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Révolte des peuples arabes : réflexions de ....
envoyé le 26/02/11 par via Patrice bardet Mots-clés  sans frontières   anti impérialisme   proche et moyen orient   luttes sociales   contre les guerres  

Révolte des peuples arabes réflexions de :

Fidel Castro – Comité « Libérez-Les » - Alain Badiou – Nabil El Haggar


Réflexions du compañero Fidel

LA DANSE MACABRE DU CYNISME

La politique de pillage imposée par les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN au Moyen-Orient est entrée en crise. Et cette crise est due, forcément, à la hausse des cours des céréalesdont les retombées ont été plus fortes dans les pays arabes où la rareté de l’eau, les zones désertiques et la pauvreté du peuple généralisée contrastent avec les revenus très élevés des secteurs privilégiés liés aux énormes ressources pétrolières.

Alors que les prix des aliments ont triplé, les fortunes immobilières et les trésors de la minorité aristocratique se chiffrent à des billions de dollars.

Le monde arabe, de culture et de religion majoritairment musulmane, s’est en plus senti humilié par la mise en place, à feu et à sang, d’un État qui n’a respecté aucune des obligations élémentaires ayant présidé à sa création dans le cadre de l’ordre colonial qui existait à la fin de la Deuxième Guerre mondiale et qui permit aux puissances victorieuses de fonder l’ONU et d’imposer les règles du jeu régissant le commerce et l’économie mondiaux.

La trahison de Anwar El-Sadat à Camp David a empêché l’existence de l’État arabe palestinien visé dans les accords de l’ONU de novembre 1947, si bien qu’Israël est devenu une forte puissance nucléaire alliée des États-Unis et de l’OTAN.

Le complexe militaro-industriel étasunien a livré des dizaines de milliards de dollars tous les ans à Israël et même aux États arabes que celui-ci soumettait et humiliait.

Le génie s’est échappé de la bouteille, et l’OTAN ne sait pas comment le contrôler.

Il va s’efforcer de tirer le plus gros profit des regrettables événements libyens. Nul n’est capable de savoir actuellement ce qu’il se passe dans ce pays. L’Empire a fait publier par ses médias toutes sortes de chiffres et de versions, jusqu’aux plus saugrenus, afin de semer le chaos et la désinformation.

De toute évidence, une guerre civile se déroule en Libye. Pourquoi et comment a-t-elle éclaté ? Qui en paiera les conséquences ? L’agence Reuters, se faisant l’écho d’une banque japonaise bien connue, la Nomura, a signalé que les cours du pétrole pourraient battre tous les records :

« "Si la Libye et l’Algérie arrêtaient leur production pétrolière, les cours pourraient dépasser 220 dollars le baril, et l’OPEP verrait réduite sa capacité inutilisée à 2,1 millions de barils par jour, similaire aux niveaux de la guerre du Golfe, et au record de 147 dollars le baril établi en 2008", a affirmé la banque dans une note. »

Qui pourrait payer des prix pareils ? Quelles en seraient les conséquences en pleine crise alimentaire ?

Les principaux leaders de l’OTAN jubilent. Le Premier ministre britannique, David Cameron – selon ANSA – « …a admis dans un discours au Koweït que les pays occidentaux avaient fait erreur d’avoir soutenu des gouvernements non démocratiques dans le monde arabe. » Félicitons-le du moins pour sa franchise.

Son collègue français Nicolas Sarkozy a déclaré : « La poursuite de la répression brutale et sanglante contre la population civile libyenne est répugnante. »

Le ministre italien des affaires étrangères, Franco Frattini, a jugé « crédible » la quantité de mille morts à Tripoli, et a parlé de "chiffres tragiques" et de "bain de sang".

Selon Hillary Clinton, le « bain de sang » est « absolument inacceptable » et « doit cesser ».

Pour Ban Ki-moon, « le recours à la violence dans ce pays est absolument inacceptable… le Conseil de sécurité agira en accord avec les décisions de la communauté internationale… nous envisageons une série de variantes. »

En fait, ce qu’attend Ban Ki-moon, c’est qu’Obama dise le dernier mot.

Le président étasunien a parlé ce mercredi après-midi. Il a fait savoir que sa secrétaire d’Etat partirait en Europe afin de décider avec les alliés de l’OTAN des mesures à prendre. À le voir, on constatait qu’il ne voulait pas laisser filer l’occasion de se colleter avec le sénateur républicain d’extrême droite, John McCain, avec le sénateur pro-israélien du Connecticut, Joseph Lieberman, et avec les dirigeants du Tea Party, et de garantir son investiture par le Parti démocrate.

