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Contre le boycott total d’Israël, pour une solution ouvrière
envoyé le 30/04/10 Mots-clés  antimilitarisme   proche et moyen orient   contre les guerres  

Contre le boycott total d’Israël, pour une solution ouvrière

Les auteurs de cette article partagent une préoccupation grandissante envers la direction qu’à pris le mouvement de solidarité palestinien. En 1948, la famille de la mère d’Isa Al-Jaza’iri ont été forcés hors de leur maison à Haifa. Le grand-père d’Alex Grant portait une Étoile de David au camp Nazi de Mauthausen. Malgré cela, ils croient que leurs déscendances respectives ne sont pas pertinentes puisqu’il est question d’un problème qui concerne la classe ouvrière mondiale. Tous deux sont de l’avis qu’uniquement une perspective ouvrière peut en finir avec l’oppression du peuple palestinien sans oublier l’avenir de la population israélienne.

Une nouvelle campagne de boycott, nommé « Boycott, Désinvestissment et Sanctions » (BDS), prend de l’élan dans le mouvement de solidarité Palestinien. Elle est aussi parfois connue comme la campagne contre l’apartheid israélien. Nous croyons sincèrement que les partisants de cette campagne agissent d’un réel désir de mettre fin à la souffrance du peuple de la Palestine. Par contre, nous ne croyons pas que les méthodes de cette campagne peuvent vaincre l’impérialisme Israélien. Il est important de noter que la campagne oublie la question de classe pour l’Israël et la Palestine. Nous croyons que seule une approche orientée vers les classes ouvrières peut mener vers la fin de l’impérialisme israélien. Qu’est ce BDS et qui sont ses partisans ?

La campagne pour le Boycott, Désinvestissment et Sanctions a été mise en marche le 9 juillet 2005 suite à un « appel unifié » de plus d’une centaine d’organizations palestiniennes. Parmi ces organisations sont la Chambre de Commerce Ramallah, quelques commités populaires de l’OLP, la Fédération Générale des Syndicats, le Syndicat Général des Enseignants Palestiniens, la Fédération de Syndicats Palestiniens des Enseignants et Employés Universitaires, l’Association d’Ingénieurs Palestiniens, l’Association d’Avocats Palestiniens, et un pêle-mêle d’ONG et de groupes de la « société civile » des territoires occupés et même en Israël.

Ces groupes ont élus un « Comité National de Boycott » à qui on a confié la tâche de diriger la campagne et de s’occuper du site web officiel, BDSmovement.net.

La campagne a été capable de gagner l’appui de quelques syndicats canadiens comme le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes ainsi que la Fédération Autonome du Collégial au Québec. Elle a aussi une longue liste de supporteurs à travers le monde.

Ses revendications auprès de l’état israélien sont détaillées dans l’appel original : « 1. Mettre fin à son occupation et colonisation de toutes terres arabes et démanteler le Mur ; 2. Reconnaître le droit fondamental des citoyens arabes-palestiniens d’Israel à l’égalité complète ; et 3. Respecter, protéger, et promouvoir le droit des réfugiés palestiniens de retrouver leurs foyers et leurs propriétés tel que stipulé par la résolution 194 de l’ONU. »

La campagne BDS est une campagne internationale pour le boycott des produits de consommation et au niveau académique ; des tactiques de pression qui poussent les corporations et les universités à retirer leurs investissements des compagnies israéliennes et des compagnies qui ont des intérêts israéliens majeurs ; et, plus généralement, pour des sanctions économiques contre l’état israélien. Elle est aussi accompagnée par le boycott « culturel » et « sportif ». De plus, même si certains partisans moins informés déclarent qu’il s’agit d’une approche ciblée, le boycott des produits de consommation est bien évidemment destiné à être un boycott complet de tout produit israélien, comme indiqué par le site officiel BDSmovement.net :

« Élever la conscience entre consommateurs des conséquences de l’achat de biens et services israéliens. Mettre pressions sur les marchés et les supermarchés pour le retrait des produits avec le code barre 729 (d’origine israélienne) des étagères. Encourager les compagnies utilisants des technologies et composantes israéliennes de trouver des alternatives et se joindre au boycott. Exposer au monde l’occupation et l’apartheid israélien et mettre en évidence ceux qui financent le régime israélien ; et de favoriser un environnement dans lequel il est innacceptable de promouvoir les politiques israéliennes. »

