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Communiqué d’étudiant.e.s mobilisé.e.s à Lille 2

Mardi 14 février 2023, Lille

Se projeter 40 ans plus tard quand on est jeunes, c’est pas facile. Pour nous, l’avenir est fait d’incertitudes, d’inflation, de forêts qui brûlent et de guerres. Mais quitte à choisir, nous préférons une société plus égalitaire, plus juste, même si elle crame.
Par sa nouvelle réforme des retraites, le gouvernement veut pousser les gens à travailler 2 années de plus. C’est une opération politique qui veut mettre encore plus de gens au pas, sinon : précarité. Et, en même temps, faire des cadeaux aux plus fortunés, aux patrons, et tous ceux qui se sont enrichis à outrance, notamment depuis le covid. Se battre contre cette société inégalitaire, ça nous concerne, évidemment. Peut-être nous plus que quiconque.

On se lève et on se casse

Depuis plusieurs semaines, nous nous mobilisons contre le projet injuste et injustifié de réforme des retraites. Nous avons multiplié les actions pour sensibiliser les étudiant.e.s de notre campus à cette énième attaque du gouvernement à nos droits et acquis sociaux.

Après des semaines de rencontre de nos camarades étudiant.e.s, par de la distribution d’information à l’entrée du campus, par des interventions en salles de cours, par des repas solidaires, et des assemblées générales jusqu’à 350 participant.e.s, nous considérons que nous avons fait le travail nécessaire. Lutter contre la fabrique de la désinformation menée par les médias mainstream et les réseaux sociaux n’est pas une mince affaire. Nous n’avons pas les moyens de nos adversaires, mais nous avons notre détermination.

Nous étions déterminé.e.s dans les manifestations du 19 et 31 janvier, du 7 et 11 février, où les cortèges jeunes gagnent à chaque fois un peu plus en nombre et en énergie. Nous étions déterminé.e.s en essayant de bloquer Lille 2 ce 7 février, au petit matin. Nous l’étions autant, ce 13 février, en tentant d’occuper l’amphi F. Pour nous, le blocage comme l’occupation sont des moyens de montrer qu’on existe, de perturber le quotidien trop lisse que veulent ceux qui prétendent nous gouverner, c’est un moyen de montrer que s’ils restent sourds face à la colère des 2,8 millions de gens qui se mobilisent en France, l’expression de notre rage commencera à perturber l’ordre des choses plus sérieusement. Car eux ne se dérangent pas pour perturber la société malgré une opposition de la majorité de la population, qui se dit contre cette réforme. Malgré la précarité grandissante dans le pays.

La semaine dernière l’Assemblée a voté contre les repas à 1€ au CROUS, à 1 voix près. Quand on sait que la fortune des 42 milliardaires français.e.s a augmenté de 200 milliards depuis le covid... on se sent juste méprisé.e.s.

Ils nous répriment, mais nous restons debout

Leur mépris s’accompagne d’attaques policières, pour empêcher les blocages revendicatifs, comme c’était le cas au lycée Faidherbe, à Sciences Po Lille ou à Lille 2 ce mardi 7 février matin. Les flics sont arrivés avant même l’heure des premiers cours pour dégager les entrées, et nous avec. Plusieurs étudiant.e.s ont été jeté.e.s au sol, ce n’est pas comme ça qu’on se sent considéré.e.s et respecté.e.s dans nos revendications. Jean-Gabriel Contamin, doyen de Lille 2, a dit qu’il n’était pas responsable de cette intervention. Est-ce alors la responsabilité de Régis Bordet, président de l’Université de Lille, ou la police est-elle assez autonome pour agir d’elle-même sur des manifestations revendicatives qui ne sont pas sur la voie publique ? Nous souhaitons des réponses.

Jeudi 9 février, nous avons obtenu en conseil d’administration la banalisation des cours en jour de grève pour, notamment, ne pas pénaliser les étudiant.e.s boursier.e.s et qu’aucun examen ne soit organisé ces jours-là. Mais nous avons aussi appris que les agents de sécurité de Lille 2 avaient fermé toutes les salles de TD et amphis, dans la crainte que des étudiant.e.s s’approprient leur lieu d’étude hors du cadre imposé. Ceci s’ajoute à la fermeture de la salle de coworking depuis janvier, salle que nous avions réquisitionné pour en faire un espace de mobilisation et de discussion. On dirait que la direction ne veut pas qu’il y ait de politique. Quelle ironie, et surtout quel dommage, dans une faculté de sciences politiques, juridiques et sociales.

Lundi 13 février, nous avons décidé d’occuper l’amphi F vers 18h15. Le doyen a essayé de négocier avec nous, alors que son recours aux forces de l’ordre semble non-négociable. Et c’est à 22h30 que les flics ont commencé à se poster devant la porte qu’on n’avait pas bloquée. Ils sont entrés pour nous prendre en photo ou nous filmer, et très certainement nous ficher, puis, vers 23h, ont décidé de nous déloger. D’un bloc, nous sommes sorti.e.s en restant uni.e.s par l’escalier arrière. L’un de nous a tout de même été attrapé, violenté, gazé, puis contrôlé par la police, sans motif apparent. Nous avons dû crier pour les pousser à le libérer. Plusieurs d’entre nous sont encore choqué.e.s par un déchaînement si soudain de violence. Mais nous ne baissons toujours pas les bras.

Nous dénonçons cette répression systématique, dans la fac ou dans la rue, qui cherche surtout à étouffer notre colère. Nous dénonçons que la présidence préfère une fac remplie d’étudiant.e.s dociles plutôt que de débats et d’ambitions progressistes. Mais notre détermination n’est absolument pas entachée, et nous continuerons de nous mobiliser, sur tous les campus, autant qu’il sera nécessaire pour que le gouvernement retire cette réforme des retraites, et tout le reste. Pour nous, il s’agit de se battre pour une vie digne. Alors nous sommes là. L’université est à nous, à nous de la faire vivre et de l’habiter.

Aujourd’hui, nous demandons :

- Le retrait des réformes des retraites, de l’assurance chômage, des lycées professionnels, de la loi « immigration », du RSA sous conditions et du Contrat d’engagement jeune
- La retraite à 60 ans, et le retour au 37,5 annuités de cotisation et la prise en compte de la pénibilité du travail
- L’indexation des salaires, des bourses et minimas sociaux sur l’inflation
- Le retrait de Parcoursup, de « Bienvenue en France », de « Mon master »
- Des repas à 1€ dans restaurants universitaires, sans conditions
- Plus de moyens pour les universités et pour les services publics (pas pour les policiers ou l’armée)

Et plus spécifiquement, à l’Université de Lille, nous voulons :
- Que la présidence se positionne publiquement en faveur ou contre la réforme des retraites
- Plus d’embauches en CDI parmi le personnel et une paye des vacataires sans délai, et des heures supplémentaires des agents de sécurité
- Une salle centrale sur chaque campus pour que les étudiant.e.s mobilisé.e.s puissent s’organiser et débattre
- La fin des interventions policières sur les campus
- La fin des contrôles de « sécurité » à l’entrée du campus Moulins
- La fin des invitations dans nos locaux des grandes fortunes qui défiscalisent à outrance et qui profitent des crises économiques pour s’enrichir avec l’argent public (ex : Bernard Arnault)

Instagram : @lille2_enlutte
Twitter : @lille2OQP


envoyé le 25 février 2023 Alerter le collectif de modération à propos de la publication de cet article. Imprimer l'article
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