Les médias de l’Empire ont préparé le terrain en vue d’une action. Une intervention militaire en Libye n’aurait rien de surprenant, ce qui garantirait par ailleurs à l’Europe les presque deux millions de barils par jour de pétrole léger qu’elle importe, si des événements qui mettraient fin au leadership ou à la vie de Kadhafi n’intervenaient pas avant.

De toute façon, le rôle d’Obama est plutôt compliqué. Comment réagira le monde arabe et musulman si une telle équipée faisait couler à flot le sang libyen ? La vague révolutionnaire déclenchée en Égypte freinera-t-elle une intervention de l’OTAN en Libye ?

L’invasion de l’Iraq déclenchée par Bush sous de faux prétexte – mission remplie ! s’était-il exclamé – a coûté la vie à plus d’un million d’Arabes innocents.

Nul dans le monde n’acceptera jamais la mort de civils innocents, en Libye ou ailleurs. Je me demande : les États-Unis et l’OTAN appliqueront-ils un jour ce même principe aux civils désarmés que leurs drones et leurs soldats tuent tous les jours en Afghanistan et au Pakistan ?

C’est vraiment la danse macabre du cynisme !

Fidel Castro Ruz

Le 23 février 2011

19 h 42


Solidarité avec les peuples arabes en lutte !

Pour la Paix, les Droits sociaux et la Liberté !

Contre la compromission de l’Etat Français, de l’U€,

des sionistes et des U$A, avec les dictateurs et les voleurs !

Nous sommes tous des égyptiens, des tunisiens, des algériens, des jordaniens, des marocains, des libyens… ! Mais aussi des afghans et des irakiens !

Après les tunisiens, le peuple héroïque égyptien a abattu le régime despotique d’Hosni Moubarak, dont la police avait tiré sur les foules mobilisées contre la dictature qui les privait de droits et de pain.

Les Égyptiens, comme les Tunisiens, les algériens et aujourd’hui les bahreïnis et les libyens… ne veulent plus des dictatures policières et tortionnaires corrompues qui ont accumulées des fortunes indécentes en réduisant leurs peuples à la misère. Des fortunes bâties par la corruption distillée par les multinationales occidentales. Des fortunes accumulées grâce à la complicité silencieuse mais active des gouvernements impérialistes, néo-colonialistes et sionistes de la zone européenne et moyenne orientale et des nord-américains…

Qui ne se sent pas concerné directement par ces révoltes qui ont pour origines les inégalités sociales, le chômage et la misère produits par le système financier mondialisé et la soif du pétrole et ses dérivés ?

Qui ne se sent pas concerné par ces répressions meurtrières, militaires et policières que ces populations, lasses des brimades, affrontent et ont affronté avec courage et détermination depuis des semaines ?

Le gouvernement, l’Etat français, les parlementaires ont mis trop de temps à mettre un terme aux ventes d’armes à l’Egypte et à Bahreïn, et les liens et compromissions honteuses avec ces dictatures continuent.

Quelles soient vendues dans les dictatures égyptienne, tunisienne, jordanienne, saoudienne, qatari, bahreïni …. les armes de guerre et de répression françaises ont tué et blessé des civils en lutte pour la liberté, et contre la misère terrible qui les accable.

Vendre des armes aux tyrans, c’est renforcer les haines, c’est casser les liens qui nous unissent historiquement avec les peuples de la zone méditerranéenne et proche orientale. Et le gouvernement marocain n’a pas hésité à se doter de matériel de répressions israélien.

Les travailleurs de ces pays ne veulent plus subir les diktats occidentaux et veulent être libres de décider de leur avenir, ils veulent des droits et la sécurité collective de vivre décemment de leur travail… ils veulent manger à leur faim !

Le projet d’Union pour la Méditerranée, qui a associé Sarkozy, Ben Ali, Mohamed VI, Kadhafi, Moubarak, n’est qu’une machine à broyer les peuples et à organiser l’oppression et l’exploitation au profit des prédateurs du système capitaliste ou national-bourgeois. C’est aussi un parjure de la bourgeoisie et de l’aristocratie arabe qui a permis de maintenir l’encerclement criminel de Gaza et la colonisation des terres du peuple palestinien.

Le véritable projet progressiste serait une Union des Peuples méditerranéens fondée sur les libertés publiques, les droits humains, la démocratie et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes avec une juste répartition des richesses produites et une souveraineté reconnue de la Palestine dans ses contours de 1948.