Plusieurs jeunes militants appuyent cette campagne à cause d’un sentiment honnête que quelque chose doit être fait. Lors des discussions avec les militants de la campagne BDS, lorsque nous exprimons le point de vue que cette campagne ne fait rien pour affaiblir l’impérialisme israélien et, qu’au lieu de cela elle pousse la classe ouvrière et la jeunesse israélienne dans les bras des impérialistes, la réponse des miltants est toujours : « au moins cette campagne a aidé a élever la conscience. »

Nous sommes prêts à concéder que la campagne a reçu beaucoup d’attention médiatique. Par contre, pas une seule famille palestinienne n’a été sauvée de la destruction de leur maison suite à une lettre au Toronto Star ou à la Presse. Le monde était aussi conscient de la guerre en Iraq. Au niveau mondial, 50 millions de personnes ont manifesté en mars 2003. Mais cette conscience n’a pas arrêté l’impérialisme étasunien. Elle n’arrêtera pas l’impérialisme israélien non plus. Ce qu’il nous faut est une approche qui peut renverser l’impérialisme.

La vraie question est : « est-ce que cette méthode peut renverser l’impérialisme israélien ? » La réponse par les activistes BDS nous renvoie toujours à l’expérience de l’Afrique du Sud.

Comment l’apartheid en l’Afrique du Sud a-t-il vraiment été renversé ?

Dans les médias et chez les académiques occidentaux, il existe un mythe que les sanctions contre l’Afrique du Sud furent l’arme qui abattu le régime de l’apartheid. Rien ne pourrait être plus loin de la vérité. Les sanctions ont joué un rôle relativement petit dans la subversion du régime blanc, qui n’a fait que passer les privations à la classe ouvrière noire. Ce n’était pas la pression d’en haut, mais la crainte de révolution d’en bas, qui a forcé la classe dominante sud-africaine à adopter la « démocratie ».

Face aux horreurs de l’exploitation et de l’oppression, les ouvriers noirs ont développé de puissantes organisations de masse. Le Congrès des Syndicats de l’Afrique du Sud (COSATU) et le Parti Communiste Sud Africain, en alliance avec le Congrès National Africain, revendiquaient tous l’éradication du capitalisme et l’institution d’une société socialiste. Ensemble, ces organisations de masse réunissaient des millions d’ouvriers.

COSATU s’est lancé sur la voie de grèves et de la lutte des classes et a ainsi joué un rôle décisif dans l’unification de la classe ouvrière. Les stratégistes du capital ont alors conclus que s’il n’y avait pas des réformes d’en haut, il y aurait la révolution d’en bas. Ils sont donc arrivé à un accord avec Mandela et les dirigeants de l’ANC pour mettre un terme au « règne blanc » gouvernemental, tant et aussi longtemps que les capitalistes continuent de règner sur l’économie.

L’apartheid sud-africain a été renversé par la lutte de masse de la classe ouvrière noire, qui produisait tous les biens de la société sud-africaine, et donc, elle détenait le rapport de force entre ses mains une fois unifiée. Ce fut cette menace de révolution socialiste d’en bas qui a forcé les concessions d’en haut, mais nous ne devons pas oublier qu’il s’agit d’une victoire au goût amer. Les masses auraient pu facilement renverser le capitalisme et s’emparer du pouvoir ; plutôt, elles continuent à vivre les mêmes misères qu’avant, mais avec un président noir.

Dans la nouvelle Afrique du Sud, l’écart entre la classe ouvrière noire et la bourgeoisie est devenu encore plus large qu’il était durant l’apartheid. La seule différence maintenant est que les dirigeants de l’ANC qui ont trahi la révolution et effectué cet avortement ont été bien récompensés pour leurs services. Ils se sont tous levés au-dessus des masses et ont collectivement amassé des milliards. Une couche de bourgeoisie noire est apparue et des patrons noirs font désormais partie des conseils d’administrations des corporations majeures. Pour eux, la vie est spectaculaire. Pour les masses noires, rien n’a changé et nous voyons maintenant une nouvelle vague de lutte ouvrière en Afrique du Sud.

Ceci souligne le besoin d’une solution ouvrière. Sans elle, et à l’intérieur des limites du capitalisme, il n’y a aucune voie à suivre.

Comment la campagne BDS renforce le sionisme

Le capitalisme israélien, tout comme le capitalisme sud-africain, repose sur l’exploitation d’une classe ouvrière majoritaire par une classe bourgeoise minoritaire. Mais dans ce cas, la classe ouvrière est composée d’israéliens juifs, de palestiniens possèdant la citoyenneté israélienne (20% des citoyens d’Israel) et de palestiniens vivant dans les territoires occupés.

