
Dimanche 27 septembre, jour de la commémoration de la libération de Calais à la fin de la seconde guerre mondiale. Commémoration menée par la maire et le sous-préfet de Calais.
Nous avons décidé notre participation à ce grand moment, le matin même.

Allant en avant pour sentir la présence hostile ou non de policiers, je tombais au beau milieu des officiels qui se rangeaient en ligne face au parc Richelieu.

Deux policiers municipaux m’ont d’abord demandé de me mettre en arrière et découvrant avec horreur la petite affichette accrochée au pull, je fus irrémédiablement éjectée et l’un des policiers m’arracha le texte : "VIVE CALAIS LIBEREE DU FASCISME ET DU NAZISME"
Les copains se sont placés à l’arrière.

Nous avons écouté les discours, musiques et un chant, celui du partisan. Nous devions lever nos banderoles lorsque tout était terminé.
Mais la police nationale secondée par des "policiers" de la mairie, nous arrachèrent la première en papier et tentèrent de nous voler la seconde.

Les réfugiés tenaient bon cette dernière.

Après plusieurs heurts et tentatives d’arrestation, nous pûmes crier "No Border, Stop Deportation" en marchant 5m sur la route.
Tous les officiels étant partis, nous avons stoppé. Il n’y eut aucune arrestation. Les CRS, appelés en renfort, sont arrivés quand tout fut fini.
La journaliste de Calais TV fut empêchée de filmer au départ du mouvement.
zetkin
COMMUNIQUE DE PRESSE NO BORDER :
Des migrants et des militant-e-s de No Border ont honoré aujourd’hui la
mémoire de celles et ceux qui ont lutté contre le fascisme en libérant
Calais voici 55 ans, en appelant à poursuivre cette libération en
mettant fin à l’opression des migrant-e-s à Calais.
Le groupe, qui comprenait des migrants iraniens, pachtouns et africains,
a assisté silencieusement à cette commémoration de la libération de la
Calais, avant de dérouler des banderoles, de sortir des pancartes et
dévoiler des t-shirts en fin de cérémonie.
Ils comportaient des slogans
démontrant que la destruction de la "jungle" et le déni des droits
humains étaient en contradiction avec les actes courageux de de ces
hommes et de ces femmes qui résistèrent au fascisme il y a 55 ans.

Comme un fait exprès, la police en a fait des tonnes et a tenté de
s’emparer des banderoles affirmant "Calais a été libéré en 1945.
Continuons à combattre le fascisme".

Incapable d’égaler la dignité dont
ont fait preuve les migrants présents,
la police a échoué dans ses
tentatives de provocation, et l’action s’est terminée dans le calme.
No Border - Calais