Les guerres de colonisation de l’Afghanistan, de l’Irak, les menaces sur l’Iran, la diabolisation de la religion musulmane, les bateaux de guerre occidentaux à quai dans les ports des pays arabes ou aux aguets dans les eaux territoriales, les diktats des pays occidentaux par le FMI et la BM… démontrent la mainmise des super puissances sur les peuples et sur leurs ressources et richesses des pays !

IL Y A UN VERITABLE DANGER DE GUERRE MONDIALE !

Soyons solidaires de ces peuples !

« Libérez- Les » 24 février 2011


Tunisie, Egypte : quand un vent d’est balaie l’arrogance de l’Occident

LEMONDE.FR | 18.02.11 |

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/02/18/tunisie-egypte-quand-un-vent-d-est-balaie-l-arrogance-de-l-occident_1481712_3232.html

court extrait :

(...)

Sans mouvement communiste, pas de communisme. Le soulèvement populaire dont nous parlons est manifestement sans parti, sans organisation hégémonique, sans dirigeant reconnu. Il sera toujours temps de mesurer si cette caractéristique est une force ou une faiblesse. C’est en tout cas ce qui fait qu’il a, sous une forme très pure, sans doute la plus pure depuis la Commune de Paris, tous les traits de ce qu’il faut appeler un communisme de mouvement. "Communisme" veut dire ici : création en commun du destin collectif. Ce "commun" a deux traits particuliers. D’abord, il est générique, représentant, en un lieu, de l’humanité toute entière. Dans ce lieu, il y a toutes les sortes de gens dont un peuple se compose, toute parole est entendue, toute proposition examinée, toute difficulté traitée pour ce qu’elle est. Ensuite, il surmonte toutes les grandes contradictions dont l’Etat prétend que lui seul peut les gérer sans jamais les dépasser : entre intellectuels et manuels, entre hommes et femmes, entre pauvres et riches, entre musulmans et coptes, entre gens de la province et gens de la capitale…

Des milliers de possibilités neuves, concernant ces contradictions, surgissent à tout instant, auxquelles l’Etat – tout Etat – est entièrement aveugle. On voit des jeune femmes médecin venues de province soigner les blessés dormir au milieu d’un cercle de farouches jeunes hommes, et elles sont plus tranquilles qu’elles ne le furent jamais, elles savent que nul ne touchera un bout de leurs cheveux. On voit aussi bien une organisation d’ingénieurs s’adresser aux jeunes banlieusards pour les supplier de tenir la place, de protéger le mouvement par leur énergie au combat. On voit encore un rang de chrétiens faire le guet, debouts, pour veiller sur les musulmans courbés dans leur prière. On voit les commerçants nourrir les chômeurs et les pauvres. On voit chacun parler à ses voisins inconnus. On lit mille pancartes où la vie de chacun se mêle sans hiatus à la grande Histoire de tous. L’ensemble de ces situations, de ces inventions, constituent le communisme de mouvement. Voici deux siècles que le problème politique unique est celui-ci : comment établir dans la durée les inventions du communisme de mouvement ? Et l’unique énoncé réactionnaire demeure : "cela est impossible, voire nuisible. Confions-nous à l’Etat". Gloire aux peuples tunisiens et égyptiens qui nous rappellent au vrai et unique devoir politique : face à l’Etat, la fidélité organisée au communisme de mouvement.

Nous ne voulons pas la guerre, mais nous n’en avons pas peur. On a partout parlé du calme pacifique des manifestations gigantesques, et on a lié ce calme à l’idéal de démocratie élective qu’on prêtait au mouvement. Constatons cependant qu’il y a eu des morts par centaines, et qu’il y en a encore chaque jour. Dans bien des cas, ces morts ont été des combattants et des martyrs de l’initiative, puis de la protection du mouvement lui-même. Les lieux politiques et symboliques du soulèvement ont dû être gardés au prix de combats féroces contre les miliciens et les polices des régimes menacés. Et là, qui a payé de sa personne, sinon les jeunes issus des populations les plus pauvres ? Que les "classes moyennes", dont notre inespérée Michèle Alliot-Marie a dit que l’aboutissement démocratique de la séquence en cours dépendait d’elles et d’elles seules, se souviennent qu’au moment crucial, la durée du soulèvement n’a été garantie que par l’engagement sans restriction de détachements populaires. La violence défensive est inévitable. Elle se poursuit du reste, dans des conditions difficiles, en Tunisie, après qu’on ait renvoyé à leur misère les jeunes activistes provinciaux.

