KANAKY-NOUVELLE CALÉDONIE :LE PIÈGE COLONIAL DE BOUGIVAL
TABLE RONDE AVEC :
BRENDA WANABO-IPEZE, militante indépendantiste kanak
BENOÎT GODIN, journaliste et documentariste
Vente de livres
Petite restauration (en liquide uniquement)
Samedi 04 avril à 15 heures
à la Maison de l’Ecologie Régionale, le Moulin de Wazemmes, 30 rue des Meuniers à Lille.
Le 13 mai 2024 en Kanaky-Nouvelle Calédonie, la jeunesse kanak très discriminée est entrée en révolte contre une réforme constitutionnelle du règlement électoral. Ce projet visait à effacer encore un peu plus le poids politique des populations autochtones, dont le droit à l’autodétermination est pourtant reconnu par l’ONU. Lors de la répression de ces émeutes, des dizaines de kanak ont été déportés dans les prisons métropolitaines et une quinzaine de personnes ont été tuées, en majorité des kanak abattus par la police ou par des colons !
Cette terrible répression s’inscrit dans un continuum colonial qui dure depuis la prise de possession de l’île en 1853 par Napoléon III. Malgré une colonisation de peuplement et un régime ultra-violent, la population kanak s’est organisée en un fort mouvement indépendantiste à partir des années 60, donnant lieu aux accords de Nouméa puis de Matignon en 1988 et 1998. Ce processus négocié devait aboutir sur trois référendums successifs, dont le dernier en 2021 n’a pas été respecté par le gouvernement de Macron, en pleine crise Covid, sans l’accord ni la participation du peuple kanak.
Depuis la fin des violences, l’état français a repris son offensive coloniale, en annonçant notamment la signature de l’accord de Bougival (et son complément dit Élysée-Oudinot). Un passage en force qui se fait sans le FLNKS, principale force indépendantiste du pays, qui rejette l’accord. Loin de l’attention médiatique française, ce texte prévoit pourtant une nouvelle révision du corps électoral. Par ailleurs, l’accord dans son ensemble vise à neutraliser le projet d’indépendance auquel aspire une large partie de la population de la Kanaky-Nouvelle-Calédonie.
Entre enjeux économiques autour des réserves de nickel de l’île et enjeux géopolitiques de par la présence militaire dans le Pacifique, pourquoi la France tient elle autant à conserver sa mainmise sur la Kanaky ?
Comment s’y prend t-elle ? Quelles sont les conséquences sociales de ce maintien colonial ?
Pour y faire face, quelles mobilisations populaires anticoloniales sont possibles, en France et en Kanaky-Nouvelle-Calédonie ?
Pour tenter de répondre à toutes ces questions, le Collectif Solidarité Kanaky 59 vous invite à venir assister à une table ronde, en présence d’un journaliste spécialisé et d’une militante indépendantiste kanak !
ORGANISÉ PAR LE COLLECTIF SOLIDARITÉ KANAKY 59
solidaritekanaky59@proton.me
Instagram : @solidaritekanaky59
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