Essentiellement, la campagne BDS approche le problème du point de vue qu’Israël est un bloc monolitique réactionnaire, que les travailleurs juifs et leurs patrons sont tous heureusement unis dans l’oppression du peuple palestinien. Ce qui est loin de la réalité. La classe ouvrière israélienne n’a absolument aucun intérêt dans l’oppression des masses palestiniennes. Tandis que la bourgeoisie fait des milliards de dollars sur la production d’armes et le massacre d’innocents, la classe ouvrière doit voir ses enfants mourrir dans des guerres pour l’accumulation de profits. Tandis que les profits montent en flèche, le taux de sans-abris, le chômage et les frais de scolarité continuent leur montée. Pendant que les millionnaires de Tel Aviv construisent de plus en plus de gratte-ciels pour le changer en « centre financier », des juifs de classe ouvrière se retrouvent de plus en plus expulsés de cette ville par une augmentation politique et délibérée des loyers. Comme en occident, les dépenses de guerre sont utilisées comme excuse afin de couper dans la sécurité sociale et les conditions convenables pour les travailleurs du secteur publique.

La bourgoisie tente de jouer un jeu démographique en forçant des israéliens de classe ouvrière hors des villes et dans la campagne, où il y existe le danger que les citoyens arabes-israéliens deviennent majoritaire. Ceci a causé une lutte qui a abouti avec une augementation massive de l’appui envers le Parti Communiste Israélien (fondé par des palestiniens-israéliens) dans les élections municipales de Tel Aviv. Les patrons - comme toujours - ont tenté de mettre au vif les haines nationalistes, de mettre en évidence le fait que le PCI revendique le droit de retour des réfugiés palestiniens.

Ça n’a pas marché. Le PCI a reçu le même nombre de sièges du conseil que le parti dirigeant et a reçu 35% du vote pour la mairie, il s’agit d’un progrès historique. Dans la plus grande ville d’Israel, les ouvriers israéliens (juifs et arabes) ont marché ensembles, unis, et ont marqué une victoire contre la bourgeoisie sioniste. Récemment, il y a également eu une série des grèves générales, durant lesquels l’unité des arabes et juifs israéliens a été merveilleusement démontrée. Dans ces grèves, les palestiniens-israéliens ont souvent été à l’avant-garde, menant avec des tactiques radicales comme la collecte de taxes directement par les ouvriers du secteur publique afin de recevoir leur salaire non payé.

Ces développements sont extrêment dangeureux pour la classe capitaliste. Voila la véritable raison derrière les guerres au Liban et à Gaza : distraire et diviser. La bourgeoisie, face au danger d’un proletariat unifié, évoque la peur et la haine pour semer la divison et pour distraire les classes ouvrières de leur intérêts commun et de leur enemi commun : les capitalistes israéliens.

Le sionisme est l’idéologie employée par les capitalistes israéliens pour attirer les ouvriers derrière leurs patrons et pour couper à travers les divisions de classes sous le slogan « d’unité nationale » contre une menace externe. Ils soulignent perpétuellement la peur des masses israéliennes d’être un peuple isolé, entouré d’ennemis sur tous les fronts. Ils jouent de façon opportuniste avec la mémoire historique de l’holocaust pour convaincre la classe ouvrière juive-israélienne qu’elle est universellement haïe et que ses seules alliés sont les bourgeois israéliens.

La campagne BDS tente d’accomplir ses demandes en cherchant activement à faire de cette isolation une réalité. Elle est donc utile pour solidifier le sionisme, de la même façon que les attaques térroristes et les tirs de rockets contre le peuple ouvrier israélien les poussent dans les bras ouverts des capitalistes.

Ces deux tactiques doivent être rejetés.

L’intifada et l’auto-défence palestinienne

Le mouvement palestinien est passé par tout le spectre de tactiques - de la guérilla, aux détournements d’avions, enlèvements, térrorisme, compromis bourgeois, et maintenant, au boycott. Durant les dernières décennies, alors que les dirigeants palestiniens à l’étranger engraissaient déjà, quelque chose se développait sous la surface de la société palestinienne. La première Intifada a explosé en 1987.