Peut-on sérieusement penser que ces innombrables initiatives et ces sacrifices cruels n’ont pour but fondamental que de conduire les gens à "choisir" entre Souleiman et El Baradei, comme chez nous on se résigne piteusement à arbitrer entre MM. Sarkozy et Strauss-Kahn ? Telle serait l’unique leçon de ce splendide épisode ?

Non, mille fois non ! Les peuples tunisiens et égyptiens nous disent : se soulever, construire le lieu public du communisme de mouvement, le défendre par tous les moyens en y inventant les étapes successives de l’action, tel est le réel de la politique populaire d’émancipation. Il n’y a certes pas que les Etats des pays arabes qui soient anti-populaires et, sur le fond, élections ou pas, illégitimes. Quel qu’en soit le devenir, les soulèvements tunisiens et égyptiens ont une signification universelle. Ils prescrivent des possibilités neuves dont la valeur est internationale.

Alain Badiou, philosophe


Jasmin, massacre et dignité

(2)

Par Nabil El-Haggar

Universitaire, (et vice-président de l’AFPS59/62)

Les échos de la révolution égyptienne et tunisienne continuent à retentir dans le monde arabe, de la Lybie à l’extrême sud de l’Arabie. Après plus de quarante années de gestation et de fermentation politique et culturelle, les peuples arabes ont pris confiance en eux, ont fait tomber le mur de la peur et se sont « mis debout ».

Vont-ils totalement réussir à se débarrasser des dictatures militaires, des monarchies tribales et des oligarchies taillées sur pièces qui les soumettent depuis plus d’un siècle ? S’il est encore trop tôt pour répondre par l’affirmative, cela ne relève désormais plus de l’impossible !

Les dictateurs s’accrochent et espèrent museler le peupleen organisant quelques massacres au Yémen et à Bahreïn et un grand en Lybie ! Ils fondent cet espoir sur le silence assourdissant d’un certain occident qui a peur d’une grande démocratie arabe.

Cinq cents cinquante Libyens ont été tués en trois jours, dont 250 bombardés par l’aviation. Pourquoi aucune réaction digne de ce nom n’est parvenue aux oreilles du Dictateur ? Parce que la Lybie a des accords avec l’Europe pour lutter contre l’immigration clandestine africaine. Parce que le régime libyen a monnayé sa « respectabilité » en acceptant de ne plus financer les organisations soupçonnées de terrorisme. Cela rappelle le silence devant le massacre bien plus dévastateur de plus de 2000 palestiniens bombardés à Gaza par la « démocratie » d’Israël, il y a deux ans.

Par ailleurs, les Etats-Unis d’Obama, après avoir rendu hommage à la démocratie naissante en Egypte et en Tunisie, posent leur veto à la résolution présentée par les Palestiniens à l’ONU condamnant le développement des colonies.

Autrement dit, en pleine révolution arabe, les Palestiniens n’ont pas droit à la démocratie ! Le symbole est énorme, Obama est petit.

Les conditions de la réussite

Il ne suffira pas de se débarrasser des dictateurs et de leurs régimes pour que la révolution arabe soit accomplie. Il faudra réussir la refondation de l’histoire arabe à partir des espoirs portés par la jeunesse initiatrice de cette révolution. Il faudra réussir la construction d’une démocratie véritable qui leur permettra de se débarrasser de toutes les anomalies qui empoisonnent les sociétés arabes depuis trop longtemps. Ce qui revient à mener la bataille culturelle, celle des valeurs et de l’acceptation de l’autre.

Cette réussite est la condition sine qua non pour que les sociétés arabes puissent enfin se retrouver autour d’un projet politique, social et culturel commun, qui recueille l’adhésion de tous les « Arabes, hommes et femmes » indépendamment des confessions, des religions, des tribus et des régions. Ce projet devra convaincre que seuls les concepts politiques porteurs de valeurs telles que citoyenneté et laïcité peuvent garantir une réelle démocratie et une égalité de tous en droits. Des valeurs sans lesquelles la démocratie n’est pas possible.

La révolution et la Palestine

Il incombera aussi à la révolution arabe de régler la question palestinienne !

Cette révolution sera en effet boiteuse tant que la question palestinienne, trop longtemps ignorée des gouvernements arabes actuels, n’aura pas trouvé une solution juste. Nous savons que ceci ne sera pas facile. Parlons-en prochainement.


envoyé le 26 février 2011  par via Patrice bardet  Alerter le collectif de modération à propos de la publication de cet article. Imprimer l'article
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