chasse à l’homme dans les rues sont à mettre en parallèle avec la volonté de Besson de détruire le camp afghan de Calais. Paris représentant la résidence secondaire des réfugiés afghans et la Belgique une issue possible de sortie.

Parallèlement, les compagnies de CRS (12 et 14) ont été violentes envers les réfugiés à Calais durant le mois d’août. Les érythréens et leur squat visé par la maire de Calais, subissent de fréquentes interventions policières, préliminaire à la fermeture de ce squat.
La défense s’est organisée avec les No Border et quelques bénévoles humanitaires.

Jamais à Calais, il n’y eut autant d’actions en commun, courtes et efficaces, sans être coûteuses en arrestations surprises.
zetkin