La révolution n’a pas attendu les dirigeants palestiniens ; elle est venue malgré leurs échecs et a accompli son travail sans eux. À travers les territoires occupés et même dans les quartiers palestiniens-israéliens, les masses palestiniennes on créé des conseils d’action révolutionnaire afin d’organiser leur luttes. Spontanément et sans dirigeants, l’esprit et la détermination ont dirigé le mouvement vers l’avant. Ces conseils ont proliféré, c’était l’expression de l’activité collective des masses opprimés se manifestant sur la scène de l’histoire pour la toute première fois. En contraste avec les méthodes corrompues et tactiques stériles des groupes isolés qui, jusqu’à ce moment là, dominaient l’activité politique, le mouvement fut réellement démocratique et mis de l’avant des demandes concrêtes. Certains conseils ont organisé des boycotts de masse envers les taxes israéliennes, qui étaient collectées par l’armée. Des grèves générales ont éclaté et des barricades ont été érigées.

Ce fut un tremblement de terre politique et la peur s’est aggripée à la classe dirigeante israélienne. L’intensification de la répression et des démolitions de maison n’ont que stimulé davantage le mouvement. La classe ouvrière israélienne exploitée a vu ses filles et ses fils envoyés pour tuer des enfants sans peur qui ne lançait que des pierres ; les capitalistes ont eu raison de craindre les effets que cela aurait sur leur conscience. La pire crainte des capitalistes israéliens fut que les travailleuses et travailleurs israéliens se rendent compte de la connection entre les coupures de salaires et services, et les attaques sur les masses palestiniennes. Une grève générale en Israël, en solidarité avec les masses palestiniennes et leur insurrection populaire, aurait été le début de la fin pour le capitalisme israélien. Cependant, les dirigeants ouvriers israéliens étaient attachés aux patrons israéliens et ils ont travaillé ensemble pour trahir la lutte des ouvriers. Ces dirigeants ont fait tout leur possible pour donner leur appui au régime israélien quand il en avait le plus besoin.

L’impérialisme étasunien a mené les efforts pour négocier un compromis visant un ordre plus sécuritaire dans les térritoires occupés. Les impérialistes israéliens ont alors trouvé des serviteurs volontaires parmi la naissante bourgeoisie palestinienne.

En effet, une élite palestinienne privilégée a reçu la tâche de garantir l’ordre dans les territoires occupées et a même profité de l’occupation. Les palestiniens ont travaillé pour des compagnies israéliennes, entrant en Israël le matin et retournant chez eux le soir, mais ont aussi travaillé pour d’autres palestiniens qui ont bâti des usines d’embouteillage et des opérations capitalistes en plein essor. Les dirigeants petit bourgeois palestiniens sont devenus riches et ont bénéficié du comfort et de la corruption. Le Fatah s’est transformé d’une organisation qui parlait de socialisme et révolution au départ pour devenir un parti des capitalistes super riches des territoires occupés.

La campagne BDS affirme rejeter de la violence, mais là n’est pas le problème. L’auto-défence du peuple palestinien est justifiée et même nécessaire ; l’Intifada a appris au conseils de quartier qu’elles avaient besoin d’armes pour défendre leur révolution, pour prévenir les massacres et pour infliger des défaites à l’armée israélienne quand elle entre en térritoire palestinien. Mais cette révolution n’a rien en commun avec la tactique des attentats suicide. Ces actions désespérés ne posent aucune menace à l’état israélien ; ils ne font que térroriser les ouvriers israéliens. La première attentat suicide dans l’histoire palestinienne est survenue le 16 avril 1993 et peut être considérée comme le résultat de la défaite de la révolution et de l’apparition de la réaction dans la société palestinienne.

Cette révolution a également accru le désir d’une solution de la part des ouvriers israéliens et les a rapproché des palestiniens, contrairement aux tirs de rockets et aux attentats, qui ont produit l’effet inverseé.

Pour une approche ouvrière

Encore et encore, la classe ouvrière a fait preuve de son pouvoir quand elle s’est unifiée. Il n’y a que l’action organisée de la classe ouvrière qui peut libérer le peuple palestinien, et non pas un simple boycott de consommateurs. Le peuple palestinien a montré un grand héroisme, assez pour accomplir une douzaine de révolutions, mais en réalité la seule puissance qui peut renverser l’impérialisme israélien est la classe ouvrière israélienne.

Sans leur travail, pas une seule machine ne fonctionne dans les usines d’Israël. L’impérialisme israélien s’est bâti sur le mythe que l’ouvrier et le patron israélien partagent un intérêt commun et devraient être solidaires pour se défendre mutuellement. Notre tâche est de faire exploser ce mythe et nos tactiques doivent en tenir compte.

