" [...] Nous ne sommes plus dans un régime de démocratie libérale. Non pas que c’était un régime émancipateur, loin s’en faut, mais ce n’est pas la même chose qu’une dictature. Nous ne sommes plus dans un régime de démocratie libérale, mais nous ne savons pas encore tout à fait dans quoi nous sommes embarqué-es. N’importe qui se confrontant au pouvoir par conviction ou de par sa condition, comme les exilé-es, en fait l’expérience quotidienne. Pour les autres, on peut certes très bien continuer sa vie et ne pas se rendre compte de ces changements rapides ; aller bosser comme si de rien n’était, consommer quand on le peut et fermer sa gueule. « On vit tranquille dans les cachots », comme disait l’autre. Comme d’habitude, la brutalité s’abat d’abord sur les personnes marginalisées. Qui se soucie réellement des exilé-es, des RSAstes, des gosses de banlieue, des anarchistes ? Peu de monde. On peut fermer les yeux et faire comme si de rien n’était. Cela s’étend ensuite aux mouvements sociaux, qu’on réprime avec vigueur. Et puis ça se déploie peu à peu toujours plus loin. Jusqu’à ce qu’il ne reste plus personne pour réagir. [...]"
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