Quelque chose doit être fait, nous sommes d’accord. Quelles sortes de tactiques entreprendrait une campagne de la classe ouvrière ? Il n’y avait qu’une sorte de boycott qui fut éfficace durant la lutte en Afrique du Sud : le boycott syndical ciblé. Les syndicats des quais refusaient de charger des cargaisons d’armements en destination de l’Afrique du Sud.

Voila une méthode qui ne repose pas sur la pression envers les corporations, ni sur des appels aux filous de l’ONU ou du parlement, mais sur un effort immédiat et vigoureux de la classe ouvrière.

Les activistes devraient lancer une campagne basée sur l’affilitation syndicale, afin que les travailleurs qui produisent de l’armement, ceux qui s’occupent du transport et ceux qui s’occupent de la poste refusent de collaborer avec l’envoi d’armement déstiné à l’impérialisme israélien.

Le Syndicat Canadien des Travailleurs de la Poste appui la campagne BDS. Au lieu de faire appel à ses ouvriers afin de boycotter les produits israéliens, le syndicat devrait faire appel à ses membres de refuser de livrer tout courrier à SNC-Lavalin ou des compagnies d’armement similaires tant qu’ils construisent de l’armement pour le capitalisme israélien.

Côte-à-côte avec cette campagne syndicale, des manifestations peuvent être convoquées contre les représentants de l’impérialisme israélien en visite. Le Premier Ministre actuel, Benjamin Netanyahu, a reçu une bienvenue spectaculaire de la part des milliers de manifestants lorsqu’il a tenté de donner une conférence à l’Université Concordia en 2003. Cette tactique est correcte ; de tels criminels et défenseurs du sionisme doivent être bloqués.

Ces tactiques, qui différentient les ouvriers et la classe dirigeante israélienne, sont le type de méthodes ouvrières qui vont aider les peuples ouvriers de la Palestine et de l’Israël à renverser l’impérialisme israélien.

L’unité de classe et le combat pour le socialisme

Il n’y a aucune force sur terre qui peut détruire l’impérialisme israélien sauf la classe ouvrière israélienne. L’unité entre le prolétariat israélien et les ouvriers et fallaheen (paysans) palestiniens est la première nécessité pour la réalisation d’une révolution qui mettra fin au carnage.

Le mouvement de solidarité doit être basé sur cette unité. Nous rejettons la perspective « juifs, à la mer ». La solution ne viendra pas sans la participation des ouvriers israéliens ; ils vont y jouer un rôle central ! Voila pourquoi nous rejettons la campagne BDS comme étant contre-productive et comme étant une campagne qui renforce le sionisme bourgeois.

Nous rejettons toute tentative de blâmer les ouvriers israéliens pour les crimes de leurs dirigeants, non moins que nous rejettons les tentatives de blâmer le peuple palestinien pour le sang versé par le Hamas et Fatah. La responsabilité repose sur les épaules des bourgeoisies d’Israël et de la Palestine, et sur les classes capitalistes des États-Unis, du Canada et du reste du monde occidental.

C’est pourquoi les ouvriers et la jeunesse des pays capitalistes industrialisés ne peuvent s’arrêter qu’au niveau de la solidarité. La lutte doit être liée à la lutte pour le socialisme chez nous. Nos impérialistes profitent de ces guerres et la seule solution est de les mettre à la porte ici aussi. Le capitalisme mondial doit être renversé.

Le peuple juif et palestinien ont tous deux une grande histoire socialiste et révolutionnaire. Avec l’aide des mouvements ouvriers et de solidarité, ils pourront retrouver ces traditions et jetter le nationalisme et le fondamentalisme dans les ordures.

Une fois libérées des guerres fratricides et de l’ingérence de l’impérialisme, les masses ouvrières palestiniennes et israéliennes pourraient s’unir dans une union socialiste volontaire des deux peuples comme premier pas vers une Fédération Socialiste du Moyen Orient : libérant leurs ressources pour être utilisées pour la nécéssité humaine et non pour le profit, et pour se développer rapidement et en commun afin de se sortir collectivement de la misère.

Donc, nous faisons appel à tous ceux qui luttent pour la libération du peuple palestinien d’adopter le plan d’action suivant :

1. Abandonner le boycott complet d’Israël qui pousse les ouvriers israéliens dans les bras de l’impérialisme. 2. Adopter un boycott ouvrier qui cible l’état israélien et les représentants de ce régime. 3. Promouvoir des stratégies qui augmenteront la solidarité entre les travailleurs juifs et arabes. 4. Lutter pour le socialisme, autant dans nos pays qu’au Moyen Orient.

Écrit par Isa Al-Jaza’iri et Alex Grant

http://www.marxiste.qc.ca/


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